Îles Féroé : Voyage aux confins des vents

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Les îles Féroé, ces îles aux confins des vents n’ont jamais laissé personne indifférente. On peine à croire que ces quelques cailloux perdus au milieu de l’Atlantique regorgent des paysages parmi les plus époustouflants sur terre. Entre océan et marée, vent et tempête, je vous emmène à la découverte de ce monde perdu où l’intensité des éléments rivalise avec la majestuosité des panoramas.


 

Vindöld,

Vargöld,

áðr veröld steypisk ;

mun engi

maðröðrum þyrma.

Temps des tempêtes,

Temps des loups,

Avant que le monde s’effondre ;

Personne

N’épargnera personne.

Snorri Sturluson, L’Edda Poétique

Îles Féroé



Sommaire



Les îles Féroé

Imaginez des rochers taillés à la hache et perdus au milieu de l’Atlantique nord. À mi-chemin entre l’Écosse et l’Islande, les 18 îles de l’archipel féringien constituent une province autonome du royaume du Danemark. Isolées pendant des siècles, elles ont conservé l’héritage et la fierté des peuples du Nord mais aussi le rigorisme du Luthéranisme.

De fait, le peuple féringien n’est sans doute pas le plus chaleureux au premier abord. Pourtant après avoir brisé la glace, il apparaît enjoué et fier, et vous guidera sur le champ au sommet de n’importe quelle montagne. Le Grindadráp, massacre rituel de globycéphales, pourrait venir assombrir le tableau. Pourtant, plutôt que de jeter l’opprobre sur les îles et des habitants, il convient de s’y rendre pour discuter avec les Féringiens et entendre que les jeunes veulent changer les choses et pour tenter de convaincre les irréductibles de cette pratique barbare. En tout cas, j’ai pu constater que le processus est en route…

Émergeant de la mer en strates basaltiques noires, les montagnes des îles Féroé sont uniques. Leur morphologie rocheuse et leurs couleurs révèlent l’origine volcanique de ces îles. Les reliefs féringiens vous font penser au Groenland ou à l’Islande ? Normal ! Géologiquement, ces îles sont issues du même ensemble volcanique de l’Atlantique Nord. Pas étonnant, dès lors, de retrouver aux îles Féroé cette atmosphère grandiose et désolée si caractéristiques des Terres du Nord.

S’élevant vers les cieux enflammés, les montagnes noires des Féroé comme des milliers d’ombres révèlent une funeste filiation avec le Mordor…

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Voyage aux confins des vents

Je trépignais d’impatience à l’idée de découvrir ces îles sorties tout droit de l’imagerie viking, de sentir la folie des éléments et de parcourir ces montagnes brutes. Je n’ai pas été déçu. Marquer physiquement et mentalement, ce voyage m’aura apporté les extrêmes sensations que je recherche… Un peu trop même.

Visiter les îles Féroé, c’est entendre les cris du vent faire écho aux épées de jadis et sentir son corps meurtri par cette simple évocation…

Perdues aux confins du monde, elles regorgent d’une nature sauvage que la météo peut rendre violente et brutale. Vent, pluie, grêle ! Njörd – le dieu du vent et de la mer dans la mythologie nordique – peut mener la vie dure au voyageur qui s’y risque. Chaque bourrasque, chaque tempête apportait son lot d’aventures au travers ces paysages. Venez, embarquez dans mon drakkar, je vous emmène à l’assaut de ces îles…

La météo confère aux paysages une forme de désolation et de magnificence totale que le passé viking ne fait qu’accentuer.

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Terre en vue !

Une voile déchirée flotte au vent. Les vagues submergent la carcasse moribonde que des hommes tentent vainement de diriger vers la côte.

Quand enfin La terre encercle le drakkar, les hommes peuvent relever la tête.

village en vue !

Frappées par la fureur de l’Océan, acérées et titanesque, les côtes déchiquetées des îles Féroé n’offrent aucune hospitalité. Pourtant dans cette muraille infranchissable, la Nature a forgé de véritables ports naturels permettant aux hommes de s’installer. Véritables enclaves paisibles quand la nature le décide, les villages féringiens offrent aux visiteurs un dépaysement total.

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Saksun

Le petit village de Saksun est sans aucun doute mon coup de cœur des îles Féroé. Blotti au fond d’une anse et protéger de l’océan par les montagnes, Saksun n’échappe pas au caractère épique des îles. L’humilité de son église et de ces quelques habitations au toit végétal contraste avec l’imposante présence des montagnes.

Seul avec le mugissement du vent, j’ai l’impression que le temps s’est figé à une époque où la clameur des héros résonnait dans la vallée. Le cors ne sonne pas depuis longtemps pourtant je peux presque en percevoir la rumeur. Saksun m’inspire, Saksun m’aspire comme les légendes d’autrefois…

Je ferme les yeux et m’imagine 1000 ans en arrière : le feu de bois embaume l’atmosphère et le brouhaha des artisans habillent le silence de son armure.

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Tjørnuvík

À quelques encablures de Saksun se trouvent un autre village particulièrement scénique, Tjørnuvík. Lorsque je le visite en fin de journée, le village est entièrement vide et quelque peu triste malgré la grandeur des lieux.

Seul le souffle du vent semble habiter le village et transporte le murmure des vagues mourant sur la plage de sable noir.

En traversant le village, je suis directement saisi par une sensation étrange ! Levant les yeux vers les faîtes, je distingue quelques yeux à travers la fenêtre qui disparaissent aussitôt découverts. L’ambiance n’est pas des plus accueillante et les montagnes noires entourant le village ne font que renforcer l’étrangeté de cette situation. Il plane dans l’atmosphère le vide et l’hostilité des frontières du monde.

Face à cette ambiance mortifère de fin d’hiver, je décide donc de gravir la montagne afin de dominer le village et observer Risin et Killingin, les deux rochers emblématiques dans leur quête désespérée. Selon la légende, Risin, la sorcière, et Killingin, le Géant, furent envoyés pour ramener les îles Féroé en Islande. Encrés dans la mer, ils semblent errer à proximité des terres de peur de retraverser l’océan.

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Gjógv

Le village de Gjógv tire son nom d’une gorge de 200 mètres de long dans laquelle les premiers habitants installèrent le port. Entièrement protégé, il constitue la force du village et permet d’accoster en sécurité sur cette côte tempétueuse. Ce village résume bien toute la force de ces îles : les plus hautes montagnes des îles Féroé dominent le village à l’Ouest tandis qu’un torrent traverse le village pour se jeter dans l’océan…

Et, comme un écrin, le port se cache de la vue pour se préserver des éléments et ne pas susciter la jalousie des Dieux.

J’aurais aimé gravir toutes ces montagnes afin d’embrasser toute la grandeur de ce paysage. Malheureusement, comme durant la moitié de mon séjour, des vents de 10 Beaufort rendaient dangereux toute ascension en altitude. C’est donc là, à Gjogv, que je me suis promis de revenir affronter le dénivelé et de me rapprocher de cette lumière divine qui baignait le village.

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Gásadalur

Gasadalur est l’un de ces points de vue qui m’a donné envie de partir dans les îles Féroé ! Ce petit village était complètement isolé jusqu’en 2005, date à laquelle un tunnel a été construit afin de relier le village à la civilisation. Auparavant, son seul accès était par hélicoptère ou à pied à travers les montagnes venteuses de l’île de Vágar.

Je ne pense pas avoir jamais vu un lieu si singulier ; même les plus grands bardes d’antan ne seraient jamais arrivés à conter la beauté et la majestuosité des lieux. La montagne, les falaises infinies et cette cascade se jetant dans la mer juste en contrebas du village résument à eux-seuls la théâtralité des paysages féringiens.

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Vers les sommets

Inspiré par mon voyage dans les Lofoten, rempli d’ardeur et de soif de découvertes, je souhaitais quitter la mer et son langoureux ressac pour gravir les montagnes et toiser les paysages. C’était ignorer que les éléments ont leurs propres règles, a fortiori au milieu de l’Atlantique.

La tempête efface toute trace de civilisation et vous confronte à sa brutalité !

Les caprices du climat est une contrainte à laquelle s’accommode tout amoureux des activités outdoor avec patience et un matériel adéquat. Mais pour la première fois, le vent est passé de contrainte à véritable ennemi. Je ne pensais pas qu’il remettrait en cause l’ascension de certains sommets.  Me laisser faire ? Jamais ! Certains paysages impitoyables méritent bien que l’on perde un peu de soi. Braver le vent, braver la tempête, voilà ce qui résume mon aventure féringienne !

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Ciel et mer – Sørvágsvatn

Sørvágsvatn, ce nom qui pourrait être issu des plus célèbres Sagas scandinaves est un lieu absolument époustouflant où la terre, la mer et le ciel jouent avec leurs limites pour se jouer de notre perception. Pourtant en longeant le lac, rien ne laisse présager du spectacle qui nous attend. Le silence des berges et l’assourdissant brouillard tombant extrait ma marche de toute temporalité.

Évoluant le long des cairns, vestiges des rôdeurs séculaires, le voyageur s’avance, ignorant, vers les limites du monde.

Le terrain s’élève, le cœur accélère, l’air marin s’intensifie. Un frisson me parcoure tout le corps lorsque j’atteins le sommet et contemple l’horizon infini de l’océan. La verticalité des falaises me plonge corps et âme à la frontière du monde. Prenant conscience de cela, je ne peux que contempler avec effroi la beauté vertigineuse de ces côtes et, au dessus, ce lac en lévitation au dessus de l’océan.

Îles Féroé

Randonnée :
Point de départ : sur la route entre l’aéroport de Vágar et , parking en contrebas de la route.
Parcours : Aller-Retour (8km) – sentier le long de la berge et puis vers le sommet balisé avec des cairns.

Point culminant – Slættaratindur (880m)

Malgré une météo incertaine et un vent violent (8 à 10 Beaufort), j’ai réussi à trouver une fenêtre météo durant mon séjour pour me lancer à l’assaut du point culminant des îles Féroé. Démarrant d’un col à 370m d’altitude, l’ascension n’est pas difficile en soi et pourra être réalisée en famille par beau temps. Seule la dernière partie est plus aérienne et nécessite de la prudence.

Je suis au matin de mon 2e jour dans les îles Féroé. Il fait couvert mais sec. Les 500 derniers mètres de dénivelé positif démarrent dans une pente herbeuse qui se verticalise progressivement jusqu’à atteindre un ressaut. Après quelques dizaine de mètres d’ascension, je sens déjà le vent forcir. Vif et perçant, mes jouent brûlent. Il gèle. Je me retourne et aperçois au loin une horde de nuages fonçant sur moi et ma compagne comme une horde d’esprits maléfiques.

Totalement enveloppé dans cette nuée glacée, la grêle martèle vêtements, sacs et giflent mon visage déjà meurtri par le froid.

Îles Féroé

Totalement perdu dans les nuages, je continue d’évoluer sur ce sentier en balcon. Arrivé à une terrasse que je pense être le sommet, la neige fait son apparition, tapissant le sol. Terre et ciel se confondent alors totalement rendant la progression potentiellement dangereuse. M’orientant à l’aide de mon GPS, je constate que le sommet est encore quelques dizaines de mètres plus haut. Je vous conseille de ne pas réaliser cette randonnée par mauvais temps si vous ne disposez pas de traces GPS.

J’avance prudemment entre névés et rochers mais je ne distingue pas de sentier. Je me lance alors à l’aveugle dans une ascension finale un peu aérienne et très clairement dangereuse. Je dois tailler des marches dans la neige verglacée pour passer d’un rocher à l’autre. Je vous avoue que, à refaire, j’éviterais totalement ce petit instant « tête brûlée » car, sans crampon, l’avancée était vraiment scabreuse. Je le déconseille à quiconque.

Les derniers mètres se font à travers la roche et demandent un peu d’équilibre pour trouver les prises. Puis, j’arrive au sommet. Il est complètement englouti dans les nuages. On n’y voit rien. L’amertume me monte rapidement en bouche. Prendre autant de risque pour finalement ne rien pouvoir contempler est l’épitomé de la frustration !

Je patiente de longues minutes. Le vent souffle très fort désormais. Je me convaincs que de fugaces éclaircies pourraient faire leur apparition. Avec l’arrivée des nuages, la température a, de son côté, drastiquement chuté. Il ne doit pas faire plus de 0°. Je saute sur place pour me maintenir au chaud. Puis, en un instant, je ressens la chaleur du soleil à travers les nuages qui deviennent de plus en plus lumineux.

Une ligne d’horizon. Des Sommets. L’opaque voile nuageux se désintègrent et révèlent un paysage entre fjords et sommets. Magique !

Îles Féroé

L’instant est aussi rapide qu’impromptu. Je profite des multiples variations de lumières qui donnent aux montagnes un reflet d’or et de cuivre. C’est tout simplement magique. En une fraction de seconde, je prends conscience de la réelle dimension des îles Féroé. J’essaie de m’imaginer ce que les premiers hommes sur ces terres ont bien pu penser de ce paysage à la fois terriblement menaçant et dangereusement attirant. Il fallait bien être viking pour s’y installer… Déjà, les nuages m’ont replongé dans leur opaque prison monochrome.

Randonnée :
Point de départ : sur la route entre Eiði et funningur.
Parcours : Aller-Retour (5km – 522 D+) – Derniers mètres pouvant être dangereux
ATTENTION : avec le brouillard, cette randonnée peut vite devenir très dangereuse. Renseignez-vous sur les conditions météo avant de vous y engager.

Îles Féroé


Pris dans la tempête

Le vent souffle à plus de 100km/h, pluie et grêle mêlées tombent sur le port de Klaksvik. Je vois encore ce marin bourru caché derrière sa grosse barbe rousse que j’approche sous la pluie battante pour demander si le ferry navigue aujourd’hui vers Kalsoy. Criant pour contrer le bruit du vent, il me dit – non sans une certaine fierté – qu’avec la tempête seul son vieux rafiot fait les allers-retour sur l’île. Après un temps de pose entre deux rafales, il ajoute que : « Le Ferry part dans une heure mais ne reviendra pas avant une semaine » ! Prononçant ces mots, il me tape dans le dos et éclate dans un fou-rire aussi grave que le tonnerre. Je relève la tête, défait et détrempé, alors que sa carcasse trollesque lève déjà l’encre. Je peux encore entendre son rire dans la vallée…

Le rire, c’est donc ça le secret des féringiens ? Le rire pour contrer cette météo dantesque qui s’évertue avec sadisme à contrecarrer tous mes plans.

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Viðareiði et la lumière céleste

Du coup, défait de ne pas pouvoir prendre le ferry pour contempler le magnifique phare de Kallur, je me rends à Viðareiði bien décidé à marcher et à grimper le Villingdalsfjall. Sur place, la météo est moins pire : il pleut moins mais le vent est beaucoup plus fort. Je regarde le ciel au Nord. Le sommet est ensoleillé. Du coup, sans une seule hésitation et sans un mot, Aurélie et moi sortons de la voiture et nous lançons dans son ascension.

Le sentier a complètement disparu dans cette tourbière gigantesque que sont devenus les flancs de la montagne. Ces derniers nous protègent à leur manière car le vent s’engouffre entre les montagnes et évitent de trop arroser la section où j’évolue. Au fur à mesure de l’ascension, le vent forcit dangereusement. La pluie devient tellement violente qu’elle me frappe douloureusement le visage. Je n’ai jamais vu ça ! Cela fait 1 heures 30 que je marche, mon pantalon est détrempé et les coutures de la veste commencent à donner des signes de faiblesses. J’ai froid. Je décide de faire demi-tour.

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En redescendant vers Viðareiði, le vent tourne et rejette les pluies sur le sommet. Je n’ose imaginer les conditions là haut ! Nous avons bien fait de redescendre. Détrempé, glacé et un peu dégouté, je change rapidement de vêtements. Avant de reprendre le volant, je ne peux pas m’empêcher de me rendre sur la côte pour prendre quelques photos.

Soudain, le ciel se déchire, la pluie s’arrête et, comme une intervention divine, un rayon de soleil déchire le ciel. Et puis, le silence…

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Funningur et les Huldufólk

Funningur est sans doute le village le plus ancien de l’île. En effet, selon la Saga des Féroïens, Grímur Kamban fut le premier Viking à s’installer dans les îles Féroé pour fuir la tyrannie du roi Harald Ier de Norvège. Le plafond du ciel est plus haut que la veille sur le Villingdalsfjall, le soleil fait même une petite apparition ! Désireux de profiter de ce tableau magnifique, ma manie de prendre de la hauteur se révèle cette fois plus prometteuse. Tout du moins, le pensais-je…

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Malgré un vent à écorné un bœuf, et plus de deux heures de marche – impossible de courir ni de marcher normalement! – je vois enfin le sommet. Je jette un regard sur ma gauche : une nuée de grêles noire comme l’enfer se jettent sur moi et Aurélie qui m’accompagne.

J’accélère le pas même si chaque enjambée est une lutte contre le vent, me forçant à tituber entre les rochers et à m’agripper à eux pour me stabiliser. Je regarde Auré qui oscille aussi fortement que moi à chaque bourrasque. « Dépêche toi ! Dans les rochers !! », lui criais-je. Avec toute l’énergie possible, nous grimpons et nous blottissons dans une petite cavité pour nous protéger.

Mais encore une fois, des forces occultes devaient être à l’œuvre…

Îles Féroé

Après deux averses aussi intenses l’une que l’autre, je prends le risque de redescendre au plus vite. Alors que nous courrions et nous débattions avec le vent. Une averse encore plus intense que les autres s’abat sur nous. La grêle nous force à nous protéger le visage. Je me jette derrière une pierre et tire Aurélie à mes côté. Le vent souffle, la grêle gifle. Pour la première fois du voyage, j’ai même peur !

Quand enfin cette nouvelle averse nous abandonne, nous accélérons le pas pour rentrer à la voiture. Il reste tout au plus 300 mètres quand, d’un coup, je suis violemment frappé dans le dos. En une fraction de seconde, Je décolle et retombe 2 mètres plus bas. À contact du sol, j’entends un « crac » sourd qui résonne dans la jambes. Je hurle de douleur…

J’essaie de me relever tandis que la douleur irradie dans toute la jambe. Aussi fou que cela puisse paraître, vous avez bien lu, cette rafale de vent fut si forte qu’elle nous a emporté Aruélie et moi. Résulat : la hanche de travers, léger déplacement du péroné et atteinte au menisque…

Saviez-vous que comme l’Islande, le folkore Féringien raconte que les rochers sont habités par le Huldufólk, le peuple caché.

Équivalent du petit peuple celtique, on raconte que, quand le brouillard tombe, ils s’amusent à pousser les randonneurs téméraires qui s’aventurent un peu trop loin sur leur territoire…

Îles Féroé


Parcours : 5 jours dans les Féroé

Envie de vivre la même aventure ?

Je vous donne ici le timing de mon voyage. Prenez le avec précaution car j’ai dû fortement l’adapter à cause de la météo.

JOUR 1 : Arrivée à l’aéroport de Vagár (16h40) / Direction Gásadalur / Balade autour de Sorvagvatn / Retour B&B à Midvagur

JOUR 2 : Départ 7h / Slættaratindur (2h30) / Saksun / Tjørnuvík / Hotel Foroyar (Torshavn)

JOUR 3 : Départ 7h / Route + poses photos / Viðareiði + rando / Visite de Kirkjubour / Retour Hotel Foroyar

JOUR 4 : Départ 9h / Route vers Funningur + poses photos / Balade autour de Funningur / Gjógv + balade / Nuit à Gjaargardur Guesthouse

JOUR 5 : Départ 9h30 / Route vers l’aéroport + nombreuses poses photos / Avion 14h30


Logements

Les îles Féroé sont relativement petites. Dès lors, pour les logements, je vous conseille de vous baser dans un seul et unique endroit. Il faut savoir que, contrairement au reste de la Scandinavie, le camping sauvage n’est pas autorisé ! Et vu le vent qui souffle parfois, je vous le déconseille en dehors des mois d’été.

Pour le reste, j’ai pu tester deux logements diamétralement opposé :

Gjáargarður Guesthouse

Mon coup de coeur. Si je reviens dans les îles Féroé, c’est ici que j’établirai mon « camp de base ». L’ambiance y est à mi-chemin entre le refuge de montagne et l’hôtel. Le patron est extrêmement serviable et vous aidera sans aucun doute à planifier au mieux votre séjour. Chose que le site ne dit pas, si la guesthouse est remplie, vous pourrez bénéficiez d’une des maisons du village en mode « Air BNB Style ». C’est pas beau ça ?

Plus d’informations sur l’établissement

Hotel Føroyar

Cet hotel est juste magnifique. Situé sur les hauteurs de Torshavn, son toit végétal le fond dans le paysage tandis que toutes les chambres donnent vers la capitale… Les lumières d’aube et de crépuscule sont juste magiques !

Plus d’informations sur l’établissement

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Vidéo


Ce voyage n’aurait pas été possible sans l’aimable collaboration de :

 
Visit Faroe Islands
Atlantic Airways
 

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14 Commentaires

  1. Tes photos et ton récit m’ont donné carrément des frissons ! Les paysages sont dingues à voir, je rajoute ces îles sur ma wish-list de voyage. La musique est très bien choisi ! Bravo, bel article 🙂

    • Ohhh merci Marjorie ! Ça me fait super plaisir. Franchement, c’est une tuerie. Qu’importe la météo, c’est magique et épique. Je vous les recommande. Franchement ^^ A très vite 😉

    • Merci énormément Florent ! Ça me fait vraiment plaisir ton Commentaire ! Je ne t’en cache pas que tes réactions étaient le but recherchés donc Il semble que le contrat est rempli avec toi. Merci encore !

  2. Magnifique reportage! L’immersion est totale, poétique, envoutante. Bravo et merci de nous faire partager ces instants d’éternité.

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