Trail du Samson (nocturne) 2015 – 26km et 600 D+

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Début février, il est temps d’enfiler de nouveau un dossard. Pour cette première compétition de 2015, j’avais choisi le Trail du Samson dans sa version longue : 26km et 600 D+. Résumé d’une course très décevante mais où j’ai pu jauger l’état de ma préparation en ce début d’année.

Après une magnifique journée ensoleillée où il m’a fallu ronger mon frein pour ne pas enfiler mes runnings et partir courir sous le soleil, je me rends à Gesves pour la 2e édition de ce trail nocturne. Après la merveilleuse météo printanière du jour, la loi de la vexation universelle a décidé d’inviter la bruine et le brouillard 10 minutes avant le départ. J’arrive directement pour le briefing d’avant-course après lequel je me place directement sur la ligne de départ. Quel plaisir d’avoir pu retirer mon dossard courant de l’après-midi au magasin Trakks de Jambes qui sponsorise la course ! Ça permet d’éviter un stress avant le départ.

Nous sommes très peu nombreux (44 classés) sur cette ligne de départ qui est donné à 20heures pile. D’habitude, je prends un véritable plaisir à vous détailler kilomètre après kilomètre mon ressenti sur la course mais je ne le ferai pas cette fois-ci. La raison est simple. Le  brouillard a réduit notre visibilité sur le parcours au strict minimum. A certains moments, nous ne voyions même pas à 3 mètres devant nous. Donc, il m’a été impossible de prendre des points de repère afin de structurer un compte-rendu.

Trail du Samson
Par contre, et c’est la première fois que cela m’arrive, j’ai été très déçu de ce Trail ! Je suis d’habitude bon public. Je fais feu de tout bois… Il faut croire que j’ai mes limites. Tout d’abord, il y a la banalité du parcours. Mis à part quelques single-tracks bien amusant, c’était dans une grande majorité de larges chemins dans les bois, des chemins carrossables voire (et pire) du macadam (:s). Je sais que ce n’est pas toujours évident en Belgique de relier les sections forestières d’un parcours autrement que par du macadam. Pourtant, certains y arrivent dans des régions bien moins couvertes par les bois (je pense notamment au Trail de l’Orneau). Bref, c’est regrettable mais pas non plus insurmontable. J’ajouterais aussi que la petite boucle de 2km au départ simplement présente pour atteindre le chiffre de 25 km n’était pas nécessaire…

Ensuite, il y avait la mauvaise répartition des ravitos (un au 6e et l’autre au 11e et puis plus rien). Je dois avouer que personnellement cela ne pas gêner outre mesure. J’ai toujours des réserves dans mon sac. Je suis d’ailleurs un ardent défenseur de l’esprit autonomie complète ! Mais quand on en annonce, il faut assumer du côté de l’organisation. Et sur ce point, un coureur a été à court d’eau et d’énergie au 20e km parce que parti avec un petit bidon et deux gels tous les deux engloutis depuis longtemps. Certains diront qu’il faut toujours mieux prévoir et j’en conviens mais encore une fois, quand c’est annoncé…

Trail du samson

Enfin, et c’est surtout ici que cela devient fâcheux, le balisage laissait plus qu’à désirer. Il n’était pas adapté à un Trail nocturne. Seules quelques flèches réfléchissantes manifestaient les changements importants de direction, le reste du fléchage était constitué de rubalise rouge et blanche et de chaux au sol… Je peux vous assurer qu’il fallait être aux aguets pour les apercevoir avec le brouillard. Mais plus encore que cette inadéquation du fléchage pour un trail nocturne, c’est la fréquence de celui-ci qui faisait cruellement défaut. Sur certaines sections, le rappel du fléchage se faisait tous les 200-300 mètres. C’est pas assez ! On s’est ainsi égaré à plusieurs reprises soit par manque de fléchage soit parce que celui-ci se confondait à d’autres rubalises qui n’avaient rien à voir avec la course. Je sais que la passion de la course doit dépasser les quelques minutes perdues mais ça reste une course et on se prend au jeu :D.

En conclusion, il en ressort l’impression d’un Trail organisé à la « va-vite ». Je sais que la passion des organisateurs était réelle et sincère contrairement à ce que certains coureurs ont pu déclarer en commentaire sur le site. Et je rappelle que ce type de compte-rendu n’a comme seul but que de mettre en évidence des pistes d’amélioration.

trail du samson

A côté de cela, j’ai été très très bien physiquement tout au long de la course. J’ai pris un bon rythme que j’ai su maintenir tout au long de la course y compris dans les côtes de la fin de course. C’est une véritable avancée pour moi au niveau de ma préparation car les côtes avaient rapidement raison de moi. L’année dernière, elles me sciaient les jambes dans la deuxième moitié de course. Ici, j’ai réussi à conserver une constance jusque la fin. Je l’avais déjà ressenti à l’entraînement mais le voir sanctionner sur une course est d’autant plus réconfortant. Maintenant, il faudra voir avec plus de dénivelé mais cela reste de bonne augure pour la suite. Cette course a également été une première en termes de gestion de course puisque c’était la première fois que je courais aussi longtemps en groupe. Nous avons ainsi pris les relais pendant près de 7 kilomètres. C’est fou mais ça aide terriblement à maintenir à un bon rythme a fortiori en fin de course. Lors de mon dernier passage de relais, le groupe s’est malheureusement étiolé et j’ai fini seul au Hall sportif de Gesves.

Je termine 19e au scratch en 2h48, 56.

En tout cas, une chose est sure. Je suis impatient que les jours rallongent afin de pouvoir profiter davantage du soleil. J’en ai marre de m’entraîner dans le noir. J’ai envie de pouvoir découvrir de nouveaux endroits sous le soleil !

Et vous quelle était votre première course de l’année? Avez-vous eu de bonnes sensations?

1 COMMENTAIRE

  1. Bonjour pour l avoirs fais l année passé sans brouillard ni pluie, j ai trouvé que la course sur certains tronçons ressemblait plus a une course d orientation ,et oui bcp de liaison en tarmac .

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