Trail des Lumeçons (nocturne, 23km et 900D+) à Namur

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Vendredi 7 novembre 2014 avait le lieu la 2e édition du Trail des Lumeçons. Namur et sa Citadelle ont tremblé sous les pas de plus de 1000 coureurs venus affrontés la nuit, le froid et les averses sur les trois distances proposées (7-15-23) par les organisateurs du Tri4us. 

Le Trail des Lumeçons et ses 15km m’avaient laissé un excellent souvenir l’année dernière malgré la pluie quasi continue. L’organisation, le parcours et l’ambiance étaient parfaites et j’y avais, en plus, réalisé une de mes meilleurs performances de l’année.  Vous pouvez consulter mon compte-rendu de l’année dernière ICI.

Les gars du Tri4us avait déjà mis le paquet l’année dernière. Autant le dire tout de suite, ils se sont surpassés cette année et je n’ose même pas imaginer ce que sera la 3e édition. Fini l’auberge de jeunesse trop petite, place au complexe sportif de La Plante où malgré les 1200 participants, j’ai pu retirer mon dossard sans heurt et où la fête d’après course (concert et Orval prévus) s’est déroulée jusqu’aux petites heures.

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© Olivier Hêne

Cette année, je m’élançais sur la nouvelle distance de 23 kilomètres. Cette course était la dernière de la saison pour moi. En effet, je m’oblige à faire une longue coupure car cette année a plus souvent rimé avec « devoir » que « plaisir » ; la faute à un objectif trop présomptueux, le Trail de Verbier. Il n’empêche que cette dernière course avait une saveur plus que particulière pour moi car ma copine et mon père s’alignaient sur le 7 km pour leur premier Trail (et même la première course pour le paternel). Ils ont tous les deux super bien courus et je suis super fier !

Bref ! Sur la ligne de départ, je retrouve Vinrouxh. On échange quelques mots et on se concentre. Le départ est commun au trois distances. On sait que ça va partir vitre, très vite ! Quand le départ est donné, j’essaie de me caler dans les baskets de Vinrouxh mais l’homme a mangé du lièvre et je lâche prise après à peine un kilomètre. Le parcours a complètement changé. On grimpe une partie de la Route Merveilleuse (célèbre pour les cyclistes) avant de poursuivre par le tienne des Biches jusqu’au château de Namur. Bam, déjà 100m de D+ dans les guiboles et la montre vient de sonner 2km. Ça commence fort ! J’ai le cardio qui tape au tympan. Je suis beaucoup trop haut !

J’espère que ça ira mieux dans la descente qui survient instantanément. On descend par le sentier parallèle au circuit de motocross. Je sais que c’est pour direct remonter ! De fait, on prend dans les bois pour remonter au Château de Namur et ensuite se diriger vers les bois de la Vecquée où les choses sérieuses vont commencer. Le départ groupé m’a fait partir trop vite mais ivre de ces nocturnes forêts, je me laisse porter.

Une fois arrivé dans la glissante et dangereuse descente vers le lieu-dit de la Gueule du loup, je me sens encore pousser des ailes. Cela faisait longtemps que je ne l’avais pas descendue aussi rapidement et surtout aussi souplement. Après, il y a la longue côte pour revenir dans le bois et puis ce sera le plat relatif des bois de la Vecquée. J’arrive ainsi à maintenir mon rythme toujours porté par les concurrents du 15 km.

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Après la bifurcation, je me retrouve seul pendant de longues minutes.Quel étrange sentiment à la fois magnifique et monstrueux. J’entraperçois au loin le reflet furtif de rares frontales comme si un esprit sylvain ou un feu follet voulait se jouer de moi. On comprend pourquoi les bois ont toujours inspirer horreurs et folklores. Il y a cette forme ambivalente d’attraction et de répulsion, de peur et d’admiration qui nous pousse à avancer toujours plus loin nos explorations forestières.

J’arrive à maintenir le rythme jusqu’à Malonne malgré les sentiers rendus piégeux par la pluie et les feuilles mortes. Je connais bien ces bois dans lesquels l’organisation tente de nous perdre. Ce sont mes terrains d’entrainement… Une fois arrivé à Malonne, j’ai vraiment senti une baisse importante de régime. J’arrive à éviter la casse jusqu’au 15e kilomètre mais après ce fut une lutte permanente jusqu’à l’arrivée. Je sais déjà que je peux dire adieu à mes ambitions de chrono ! Je n’arrive pas à sortir plus que 8km/h de moyenne et mon cardio danse toujours autant la macarena. J’ai d’ailleurs laissé filer presque 10 places sur les 8 derniers kilomètres. Cette boucle malonnoise m’a fait beaucoup de mal.

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© Olivier Hêne

J’ai retrouvé un semblant de rythme une fois de retour dans les bois. Je sais à ce niveau qu’il ne reste plus que 4 kilomètres. J’essaie par tous les moyens d’accrocher chaque coureur qui me dépassé mais en vain. Je n’ai plus de jus. Je puise vraiment en moi pour maintenir une cadence stable mais c’est dur ! La dernière descente ultratechnique que je connais par coeur me permet de grapiller quelques places « juste pour dire que ». L’arrivée se fait dans le hall sportif ! Ca y est, j’en ai fini et je peux me ravitailler. Je mourais de faim et l’absence de ravito sur le parcours s’est bien fait sentir :D.

Je finis 93e sur 165 en 2h 44,48s déçu par mon résultat mais pas par l’organisation et le parcours au top.

Voici le compte-rendu de Cowmic qui termine en 2h 59 et 53s pile dans son objectif sub 3h ! Félicitations à lui ! Son compte-rendu : ICI

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