10 raisons pour arrêter le Trail running

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Vous hésitez à vous mettre au trail running ? Vous avez envie de découvrir cette discipline de pleine nature ? STOP ! Je vous donne 10 raisons pour arrêter le Trail running ou ne pas commencer !


1. C’est long…

Le Trail c’est long, parfois très long et souvent trop long !

Ne vous y méprenez pas, en Trail, vous allez souffrir pendant de longues heures. Cela sera votre chemin de croix et vous n’en retirerez aucun bénéfice. Complètement cassé les jours suivant votre course, vous ne récolterez que les regards interloqués de vous voir clopin-clopant et les remarques inutiles de vos collègues.

OCC 2015

Je fais un Ultra et après je reviens à des distances plus courtes

Vous n’avez jamais fait de Trail ? C’est très bien. Ne commencez pas car la dépendance n’est jamais loin. Tel un alcoolique, l’ultra traileur ne sait pas s’arrêter malgré la douleur, malgré l’absence de plaisir.

La ligne d’arrivée joue le rôle d’effaceur mémoriel. C’est le neuralizer du traileur en quelque sorte…

Une fois passée la ligne d’arrivée, vous qui vous êtes plaint pendant des heures, vous planifiez déjà votre prochaine course…

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2. C’est douloureux…

Belles photos, musique épique, muscle saillant, classe légendaire, cela n’existe que dans les vidéos Salomon Running ! Après trois kilomètres, vous êtes le roi du monde. Après 30, vous déchantez !

Le Trail, c’est du sado-masochisme déguisé en acte héroïque. Bref, c’est de l’arnaque !

La longueur est déjà pénible mais c’est sans compter les sentiers tortueux qui vous tordront la cheville, les branches d’arbres qui vous décapiteront et les pierres saillantes qui vous amputeront les pieds.

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3. On rentre puant

Imaginez 5 heures, 10heures, 20 heures voire 25 heures de courses… La pluie, la boue, la transpiration pour les plus chanceux. Souvent vous ajoutez les problèmes gastriques et le ravito qui passe mal, je vous laisse imaginer le cocktail détonnant que vous pouvez trainer derrière vous…

On peut désormais vous pister même en pleine nuit…

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4. Les paysages ? Quels paysages ?

Faire du Trail, c’est être en communion avec la Nature, parcourir des paysages de toute beauté…. Euh… Non !

En fait, vous verrez plus souvent vos pieds ou le derrière du coureur qui vous précède que la majesté de la Nature…

Restez chez vous et regardez des documentaires « Nature » sur Arte, vous y verrez davantage de paysages :D.

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5. « J’aime pas les TUCS »

Après des heures et des heures de courses, quand la saturation sucrée se sera installée, vous devrez jeter votre dévolu sur ces petits crackers bourré d’huile de palme et de graisses saturées. Avant, pendant, après, le « Tucs » sera votre casse-dale, votre sacro-saint moyen d’avoir la bouche pâteuse pendant des kilomètres et des kilomètres.

Vous n’aimez pas les « Tucs » ? Ne faites JAMAIS, je dis bien JAMAIS de Trail ! Vous en mangerez à tous les râteliers.

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6. Tout ça pour ça…

Vous commencez le Trail. Vous vous entrainez d’arrache-pied car votre rêve ultime est de participer à l’UTMB ? Oubliez tout de suite !

Vous allez courir 170 bornes autour du Mont Blanc, vous allez avoir mal, vous allez avoir froid, vous allez avoir chaud, vous serez euphorique ou déprimé.

Et quand vous aurez franchi la ligne d’arrivée, vous recevrez ce sac poubelle :

Sympa !

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7. « Le Trail est un des sports les moins chers »

« Tu sais, courir c’est une paire de chaussure, un short et un t-shirt… »

On a déjà essayé de vous faire gober ça ? Ne les croyez pas ! Faire du Trail, ça commence par une paire de godasse et ça finit avec la montre GPS, les bas de compressions, le t-shirt ultra technique, la gourde ultra légère, le gel ultra digeste ! Je ne parle même pas du dossard et des bières après la course…

Bref, la facture est aussi longue que les compétitions auxquelles vous rêvez !

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8. Encore de la bière !

Il y en a marre. Vous finissez votre course. La seule chose dont vous avez envie est une bonne tisane revigorante, n’est-ce pas ?! Pas de bol, l’après course est souvent un véritable guet-à-pinte abyssal dont on ne sort que rarement vivant. En plus de la fatigue de la course, vous voilà à devoir cuver les dizaines de bières ingurgitées contre votre gré.

Comme vous vous en doutez , cette dimension est particulièrement présente chez les Belges… Et plus particulièrement chez les Ardennais…

9. Courir, c’est un sport solitaire !

À l’entraînement, vous serez souvent seul de longues heures durant. Vous n’aurez que votre montre comme compagnon d’infortune. Le bip des laps sera le seul son en dehors de votre souffle…

Vous souffrirez en silence, seul, au milieu des bois !

En course, vous serez trop souvent « à bout » pour aligner plus de deux mots. Votre existence se résumera à la tentative de dialogue qui, par ailleurs, deviendra de moins en moins possible… La faute est à imputer aux écouteurs frappant d’autisme une part grandissante du peloton.

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© D.L.

10. Des blogueurs débiles…

Dans le milieu du Trail, il y a les coureurs et puis il y a les blogueurs qui vous déboulent une série de 10 raisons pour arrêter le Trail complètement débiles !

D’ailleurs :

  • Bien sûr qu’il faut faire du trail, plus c’est long, plus c’est bon.
  • Oui, il y aura de la douleur mais il y aura toujours un Tuc pour vous remonter le moral.
  • Oui, vous puerez très rapidement mais pas plus qu’après un 10kilomètres sur bitume en pleine ville.
  • Non, vous ne verrez pas que vos pieds parce que le traileur court d’abord pour profiter de la Nature qui l’entoure.
  • La veste de Finisher ? On s’en fout non ?
  • Le Trail reste abordable, il suffit, comme dans tout de se fixer ses limites 😉
  • La Bière ! On ne court pas pour ça à la base ?
  • En groupe d’entraînement, course entre potes ou déconnades aux ravitos avec vos compagnons d’infortune. Le Trail est une grande famille !

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22 Commentaires

  1. Bonjour.
    Je pratique la CAP et le trail. L’un comme l’autre est critiquable, mais il faut garder à l’esprit que le sport et surtout pour le trail, est avant tout le plaisir de courrir. L’échange entre courreurs, on peut aussi prendre du temps à profiter du paysage si le chrono n’est pas une priorité (pour ma part)
    Bien entendu, il faut toujours écouter son corps, chaque individus à ses capacités et ses limites.
    Moi je m’arrête à 46 km, trail des evoissons 80.
    J’ai repris le sport pour perdre du poids et retrouver la forme. Bonne chance aux futurs sportifs.

  2. Super article ! J’ai bien rigolé !beaucoup de vrai dans votre article ! Mais aussi que du bonheur pour ma part d’être finisher !! Dernier en date les Templiers et déjà un regard sur mon prochain

    • Super ! Chacun ses objectifs, chacun ses envies ! Je vous invite à parcourir le blog. Vous y trouverez des compte-rendus de course qui vous donneront l’envie de courir encore plus !

  3. Mais c’est tellement vrai.
    Vous avez oublié ça monte et ça descend, jamais plat.
    Et pour le point 6….Mais comment ils ont pu donner ce prix….on l’a directement mis à la poubelle….
    Vivement le prochain !

  4. Bravo Julien. Au début tu m’as fait peur. Je me suis dit qu’il fallait te mettre dans une maison de retraite. Mais finalement j’espère te rencontrer un jour pour boire une bonne bière d’après Trail. c’est pourtant vrai que c’est une drogue douce.Finisher du Trail des Templiers la semaine dernière, j’en ai pris plein les yeux. Ce matin la Saut’trail 16km de bonheur.

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