Trail des Sauvages – Evrehailles (34km et 1000D+)

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Pour ma première course sur distance moyenne de l’année, j’avais prévu le Trail des Sauvages dans mon calendrier. De nombreuses personnes m’en avaient venté les mérites allant jusqu’à le qualifier de plus beau trail du namurois. Et, ils n’avaient pas tort ! Ce 5 avril 2014, sous un soleil que les météorologues avaient oubliés, je me suis rendu à Evrehailles pour ma première course-entraînement avant Verbier.

Photo de Ludo Linotte - http://ludotrailrunning.wordpress.com
Photo de Ludo Linotte – http://ludotrailrunning.wordpress.com

Une fois n’est pas coutume, le départ du Trail est donné en début d’après-midi à 13h30. C’est assez particulier et pas si évident à gérer au niveau de l’alimentation d’avant-course. Je ne suis pas un grand mangeur le matin et la longue nuit (en récupération de la grosse semaine) n’a pas aidé puisque je n’ai fait que bruncher à 11 heures. J’ai « complété » par quelques fruits secs et par la boisson d’attente juste avant de m’élancer.

Je retrouve pas mal de tête connue IRL ou via les blogs/twitter/facebook. Ce blog m’a en effet mis en lien avec une bonne bande de fous furieux du trail. Je retrouve ainsi deux blogueurs belges Vinrouxh et Ludolinotte. J’avais déjà eu l’occasion de courir avec Vincent sur la petite distance de l’Architrail Mosan mais c’était une première avec Ludo. Je retrouve également une bonne délégations de coureurs de ma ville d’origine parmi lesquels des organisateurs du Trail de l’Orneau. En tout cas, ça fait toujours plaisir de prendre des nouvelles de chacun de vive voix et de prendre connaissance de leurs objectifs/sensations/feelings sur la course.

Photo de Ludo Linotte - http://ludotrailrunning.wordpress.com
Photo de Ludo Linotte – http://ludotrailrunning.wordpress.com

L’organisation est rodée. Un parking est prévu et tout est déjà parfaitement fléché vers la zone de départ. Je retire mon dossard réfléchis un instant à comment mettre la puce Chronorace sur mes Sense. Je me résous à le fixer à mon sac. Le départ est donné à l’heure et les coureurs s’élancent dans le village pour le seul km sur macadam avant l’arrivée.

Le début de la course est roulant. Pourtant, j’évite de me prendre au jeu. Je calme directement mes ardeurs. Malgré cela, mon cardio grimpe trop vite, trop haut mais surtout trop tôt. Mauvais signe. Je paie les pots cassés de ma sortie de jeudi et mon manque de sommeil. Bref, pour la première fois en compétition, je vais devoir me freiner pour conserver de la fraîcheur pour la suite de l’entraînement. Je me fais dépasser par un des organisateurs du Trail de l’Orneau avec qui je discute. Il me donne quelques conseils au niveau alimentation et hydratation que je m’efforcerai de respecter et surtout me vante la beauté du Trail. Selon lui, l’un des plus beaux de Belgique, rien que ça ! Ça descend toujours. J’ai beau lever le pied, le cardio a de la peine à descendre. Alors que je devrais dérouler sans peine, j’ai le souffle court.

Départ du Trail des Sauvages

Après 3,5 km, la première difficulté s’élève devant nous. Je me fais rattraper par un autre des orgas de l’Orneau. Je me cale derrière pour affronter les premières côtes qui se succèdent jusqu’au kilomètre 11. Le cardio ne baisse pas mais n’augmente pas non plus. C’est déjà ça. Je m’efforce de bien boire mon eau que j’alterne avec ma boisson d’effort Isostar Longue Distance qui remplace largement les gels de part sa composition mixte (sucres lents et rapides). Dans cette section, je me fais dépasser par un Vincent en très bonne forme 😀 et un peu plus tard par Ludo en mode photographe-runner.

Photo de Ludo Linotte - http://ludotrailrunning.wordpress.com
Avec Ludo – http://ludotrailrunning.wordpress.com

Je prends le train de Ludo et quelques autres traileurs dans la descente qui nous mène en fond de vallée. Et ALLEJUJAH, mon cardio descend enfin après 10 km ! Il ne descend pas autant que je le souhaiterais mais j’arrive à le caler entre 165 et 170 bpm. Dans les relances suivantes, je me laisse distancer par le groupe. Tan pis, mon objectif est de maintenir mon cardio modéré et de faire de cette course un ENTRAINEMENT.

En descendant calmement dans la vallée, puis en longeant le Bocq, je me fais la réflexion qu’on est à peine à la moitié et on vient déjà de se choper deux murs… J’adore 😀 et ça promet pour la suite !! Je rattrape Ludo au ravito du 14e kilomètre. Je mange deux bananes pour me booster et c’est reparti. On traverse le village, des gens ont sorti les tables et nous encouragent ! Ça fait du bien.

On passe sous un pont éclairé de lanternes. J’ai les mollets de Sébastien Chaign… euh… Ludo (le mimétisme est frappant de dos :D) en ligne de mire quand soudain un véritable et majestueux mur s’élève devant nous. Le sentier serpente en lacet jusqu’au sommet. Il doit bien y avoir 80m de D+ qui nous attend. Je passe Ludo et j’entame la grimpe. Après un lacet rapide, je vois que bizarrement mon cardio reste stable et que les jambes répondent. J’accélère, les mains sur les cuisses, je dépassent 5-6 personnes. L’effort musculaire est similaire à ce que je ressens dans les côtes en vélo. Mon entraînement croisé porte ses fruits ! Et je me fais un véritable plaisir dans cette côte et la suivante. La descente est par contre corsée et les cuisses prennent cher.

Photo de Ludo Linotte - http://ludotrailrunning.wordpress.com
Photo de Ludo Linotte – http://ludotrailrunning.wordpress.com
Photo de Ludo Linotte - http://ludotrailrunning.wordpress.com
Photo de Ludo Linotte – http://ludotrailrunning.wordpress.com

On traverse une ligne de chemin de fer et on longe tranquillement le Bocq au milieu d’un tapis de bleuet. Je suis seul depuis un bon moment mais sur cette partie plus roulante les challengers du Delhalle (challenge duquel fait partie la course) me rattrapent. On est maintenant au delà du km 18 et on ça monte encore une fois. La remontée est plus longue… Je commence à avoir dur de courir ou marcher vite en côte… Paierais-je mon accès de vélocité dans les deux côtes précédentes? Sans doute ! Heureusement, au dessus se tient le second ravito, je fais le plein. Je mange à nouveau une banane et quelques fruits secs.

J’aurais aimé faire un négativ-split et accélérer sur les 10 derniers kilomètres mais je dois me résoudre à rester calme. Une fois passé le km 24, il me sera impossible de faire grand chose que de maintenir une allure raisonnable ! A partir de là, j’ai une véritable baisse de régime. Le cardio est bon et je ne suis pas fatigué mentalement mais les jambes en peuvent de moins en moins ! Je ralentis ! Certains passages roulants et les applaudissement (des scouts ou des parents de concurrents) me permettent heureusement de maintenir l’allure mais dès que le relief s’en mêle je suis au pas et je n’arrive plus à tirer. Pire, au 32e km, je suis obligé de marcher pendant un bon 800m alors que c’est relativement plat.

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La fin du parcours se finit en côte et là, j’abandonne le cardio. Comme toutes les courses, je veux les finir en courant. L’orgueil, la hargne et les encouragements des spectateurs feront le reste ! Je m’accroche sur ce dernier faux plat. J’accélère même un peu mais ça tire dans les mollets : pas de sprint pour moi cette fois-ci.

Je passe la ligne d’arrivée  en 4h03min, 33,91 km et 1123m de dénivelé positif. Je finis 196e/466 : Move.

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En résumé

Objectif : courir cool et ne pas se mettre dans le rouge niveau cardio.

Résultats :

– Un peu déçu de ma vitesse, j’aurais aimé passer sous la barre des 4h.

– Cardio qui a monté un peu trop au début et que j’ai su caler sous la barre des 170 pour la suite. C’est mieux que rien !

– Problème d’alimentation : les jambes en berne à partir du 27e km !

En prévision de la Bouillonnante :

– Faire plus de long et de lent pour calmer le cardio

– Maintenir ma cure de maltodextrine trois jours avant contrairement à ce que j’ai fait ici !

– Gérer mon alimentation

Commentaires

5 Commentaires

  1. Salut Julien,
    J’ai encore un peu mal aux jambes moi, mais j’ai fait le VTT de Grand-Leez le lendemain aussi ;o) Tu as fait exactement le même temps que moi l’année passée ;o) Chouette CR. Je prends plein de bons conseils par la même occasion puisque l’on se revoit prochainement sur les mêmes objectifs…çàd Bouillon et puis…Le VERBIER! A bientôt. Polo

    • LE VERBIER ! Effectivement, quel courage d’avoir fait le VTT. Je me suis laissé un jour de repos… enfin sur une draisine ;).

      Merci pour le commentaire en tout cas, ça m’a fait bien plaisir.

      A très vite sur les sentiers,

      Julien

    • Oui, il en vaut plus que la peine ! Il est magnifique… A faire et à refaire. Merci et toi quel est ton prochain objectif?

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