Trail Namur Capitale 2015 (30km et 980D+)

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Le Trail Namur Capitale 2015 est pour moi l’hyperbole de l’entraînement. En effet, j’effectue ce dernier sur la quasi totalité du parcours de la course. Pourquoi courir une course alors que j’en connais les moindres recoins? La réponse est simple : une organisation au top, une après-course toujours agréable au sommet de la Citadelle de Namur et puis parce que ça m’aurait fait mal de voir des centaines de coureurs passés sous mon nez sans pouvoir participer ! Petit compte-rendu de cette course 100% namuroise en espérant vous tenter à découvrir mes terres d’entraînement !

Après un magnifique weekend sous le soleil, je me lève lundi 25 mai sous un ciel gris et de la bruine. Pas de chance ! A Namur, direction le retrait des dossards, je croise pas mal de monde sous une fine bruine. Je sens qu’on va courir entre potes ^^. Heureusement pour nous, cette bruine cesse rapidement et on n’aura plus une goutte de pluie jusqu’à la fin de la course. On discute pas mal avant le départ d’autant plus que ce dernier est retardé de 15 minutes pour permettre aux derniers coureurs de rejoindre la ligne de départ.

On avance chacun nos objectifs. Pour ma part, je ne suis pas du tout préparé pour cette course : fatigue suite une grosse semaine de boulot et weekend très festif. Je serai donc content si j’améliore mon temps de l’année dernière (3h11). C’est mon seul objectif du jour d’autant plus que j’ai décidé de courir léger et de laisser mon sac à dos à la maison pour juste prendre une softflask de 500ml. Sur ce trail, ce n’est pas risqué car l’organisation a prévu près de 3 ravitaillements sur le parcours plus 1 à l’arrivée. Bref, de quoi se permettre de partir léger !

Trail Namur Capitale Départ

Le départ est rapide avec 1km de macadam afin de bien allonger le peloton. Très rapidement, on s’engouffre dans la terrible descente jusqu’au lieu dit de la « Gueule du Loup » où on est plusieurs à prendre littéralement notre pied. On descend à fond les bidons. On saute, on glisse, on se rattrape. On dévale littéralement la pente mais je sais aussi que je ne ferai pas le malin longtemps. Arrivé en bas, il faut remonter le même dénivelé descendu. Dès les premiers pourcentages de côte, je sens directement que je n’ai pas les jambes et que les festivités des jours précédents jouent en ma défaveur. Les guiboles piquent et ont du mal à répondre. Heureusement, j’ai l’avantage du terrain pour éviter de perdre du temps inutile.

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Dans les bois de la Vecquée, le soleil tente subrepticement quelques percées malheureusement insuffisantes pour s’imposer. Le « boulevard » forestier me permet de reprendre un tempo élevé qui est accentué par la descente escarpée qui suit directement. Malonne est déjà en vue avec son premier ravitaillement. 7km sont déjà écoulés. Je bois rapidement un verre d’eau avant de jouer avec le dénivelé pendant près de 4 kilomètres. Ça monte, ça descend. Autant vous dire que ce passage est catastrophique pour moi. A chaque montée, les jambes se gorgent d’acide lactique. Heureusement que mentalement j’étais au top sinon ça aurait été franchement moins marrant.

Après la séance de montagne russe malonnoise, on se retrouve sur le plateau menant à Floreffe. Là encore, c’est plat ou en descente donc j’en profite pour grappiller quelques secondes en allongeant la foulée. Malheureusement pour moi, je sais aussi qu’après ça rejoue avec le dénivelé jusqu’au ravitaillement suivant qui a lieu… chez moi ^^. Dès qu’il y a une forte côte, j’en profite pour coller le train au coureur devant moi dès que possible. Je remercie d’ailleurs l’ensemble des coureurs qui m’ont tirés tout au long de cette course ;). La boisson Etixx que je suis en train de tester semble jouer son rôle à merveille. Je l’ai un peu trop chargé au vu de la température mais je n’ai pas de coup de mou jusqu’à présent. Il aurait manquer plus que ça.

Etixx Isotonic

Le balisage est parfait ! A tel point que le parcours-santé de Buzet ressemble presque à un circuit de cross. L’organisation nous a fait passé par un single track technique dont j’ignorais l’existence alors que je passe une fois sur deux dans ce bois lors de mes entraînements. Au 2e ravitaillement, je n’arrive pas à ouvrir ma Softflask Salomon ! Impossible. Heureusement que je n’ai pas loin à aller pour changer. Je rentre donc chercher une autre pour la remplir et repartir au plus vite. C’est la première fois que cela m’arrive en course ! Cela sera à surveiller pour éviter que cela ne se reproduise.

Nous voilà déjà sur la route du retour vers Namur. Cela signifie qu’on retourne jouer avec le dénivelé de Malonne et, à nouveau, les cuissots vont avoir dur. Je m’accroche car je sais qu’une fois cette partie passée, il ne reste plus qu’une descente pour rejoindre la Meuse et la fameuse Tienne des biches finales pour caracoler vers l’arrivée. Je mors sur ma chique. Mais, les foulées se réduisent involontairement. Je profite encore des descentes et surtout de la longue section de 2km en bord de Meuse.

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La Tienne des Biches est l’objet d’une course de côte cette année mais ça ne sera pas pour moi cette année. Après celle-ci, je retrouve un coureur que j’accroche et qui me tirera sur les 3/4 de distance en côte restante avant l’arrivée. Je décroche, marche encore quelques pas, avant de dévaler jusque la ligne d’arrivée. Je sprint et BAM : 3h04 et 9,7 km/h. Bref, peux mieux faire mais bon le résultat est là et point d’excuse comme dirait l’autre.

Trail de Namur arrivée

Je voudrais profiter de ce compte-rendu pour féliciter les organisateurs pour leur professionnalisme, leur dynamisme et surtout leur passion pour vous faire découvrir la magnifique région de Namur. D’ailleurs sur ce point, je suis convaincu que Namur possède toutes les qualités requises pour devenir une nouvelle Station Trail comme à Herbeumont. et je serai le premier à apporter ma pierre à l’édifice si d’aventure cela se réalisait !

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