Trail des Vallées du Chevalier (34 km et 1100 D+)

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J’avais entendu parlé à plusieurs reprises de ce Trail des vallées du Chevalier passant notamment par une zone d’entraînement des para-commandos et en autonomie complète. C’est vrai que présenté comme ça, ça donne envie et on a été servi ! 34 km et 1100 D+ parmi lesquels les passages les plus techniques qu’il m’ait été donné de parcourir.

Ce Trail se déroulait seulement 5 jours après le Trail de Namur et constituait mon 2e gros entrainement de cette semaine-choc en vue du Trail de Verbier. Les jambes n’avaient pas totalement récupéré mais, en même temps, c’était un peu pour ça que j’enfilais ces deux trails : courir sur la fatigue musculaire, mentale et sur les réserves. Compte tenu de ces données, je m’étais juré de ne pas me pousser à bout afin de préserver mon capital pour mon objectif de l’année qui se déroule un mois plus tard.

Malgré toutes les précautions à Namur, je m’étais tordu le pied. Depuis lors, j’avais une gêne au niveau de la hanche qui, avec certains mouvements, se muait en douleur. Samedi matin, je dois avouer que la gêne est toujours là. J’avais fait durant les quatre jours un traitement aux huiles essentielles qui avaient diminué la douleur mais pas totalement.

Je rends sur la ligne de départ. Les choses sont claires dès le début : le départ se fait en contre-bas d’un talus et le dénivelé commence donc DIRECTEMENT. J’échange quelques mots avec les têtes connues qui pour une grande part était également à Namur. Le pétard pirate est lancé, il explose, on démarre. Durant toute la boucle au sein du domaine militaire, on est précédé par un vélo comme lièvre.

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La première partie de la course est assez roulante mais pentue. On oscille entre route, chemin de remembrement et large sentier jusqu’au 9e kilomètres. Pour vous donner une idée, alors que pour l’ensemble de la course, j’ai une vitesse moyenne de 8km/h, j’atteins 11km/h sur cette portion ! Par contre, une fois qu’on plonge pour la première fois dans les bois et qu’on dégringole jusque dans le fond de la vallée de Marche, c’est une autre affaire.

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Aux alentours du 12e kilomètre, on entre dans le domaine militaire. Tout de suite, ça rigole moins. On zigzague dans les bois. On redescend la première corde est là pour nous aider à descendre le talus. Je prends la corde et prudemment je descends mais je perds le grip et tombe lourdement sur la roche. La fesse et le bras en prennent un coup. C’est douloureux mais il faut avancer. Je sors mes gants car je sais que les passages encordés sont pour bientôt. Et de fait, à peine sont-ils enfilés que le rocher s’élève à ma droite avec ceci :

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Les trois kilomètres qui suivent sont justes magiques et ultra techniques avec des passages encordés, des balcons à flancs de falaise, plusieurs murs bref un concentré de technicité ! Un vrai plaisir !!! Volontairement, je ne vous détaillerai pas plus ce passage tellement il mérite d’être vécu. Certes, ce n’est pas là qu’on explose le chrono et qu’on pousse sa vitesse max. Par contre, la pause du pieds et la proprio perception doivent être optimales.

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Après ce passage très aérien, on replonge dans la vallée pour virer plein nord dans une forêt absolument magique. On se croirait presque dans un autre pays tant elle est luxuriante emplie de fougères et de mousses. On est au 19e kilomètre et même si on n’est pas rapide sur le passage technique, il laisse des traces. Les jambes sont alourdies et le Trail de Namur n’y est pas pour rien non plus. J’avoue que je suis un peu dans le dur durant les trois kilomètres qui suivent.

Heureusement après, on retrouve les larges sentiers de campagne plus roulant sur laquelle j’arrive à tenir un rythme de 9-10 km/h. Je rattrape pas mal de monde dans cette section. Je suis content car cela montre une amélioration. Même après un passage à vide, j’arrive désormais à relancer ce qui m’était quasi impossible deux ou trois mois auparavant. Je suis d’autant plus content que ce Trail avait la particularité de ne pas avoir de ravito. Les quelques passages techniques qui suivent se passent sans soucis et nous replongeons au 30e kilomètre dans la vallée. L’organisation nous réservaient alors un petit cadeau rafraîchissant : un passage à gué d’une trentaine de mètres. Contrairement au passage de la Semois à la Bouillonnante, j’avoue que cela me fait le plus grand bien.

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Un concurrent nous signale qu’on est à deux kilomètres de l’arrivée. Je regarde ma montre et j’ai déjà 32km… Bon bein, va pour 34 !! A ce moment-là, j’espère juste que l’organisation ne nous a pas fait faire un détour « juste » pour le gué mais ce n’est pas le cas bien au contraire ! On rentre à l’intérieur d’une abbaye ! C’est juste génial ! On court dans le cloître et on est accueilli par le chevalier qui nous propose du péket ! Ambiance médiévale et festive ! Je ne m’arrête pas car la dernière fois que j’avais bu un péket en course ça m’était resté sur l’estomac pendant le reste de la journée.

Alors que je pensais faire le reste de la course seule, je rattrape au moins cinq coureurs qui sont cuits de chez cuits. Je leur demande si tout est ok et ils me rassurent que oui. En sortant du domaine militaire, on a un dernier mur qui nous ramène aux baraquements du centre d’entraînements et à l’arrivée. Ce passage a été une vraie torture car ça devenait vraiment dur surtout pour ma hanche.

Je passe la ligne d’arrivée 104/207 en 4h18,53. 

Encore une fois, je remercie les organisateurs et notamment le Running Club de Namur ! Félicitations à eux, le balisage était parfait, l’ambiance au rendez-vous et le parcours malgré pas mal de macadam dans sa première partie (mais impossible de faire autrement) était exceptionnel. Pour moi, c’est vraiment un très bon trail pour appréhender des portions techniques, évaluer sa capacité à relancer tout en découvrant un magnifique domaine militaire.

Mon movehttp://www.movescount.com/fr/moves/move33727755

 

Commentaires

5 Commentaires

  1. Sans les photos ça n’aurait pas aussi bien rendu sur la partie technique, mais là on voit que ça ne rigole pas! Il vaut mieux avoir encore un peu d’énergie en y arrivant! 🙂

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