Trail Running & Photographie

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Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler d’une passion sous-jacente à la course à pied : la photographie. Mais, loin de moi l’idée de faire un cours de photo générale, je vais aborder la problématique de la photographie en course à pied. Notre discipline n’est pas par nature facile à prendre en photo surtout quand on est seul au milieu des bois. Pourtant, nombre de coureurs ont cette irrépressible envie d’immortaliser leur entraînement, leur compétition ou le paysage qu’ils découvrent en courant… J’en fais partie !

Le choix de l’appareil photo

Avant tout autre chose, le choix de l’appareil photo est essentiel surtout quand on part pour 2 ou 3 heures en entraînement ou lorsqu’on s’élance sur un trail longue distance. L’autonomie, l’ergonomie et surtout la taille de l’appareil photo constituent dès lors des données essentielles pour son choix en plus, évidemment, des qualités techniques. Pour les trailers, on va d’office s’orienter vers un modèle polyvalent mais surtout résistant. J’estime qu’un appareil shock et dust proof est un minimum. De ce côté, les principaless marques proposent désormais des appareils parés pour l’aventure.

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On peut mentionner le Nikon Coolpix AW120, le Ricoh WG-4 GPS, Panasonic DMC-FT5  et l’Olympus Stylus Tough TG-3. Ce type d’appareil est idéal car ils ne risquent rien. Leur point négatif, jusqu’il y a quelques années, étaient d’être de piètres athlètes en faible luminosité. Aujourd’hui, la lignée des appareils « outdoor » a suivi le modèle du premier Olympus Tough en offrant une ouverture de f 2.0 ou 2.8. Cette ouverture est à mon sens un strict minimum. En effet, bien plus que la définition en pixels, c’est bien la qualité de l’optique (et donc de l’ouverture) qui est cruciale. Pour rappel, plus un appareil photo est capable d’ouvrir grand (petit chiffre de focal), plus il est capable de capter de la lumière. Ce type d’appareil est plus à même de prendre de bonnes photos en faible lumière et d’éviter le flou lors de la capture des mouvements.  Maintenant, il faut garder en mémoire que les images ne seront jamais aussi qualitatives qu’avec un reflex. Il ne faut pas rêver.

Revenons à la course à pied, le problème de ce type d’appareil est leur utilisation en course à pied. Assez encombrant (par rapport à la moyenne des compacts), ils doivent être ranger dans le sac ou dans le sac banane : peu pratique quand on part pour un petit entraînement. Par contre, lors d’un raid, d’un trail longue distance ou en randonnée, je pense que ce type d’appareil est le summum en matière de robustesse et de qualité d’images. C’est du moins le meilleur compromis. Kilian Jornet vous dira que lui ça ne lui pose pas de problème d’emmener son réflex dans son sac à dos lors de ses sorties… Mais bon…

Lifeproof Fre iPhone 5

A côté de cela, il y a les outsiders : le smartphone et la GoPro. L’un comme l’autre battent à plat de couture les appareils traditionnels par leur taille (enfin on mettra de côté les Phablet), leur légèreté et leur facilité d’utilisation. Néanmoins, je tiens à spécifier que pour la première catégorie. Il vaut mieux leur ajouter une coque de protection type Lifeproof sans quoi il risque de ne pas faire long feu. A titre personnel, j’utilise principalement un iPhone avec une coque Lifeproof (le 5 et le 6 depuis quelques mois). Autant l’iPhone 5 se rangeait partout autant le 6 est compliqué à glisser dans son short ou son sac banane. L’iPhone (ainsi que d’autres Smartphone) fournissent d’excellentes images sans prise de tête. De plus, on les emporte plus volontiers qu’un appareil photo  de part leurs multiples capacités : téléphone, musique, etc… Enfin, ils permettent un partage instantané sur les réseaux sociaux et les multiples applications rendent le tout très jouissif. Du côté de la GoPro, on retrouve la même facilité d’utilisation et une qualité d’images qui n’a pas à rougir. Par contre, la prise des images se fait un peu au hasard. En effet, à moins d’avoir acheter l’écran de visualisation ou d’avoir la Hero4 Silver, il n’y a pas d’écran permettant de viser et a fortiori de cadrer.

La prise de vue et le traitement

En terme de prise de vue, dès qu’une lumière ou un sujet m’intéresse, je m’arrête et je prends le temps de cadrer quitte à en faire plusieurs. Ma passion pour l’image resurgit naturellement. Je suis incapable de prendre des photos alors que je cours. J’ai besoin de me poser. Dans cet optique, je pourrais utiliser tous les types d’appareils que j’ai présenté. Pourtant, je n’utilise pratiquement que mon téléphone. La raison est simple : un smartphone permet de plus facilement faire… des selfies… Que celui qui n’en a jamais fait me lance la première pierre :D. Finalement, la pratique du selfie en Trail peut d’une certaine manière être moins narcissique qu’ailleurs. Quand on est seul en montagne ou dans les bois, il est difficile de faire autrement pour faire une photo de soi qui témoigne de notre effort. Vous ne trouvez pas?

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Malgré le fait que je travaille dans la photographie, je ne m’étendrai pas sur la manière de prendre une photo. Je pense qu’il ne faut pas  se prendre la tête quand on court. Faites vos photos au feeling. Le résultat n’en sera que plus simple et spontané comme la course à pied… Le Trail est, à ce niveau, une activité parfaite pour prendre des photos. On couvre plus de kilomètres et on découvre donc davantage que la marche. D’un autre côté, on n’a pas l’inconvénient du VTT où il faut descendre du vélo (hormis pour la GoPro), prendre son appareil et enfin prendre la photo. On se partage entre la rapidité de déplacement dans l’environnement et la lenteur de la contemplation.

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Alors que la prise de photos se fait à l’impulsion, je prends généralement beaucoup de temps au niveau de la sélection et du traitements éventuel que j’applique à l’image. Je me permets de vous présenter les applications que j’utilisent le plus (avec un très grand faible pour la première) quand je souhaite retravailler ma photo :

VSCOCam : programme complet et en apparence complexe. Dès qu’on en connaît les ficelles, il se révèle puissant et permet d’être minutieux dans les réglages (contraste, luminosité, tons foncés, tons clairs etc etc). Il est l’outil de nombreux Instagramers. Son seul point négatif est de ne fournir que peu de filtres gratuits.

Afterlight : on pourrait considérer cette application comme une version simplifiée de VSCoCam. En plus, de fournir davantage de filtres, il permet l’ajout de cadre ou de simulation de défauts de pellicules. Plus intuitif, je pense qu’il est le meilleur compromis pour ajouter le petit plus nécessaire à vos photos.

Snapseed : l’usine à gaz de Google. Cette appli est ultra-puissante. Outre la possibilité d’accès aux réglages « classiques », il permet de littéralement modifier et triturer votre image selon votre imagination. Presque tout est possible avec l’appli.

Hipstamatic : envie de faire de votre smartphone un appareil photo? Hipstamatic pousse le concept plus loin. Ici pas question de choisir un filtre après coup, vous devez choisir un objectif et un film AVANT la prise de vue. Le résultat est parfois vous surprendra à coup sur…

Et puis, il y a des fois où la photo brute me plaît et toutes ces applications ne me servent donc à rien 😀 :

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Et vous comment êtes vous plutôt trailer contemplatif ou trailer photographe?

 

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