Le blog fête ses 13 ans ! Il est temps pour moi de le faire évoluer et le rendre plus en phase avec ce que je suis devenu. Du traileur, à l’aventurier, en passant par le littéraire, 2025 marquera un tournant. Cela n’est pas non plus une rupture totale, simplement l’affirmation de ce que je suis devenu, transformé par 13 ans d’aventure. Vous venez ? Je vous invite avec moi dans une rétrospective de ces 13 années fabuleuses et je vous présente le futur des Sentiers du Phoenix.
13 ans d’aventure : un nouveau départ, une nouvelle identité
Renaître de ses cendres !
Aujourd’hui est un jour particulier, c’est mon anniversaire. J’avais envie de profiter de cette journée spéciale pour vous annoncer deux choses. La première est, comme vous l’avez remarqué, le nouveau logo des “Sentiers du Phoenix”. La seconde est une nouvelle ligne éditoriale, plus large, plus variée, plus proche de mes nouvelles passions. Qu’est-ce que cela signifie pour vous ? En soi, pas grand chose. Le blog est et restera “mon feu de camp permanent”, un endroit où je vous partage mes voyages, mes expériences, mes conseils.
Cependant, le blog va se transformer au fil des prochains mois. Après 13 ans à tenir les “Sentiers du Phoenix”, j’ai besoin d’évoluer, de me réinventer afin de conserver la flamme. Ce n’est pas la première fois que je ressens l’envie d’évoluer. Ainsi, en 2016, après 4 années consacrées au Trail running, j’avais décidé d’explorer de nouveaux horizons. Le blog avait alors glissé vers le voyage et surtout l’aventure.
Aujourd’hui, je peine de plus en plus à me retrouver sur les réseaux sociaux. Je ne me retrouve pas dans leur manque d’authenticité et leur recherche désespérée (et illusoire) de la perfection. Chaque jour qui passe, je me déconnecte un peu plus de leurs diktats algorithmiques qui contraignent mon expression. Je suis un homme de lettre, d’image, de réflexion et d’exploration. J’aime les articles fleuves, les reportages photos et le lyrisme. Tout l’opposé de ce que “veulent” les réseaux sociaux qui privilégient le contenu vidéo, rapide, léger mais périssable.

Tourner la page, en écrire une nouvelle
Mais avant d’aborder le futur, j’avais envie de faire une petite rétrospective des 13 années de cette folle aventure, en sélectionnant les 13 expériences les plus marquantes à mes yeux. Le choix fut cornélien car, à côté de ces aventures, il y a eu aussi une multitude de moments riches, ressourçants et inspirants. Néanmoins, je me rends compte que avoir le choix est un sacré luxe. Ce luxe, je ne l’aurais jamais eu sans vous qui me suivez depuis tout ce temps. Je souhaite donc vous remercier du fond du coeur pour avoir permis à ce blog, à ces aventures d’exister. Loin de moi l’idée de tomber dans le “c’était mieux avant”.
En effet, à l’heure où l’on a tendance à se comparer, l’écriture de cet article m’a permis de prendre conscience de la chance inouïe que j’ai eu de vivre toutes ces aventures.
Cela m’a également permis de replacer ces instants dans une chronologie. À vivre constamment dans l’immédiateté et dans une course à la nouveauté, on n’oublie que les aventures les plus riches peuvent s’espacer dans le temps. Cela leur confère sans doute leur juste valeur. Attendre, préparer, fantasmer son aventure pendant des mois, des années est une manière de lui conférer une richesse avant même de la vivre. Puis vient l’aventure, ses éblouissements, ses doutes, ses peurs. Enfin, vient un moment sacré pour moi : le temps de l’écriture. Plus que tout autre média, je trouve dans l’écriture le moyen d’apporter l’écho parfait à ces instants uniques.

13 aventures qui ont changé ma vie
1. OCC by UTMB (2015)
Lorsque je commence le blog en décembre 2012, je le vois comme un “simple” carnet de courses. J’y collationne mes courses, mes entraînements, mes états d’âme. Bref, j’y fais état de mon évolution. Ayant commencé la course à pied au milieu de l’année 2012, il me faudra attendre 2 ans et demi avant de pouvoir me frotter à une des courses du monument qu’est déjà, à l’époque, l’UTMB. Ainsi durant ces années, j’accumule les points et m’inscrit en 2015 à l’OCC, la plus petite des courses de l’UTMB. Avec ses 53km et ses 3300D+, c’est la première fois que je m’aligne sur une course de montagne.
Sans le savoir, cette course allait ouvrir un sentiment discret mais puissant en moi : le besoin d’Aventure. À cette époque, j’ai encore besoin d’une aventure balisée, cadrée et sécurisée mais la brèche est ouverte. Même si la course eut son lot de surprises, j’ai passé une journée de rêve en montagne. Subissant la perte de mes flasques à partir de Vallorcine, j’ai vécu le calvaire jusqu’à La Flégère avant de ressusciter lors de la descente vers Chamonix. J’ai encore des frissons à repenser aux derniers mètres au cœur de la ville et de la foule. Ce moment précis restera à jamais gravé dans ma mémoire.




2. Bouillonnante (2016)
Après l’OCC, je me sens pousser des ailes. En même temps, j’apprends énormément. J’adapte mon matériel en passant de Salomon à Hoka, plus confortables pour les courses de montagne. Pour 2016, j’arrête un programme de courses complètement dingue. En effet, j’envisage d’enchaîner le Marathon du Mont Blanc, la Tromsø Skyrace, la Matterhorn Ultraks et le Trail du Hérou durant l’été. Pour se faire, j’augmente mon kilométrages et le travail en côte dès la fin de 2015. J’arrive ainsi au début du printemps sur la ligne de départ du monument du trail belge à cette époque : la Bouillonnante.
Après avoir couru le 25km en 2013, le 56Km en 2014 et 2015, je m’aligne en 2016 sur le 75km et 3600D+. Malgré une météo plus que capricieuse, je passe une journée folle sur les sentiers de la vallée de la Semois. A écrire ces lignes, je ne peux que pleurer la disparition de cette course mythique. Ce n’était pas qu’un tracé, c’était l’esprit des pionniers qui soufflait dans la cour du château-fort de Bouillon. Ce trail était fait par des passionnés pour des passionnés et ça se sentait. Courir la Bouillonnante, c’était vivre une aventure en famille. J’assume cette réflexion un peu “vieux con” mais c’est un esprit qui se perd !




3. Tromsø Skyrace (2016)
L’été 2016 s’annonce montagneux. Depuis 2015, la montagne m’appelle. Je passe pas mal de jours à Chamonix ou dans les Ecrins. J’y fait d’ailleurs une première initiation en alpinisme en 2015 en gravissant la Roche Faurio en face de la Barre et du Dôme du Goûter. En 2016, je réitère l’expérience en faisant l’ascension du Grand Paradis. J’enchaîne directement avec des vacances dans les Lofoten où j’ai prévu de participer à “la course de Kilian Jornet” : la Tromso Skyrace.
Cette course n’existe plus aujourd’hui. Pourtant, ‘était à mes yeux, l’un des monuments du Skyrunning mondial. J’ai toujours préféré le Skyrunning au trail conventionnel. Je trouve que courir sur des arêtes effilées relève davantage de l’art que du sport. Il y a quelques choses de pur dans cette manière d’aborder la montagne. Cette course est tout simplement mon meilleur souvenir de course à pied. J’avais les jambes, le mental et je fais sans doute l’un de mes meilleurs temps en montagne. Puis, se faire accueillir par Emelie Forsberg et Kilian Jornet à son arrivée n’a pas de prix.


4. Ascension du Mont Blanc (2017)
L’année 2017 marque un tournant. En effet, cela fait un an que je réoriente progressivement le blog vers l’aventure au sens large. Parallèlement, cette année voit aussi le développement des collaborations des destinations avec les blogueurs. 2017 est sans doute l’année où j’ai le plus voyagé. J’ai démarré l’année en allant rendre visite à des amis en Suède, j’ai enchaîné avec ma première invitation aux îles Féroé. L’été, j’enchaine avec l’Ecosse, les Dolomites et enfin la Bavière. Pourtant, j’ai décidé de ne retenir qu’une chose de cette année : mon ascension du Mont Blanc.
Cette expérience permise grâce à l’agence RP Mindshake (aujourd’hui Higher) est tout simplement un rêve qui se réalise. J’ai eu la chance de vivre pendant une semaine au coeur des montagnes pour tenter l’ascension du Mont Blanc. Après une ascension de la Bérengère en mode acclimatation, nous nous attaquons au plus haut sommet des Alpes avec succès. Nous faisons le sommet le premier jour et arrivons seuls au sommet. Je n’oublierai jamais ce moment où les larmes ont coulé pendant de longues minutes tant le spectacle était incroyable.


5. Bivouac et packraft dans les Lofoten (2018)
En 2018, après un hiver à avoir arpenter l’Ardenne en trail ou en rando avec bivouac, j’ai la chance de faire une première rando itinérante avec mon cheval en Forêt de Saint-Hubert. Je fête également les 60ans de mon papa dans les Alpes où l’on grimpe le col du Galibier. Le lendemain, je réaliserai une des plus belles randonnées dans les Alpes que j’ai pû faire.
Puis, c’est le grand départ ! Je rêvais de ce projet depuis des années : partir un mois en Scandinavie. Il est maintenant venu le temps de le réaliser. Durant ce mois, j’irai jusqu’à la Trolltunga, pagayerai jusqu’à un glacier, marcherai sur un autre. Bref, je passerai 5 jours hors du temps dans la région des Fjords de Norvège. Avant de rejoindre la Finlande et de descendre l’Oulanka en packraft et parcourir les parcs nationaux finlandais, je rejoindrai les magnifiques Lofoten.
Là, durant une semaine, j’ai eu la chance de gravir le plus haut sommet des îles avec mon ami Quentin. J’ai aussi vécu deux microaventures que je n’ai pas réussi à départager. La première est complètement inattendue. En effet, alors que nous partons en packraft du petit village de Reine pour rejoindre une plage secrète, nous rencontrons des orques au milieu du fjord. Je vous jure que ce moment fut à la fois effrayant et magnifique. Le lendemain, non rassasié de ces paysages, nous passons la nuit sur un sommet surplombant le Reinefjord et passons un bivouac sous le soleil de minuit qui fut extrêmement inspirante pour moi.





6. Descente de la rivière Ivalojoki en Finlande (2019)
Ce voyage d’un mois en Scandinavie ne m’aura pas laissé indifférent. En effet, il renforce une conviction profonde : je préfère m’immerger plusieurs jours dans la nature que de papillonner en roadtrip. Je décide de ralentir et profite de l’hiver 2019 pour retourner voir mon ami Quentin qui est désormais établi à Tromsø. Je teste le hors piste en chien de traineau, je gravis le Tromsdalstinden que j’avais atteint lors de la Tromsø Skyrace et j’explore les environs. Désormais, une conviction profonde se présente à moi. J’ai envie de pousser le curseur de l’aventure un cran plus loin. Je décide d’organiser ma première expédition : descendre l’Ivalojoki en packraft au coeur de la Laponie finlandaise.
Cette expédition, je la réalise avec Vincent et Valentin. Elle sera sauvage, engagée et la plus simple possible. On se retrouve alors en septembre 2019 aux portes d’une des zones les plus sauvages de Finlande (et d’Europe). Il n’y a pas de sentiers, pas de balisages, rien. Il n’y a que nous et l’immensité. On s’y enfonce carte et boussole à la main pour rejoindre la rivière Ivalojoki qu’on redescendra en packraft. Cette petite expédition de quelques jours a renforcé ma conception du voyage : de l’itinérance, la plus simple possible avec un isolement maximal. Lorsqu’on accoste, je suis certain d’une chose : il y en aura d’autres. Nous en profiterons d’ailleurs dans la foulée pour aller bivouaquer au pied d’un glacier et sous les aurores boréales.


7. Bivouac et descente de l’Ourthe en hiver (2021)
Après trois années assez intenses, je décide de lever le pieds pour 2020. Ironie de l’histoire, le Covid s’invitera et imposera la tendance que je souhaitais incliner à ma ligne éditoriale : plus de microaventures. J’en faisais déjà longuement la promotion depuis quelques années mais cela va devenir l’un des axes de ce blog. Début 2020, j’effectue un dernier voyage à Tromsø. J’y guide un groupe et j’en profite pour découvrir deux magnifiques cabanes, dans les Alpes de Lyngen et sur l’île de Senja. A mon retour, j’entame une longue traversée du désert au niveau personnel.
Entre les confinements, j’arrive à placer un voyage en van en Bretagne mais ce sont surtout les escapades en Ardenne qui m’offrent des bouffées d’air frais. Entre une descente de l’Ourthe, un crépuscule sur le lac de Nisramont ou encore une rando-bivouac et packraft sur la Semois, l’année 2020 s’écoule lentement. Puis en janvier 2021, j’effectue une rando-bivouac et packraft sur l’Ourthe. Elle sera magique. Il fait un froid mordant et je vais vivre la plus belle aventure depuis l’Ivalojoki en 2019 : deux jours déconnectés du monde au cœur de l’Ardenne enneigée et sur l’Ourthe brumeuse. Je revis, je me rebooste.


8. Canoë Trip avec Floki (2021)
Début 2021, un petit monstre à poil est venu chamboulé ma vie. Son nom ? Floki. Après quelques balades en Ardenne, je l’ai embarqué avec moi en Suède pour une semaine de canoë. C’était une expérience mémorable. Avec Floki et Suzanne, nous avons arpenté les lacs du sud de la Suède, nous avons bivouaqué, nous avons profité du silence et de la folie de ce petit chien de 6 mois qui était autant avide que nous de découvrir la prochaine île, le prochain rivage où nous allions planter la tente.
C’était la première fois que je voyageais avec un chien. C’est une source de bonheur immense mais aussi beaucoup de stress. En effet, Floki a un instinct de chasse très développé. Du coup, il fallait systématiquement rechercher des lieux où il pourrait évoluer en liberté. Quoi de mieux que les îles disséminées sur les lacs ? Dès lors, chaque jour, nous partions en quête d’une île isolée pour planter la tente et laisser à Floki le temps de jouer. J’ai pu profiter de longs crépuscules et de la langueur de l’aube avec lui. J’ai hâte de repartir à l’aventure avec lui.


9. Descente de la rivière Kaïtum en Laponie suédoise (2021)
Depuis mon retour de l’Ivalojoki, je n’ai qu’une envie : repartir en expédition. Le Covid compliquera les choses. Pourtant, en 2021, les planètes s’alignent et j’arrive à rassembler une bande de 3 potes assez fous pour me suivre. L’idée ? Marcher le long du Kungsleden en Laponie suédoise pour rejoindre la rivière Kaïtum. J’avais entendu parler de cette rivière par des belges qui l’avaient faites quelques années aupravant. Je trace le parcours, je briefe mes camarades au packraft. Certains n’en n’ont jamais fait ! Cela sera le baptême du feu.
En septembre 2021, les frontières sont ouvertes. Nous nous envolons donc vers Kiruna puis Abisko avec 30km de matériel sur le dos. Cette aventure a l’air trop folle, il faut que je l’immortalise en photo et vidéo. Elle ne nous décevra pas. La météo fut dantesque, grandiose, théâtrale. Nos corps ont souffert. Nous avons eu froid, nous avons été trempés mais nous avons vécu une aventure inoubliable. Elle restera à jamais gravée dans nos mémoires. Ce fut sans doute l’aventure la plus engagée et la plus physique que j’ai pu faire. Elle représente ce à quoi j’aspire en ce monde.


10. Bivouac hivernal à la Trolltunga en Norvège (2022)
Dès le retour de la Kaïtum, nous avons l’appel de l’aventure instantané. Ainsi en mars 2022, avec la même troupe, nous décidons de partir en Norvège au départ de Bergen. J’avais repéré une cabane perchée au dessus d’un fjord. Elle sera notre premier objectif. Partis dans le blizzard, nous passerons la nuit sans y voir plus loin que nos pas. Au petit matin, le ciel se déchire et nous permet de contempler un spectacle unique : une perspective unique sur le fjord depuis la cabane. Le lendemain, nous prenons la direction du Nærøyfjord. Là, nous profiterons de deux jours de beaux pour explorer le fjord en packraft. Entre bivouac au bord de l’eau et navigation à travers les glaces, cette nouvelle aventure nous laissera à tous des souvenirs impérissables.
Après une journée de repos, et après avoir longuement étudié la météo, je décide d’emmener mes camarades à la Trolltunga. J’avais déjà eu l’occasion de m’y rendre en été en 2018 mais le monde présent ne m’avait pas permis de vivre une bonne expérience. Ici nous sommes en mars, les températures largement négatives, j’aspire à ce que cette aventure efface les désagréments de la précédente. Ce fut le cas. Arrivés à la Trolltunga en fin de journée, nous sommes complètement seuls. Le coucher de soleil sera mémorable et les moments passés sur ce bout de roche suspendu dans le vide deviendra l’un de mes souvenirs les plus marquants.


11. Gran Trail de Courmayeur (2023)
L’année 2022 fut, à bien des égards, une excellente année avec de nombreuses aventures : le sentier du Laugavegur en Islande, du packraft sur la Soča en Slovénie ou quelques microaventures en Ardenne. En 2023, j’entreprends sans doute la plus grande aventure de ma vie : la construction de ma maison. Les expéditions sont plus compliquées. Je passe une grande partie de l’année à y travailler. Pourtant, je voulais me prouver que je pouvais refaire une course en montagne sans réel entraînement. Je m’aligne donc sur le 50km du Gran Trail de Courmayeur.
Je n’avais plus couru en montagne depuis la Matterhorn Ultraks en 2016. 7 longues années durant lesquelles j’ai pas mal galéré à retrouver la motivation des premiers jours. Pourtant en ce mois de juillet 2023, je suis dans les montagnes du Val d’Aoste pour en découdre. Quelle claque ! Non seulement la course est magnifique mais c’est la première fois que je peux contempler le massif du Mont Blanc côté italien. Je pense que les larmes n’ont jamais aussi vite coulé que sur cette course. La météo est parfaite et la vue sur ces montagnes est tout simplement époustouflant. Je m’étais fixé un objectif de moins de 10h pour boucler cette course sans entraînement spécifique. Je mets 9h59. Véridique !


12. Packraft et bivouac au pied du plus grand glacier d’Europe en Norvège (2023)
Après le Gran Trail de Courmayeur, je prolonge de quelques jours de l’autre côté du massif, à Chamonix. Avec Gaëtan et Fred, nous passons la nuit en bivouac au lac des Chéserys. C’est une magnifique manière de clôturer cette incursion dans les Alpes avant de retourner travailler à la maison pour le reste de l’été. Pourtant, l’appel de l’aventure est plus fort que tout et, en septembre, je file en Norvège (encore) pour 3 microaventures. L’objectif est simple, mes camarades et moi, avons besoin de déconnecter. Du coup, après une nuit en cabane et avant d’aller observer les boeufs musqués, je les emmènes au bord du Styggevatnet pour approcher le plus grand glacier d’Europe continentale en packraft.
J’avais déjà eu la chance de m’y rendre lors de mon grand roadtrip en 2018 mais je n’y avais pas passé la nuit. Ici, profitant de l’automne, nous rejoignons le front glaciaire en packraft. Nous plantons le lavvu face à ce spectacle. La soirée fut tout en contemplation entre les myrtilles rouges d’automne, le glacier infini et le craquement de la glace. C’était simple, reposant et surtout ressourçant. Après une nuit dans ce paysage d’un autre temps, nous traversons au pieds du front glaciaire pour rejoindre l’autre côté du lac, nous enfilons les crampons et faisons une incursion dans ce monde de glace à perte de vue. Le ciel s’obscurcit il sera temps de quitter cet environnement aussi hostile que magnifique pour une dernière aventure : observer les boeufs musqués dans le Dovrefjell.


13. Le King’s Trail : 5 jours en ski pulka sur le Kungsleden
L’année 2024 ne sera pas en reste niveau aventure mais il a fallu choisir. Et bien que j’ai eu la chance de vivre quelques jours de cheval au Maroc et une magnifique descente de la Vjosa entre Grèce et Albanie, j’ai préféré sélectionné la première aventure de 2025 : parcourir le Kungsleden en ski pulka. Cette aventure avait une saveur particulière. Presque 4 ans après notre expédition sur la Kaïtum, Gaëtan et moi revenons sur le Kungsleden, en plein hiver cette fois-ci. L’ambiance est différente et l’aventure l’est tout autant.
Cela faisait plusieurs années que j’avais cette idée en tête. Travelbase, avec qui je collabore epuis 4 ans, l’a fait. C’était une occasion parfaite de mettre le pieds dans une aventure polaire, de gérer les skis, la pulka et le froid. J’avais déjà l’habitude de ce dernier mais pas en itinérance. Alors profitant de cette occasion, j’ai pris ma tente afin de dormir quelques nuits dehors et valider mon matériel. Ce voyage est proposé avec des nuits en refuge. C’était donc une occasion rêvée de me tester et d’avoir un backup en cas de problème. Je dois bien vous avouer que dormir dehors a rendu cette aventure encore plus particulière.


Le Phoenix, renaît de ses cendres
Une nouvelle identité visuelle
Comme vous l’avez remarqué, l’identité visuelle des Sentiers du Phoenix a changé. Le précédent changement datait de 2016, voilà presque 10 ans. Comme je vous expliquais à l’entame de cet article, j’ai besoin de changement. J’ai besoin de matérialiser les changements provoqués par 13 ans d’aventure. Cette nouvelle identité, je l’ai voulue simple mais symbolique.
- Couleur : Le choix du noir et blanc est un choix de raison. En effet, il est plus facile à décliner en fonction des différents supports. Le logo précédent était parfois un casse-tête graphique. Le noir & blanc reflète aussi la simplicité, l’authenticité et l’ascèse qu’impose l’aventure.
- Logo : Même si les tendances vont aux logos typographiques, j’ai souhaité gardé un logo pictural “traditionnel” pour conserver une filiation avec le précédent. Il incarne la simplicité d’une trace de ski dans la neige, d’une piste d’animal voire d’une peinture rupestre. Cette symbolique ancre l’identité dans la nature, brute et immémoriale. Elle incarne aussi le côté sauvage, préhistorique et “simple” de l’homme face aux éléments. Ce logo, je le vois comme l’incarnation de l’aventure, de l’humilité face aux éléments et la simplicité du déplacement non motorisé.


Une nouvelle ligne éditoriale
Parallèlement à ce nouveau logo, il y aura également au cours des prochains mois une évolution de la ligne éditoriale. En substance, que cela signifie-t-il ? La lame de fonds du blog est et restera l’aventure, l’outdoor et les expéditions. L’authenticité étant une valeur importante pour moi, les récits seront toujours profondément emprunt de ce que j’ai ressenti et vécus. Pour le reste, voici les grands changements à attendre sur le blog et mes réseaux :
Le blog
- Nature & Environnement : Je développerai des articles de fond sur des enjeux de biodiversités, de conservations autant faunique que floristique. Avec la petite visibilité que j’ai, j’estime que je ne peux rester muet face à ces enjeux. Je souhaite donc apporter ma pierre à l’édifice de manière positive et non culpabilisante. Cela pourra prendre la forme d’articles de fond mais également de proposition de balade thématique afin d’aborder ces questions en étant en contact direct avec le sujet abordé.
- Outdoor Lifestyle : Vous connaissez ma passion pour la nature. Depuis plusieurs années, j’ai essayé de coller à un style de vie au plus proche d’elle en m’installant en bordure de forêt et de lande. Ces 13 dernières années m’ont également permis de peaufiner la vie que je rêvais : en contact quasi permanent avec la nature. Pourtant, la Nature n’est pas seule source d’inspiration. Les lectures, la musique et la culture ont été capitale dans la constitution de mon identité. Thoreau, Emerson, Tesson, Bass, Tolkien ont été autant inspirant que les oeuvres cinématographiques de Malick, Tarkovski et le Nouvel Hollywood ou encore la musique de Blind Guardian, Wintersun, Turisas ou encore Grima et Kauan… Bref, j’ai envie de vous parler de tout ça. Il pourrait donc y avoir des reviews de bouquins, d’albums de musique, d’expositions…
- Conseils & Tests : Bien que déjà présents actuellement sur le blog, je compte bien leur redonner une place de choix. Je sais que vous êtes demandeurs de ce type d’articles. Il y aura donc la reprise (intensive) des tests de matériels et le développement des articles de conseils.
Réseaux sociaux
- Abandon de TikTok : Malgré mes 40 000 followers sur ce réseau, j’ai décidé dquitter la plateforme. Je ne peux pas admettre le manque de transparence dont fait preuve la plateforme concernant le traitement des données. De plus, le ton et les sujets plébiscités ne correspondent pas à mes valeurs. Je n’ai ni l’envie, ni le temps de m’y contraindre. Le compte restera ouvert mais il ne sera plus alimenté.
- Facebook en sursis : Facebook est devenu le “Café des sports” virtuel. Je n’en peux plus des théories conspirationnistes, de l’ultracrépidarianisme permanent, des jugements à l’emporte pièce, de la violence gratuite, du déni climatique dont fait preuve ce réseau social. C’est sans compter sur les prises de position de Zuckenberg. Je me donne donc jusque fin 2025 afin d’évaluer si je reste où si quitte ce réseau social.
- Croire en Instagram : Il se pourrait très vraisemblablement qu’Instagram reste le seul réseau social du blog en 2026. J’y trouve (encore) un espèce de création satisfaisant (et pas trop contraignant). J’y ai une communauté bienveillante et, depuis quelques années, j’y ai trouvé un moyen de prolonger l’expérience des articles.





