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    Packraft : les conseils pour se lancer et idées de parcours en Europe

    Vous avez toujours voulu savoir ce qu’était le packraft ? Vous avez envie de vous lancer mais vous ne savez pas par où commencer ? Dans cet article, je vous donne mes conseils pour tester le packraft en Belgique, pour acheter votre première embarcation et surtout une multitude d’idées de parcours pour faire du packraft en Europe ! Alors prêt à embarquer pour vivre des microaventures en packraft inoubliables ?


    Packraft sur l'Ivalojoki

    Le packraft, qu’est ce que c’est ?

    Venu d’Alaska

    Le packraft est un bateau gonflable, léger et compact. Il peut être facilement transporté dans un votre sac-à-dos. Sa légèreté est évidemment son atout principal. Vous devez compter entre 3-4kg pour le bateau, ce à quoi vous devez rajouter les pagaies ! Originaire d’Alaska, il est rapidement devenu devenu incontournable pour tous ceux s’aventurent dans la nature sauvage du plus grand état des États-Unis. Vous avez vu le film Into the Wild de Sean Penn ? Vous savez alors que les rivières en Alaska peuvent vite s’avérer être un problème lors de votre progression dans cette gigantesque étendue sauvage et grandiose.

    Avec le packraft, l’eau n’est plus un obstacle infranchissable mais un allié dans votre progression.

    Dans cette perspective, vous n’êtes plus obligés de faire des kilomètres de détour pour trouver un gué ou un pont. Vous sortez votre packraft de votre sac et vous êtes sur l’eau en 5 minutes pour traverser ou descendre la rivière, le lac ou le bras de mer qui vous sépare du reste de votre périple. Pour ma part, c’est aussi et surtout rapidement un allié parfait pour mes microaventures. En effet, comme il tient dans le sac à dos, cela vous ouvre une infinité de possibilité d’aventures à vivre. Le packraft est un véritable “couteau suisse” pour l’aventurier qui ne veut pas être bloqué dans son envie de découvertes.

    Packraft dans les Lofoten et ascension du Helvestinden

    L’Aventure au bout de la pagaie

    Quand j’ai eu l’occasion de tester le packraft en 2016, j’ai été directement conquis par cette discipline ; non seulement par l’expérience en elle-même mais également par toutes les perspectives qu’elle permet. En effet, grâce à sa légèreté, son volume et la facilité de navigation, il possède tous les ingrédients pour être au coeur de vos aventures. D’ailleurs depuis lors, je ne cesse d’emmener avec moi le packraft en randonnée, en course à pied et bientôt en vélo. La microaventure en packraft est d’ailleurs désormais au centre de mes activités outdoor.

    Le packraft ouvre le champs des possibles de l’outdoor

    Vous l’aurez compris, les perspectives outdoor sont multiples. Personnellement, depuis 2016, j’ai surtout utilisé le packraft en combinaison avec la randonnée comme vous le verrez plus bas dans l’article. Néanmoins, il est tout à fait possible de combiner le packraft avec le VTT, le Gravel, l’alpinisme et la course à pied. Sur ce point, j’ai eu l’occasion à plusieurs reprises d’embarquer mon packraft dans un sac-à-dos et remonter une rivière en courant… Tout est possible avec le packraft. La seule limite est finalement votre imagination.

    Jostedalsbreen : Packraft et rando glaciaire en Norvège

    Packraft vs Kayak

    Vous êtes nombreux à me demander en quoi le packraft est différent du kayak et, a fortiori, du kayak gonflable. En fait, la différence est totale. De là, il découle logiquement une utilisation différenciée.

    Forme

    La forme d’un kayak et d’un packraft est sensiblement différente. En effet, le kayak (gonflable ou non) possède une quille dont le giron (courbure) est plus ou moins prononcé suivant les types (mer, rivière, slalom,…). De son côté, le packraft a un fond totalement plat. Même si le nez du bateau peut varier selon les types de packraft, la forme globale reste relativement identique.

    De plus, la dimension des deux types d’embarcation diffère très largement. D’un côté, le kayak sera très long et étroit. D’un autre côté, le packraft aura tendance a être plus court et plus large. Ces deux différences ont un impact considérable au niveau du comportement des deux embarcations.

    Comportement

    De part sa forme allongée et la présence d’une quille, le kayak sera toujours plus rapide. En effet, il fend l’eau et vos coups de pagaies seront toujours plus efficaces. De son côté, le packraft n’a que peu d’inertie. Cela signifie que si vous arrêtez de pagayer, vous n’avancerez plus (ou tout au plus au rythme de la rivière).

    Par contre, le packraft étant beaucoup plus compact et court qu’un kayak, vous aurez globalement une meilleure maniabilité. Ainsi, il ne vous faudra pas plus d’un coup de pagaie pour faire demi-tour. Ce qui est impossible avec un kayak. Du coup, le packraft sera beaucoup plus ludique dans les passages un peu plus techniques. Cela permettra aussi d’aborder des difficultés avec moins d’expériences que ce qu’il faut en kayak.

    Ces différences sont évidemment liées à l’utilisation de ces deux types de bateaux. Même si vous retrouverez beaucoup d’idées de microaventures en packraft sur ce blog, il faut garder en mémoire qu’il n’est pas prévu pour faire de la distance. Le packraft est surtout destiné aux traversées de lacs, de rivières ou de courts passages en rivière… Bref, c’est un outil pour passer des obstacles et continuer votre aventure plus qu’une embarcation au long cours. Cela n’empêche pas d’en profiter en acceptant ses limites.

    Stabilité

    En vitesse, le kayak bat allègrement le packraft. Par contre, ce dernier est le champion toute catégorie de la stabilité. De fait en kayak, vous serez toujours assis au dessus de l’eau contrairement au packraft. Dans ce dernier, vous êtes au niveau de l’eau voir légèrement en dessous à cause de son fond plat. Cela rend le packraft extrêmement stable et vous permettra d’aborder des rivières de classe I, II (ou même III) aisément alors que ces mêmes rivières demanderont au kayakiste ou canoéiste une expertise plus importante.

    Poids

    Autre point sur lequel le packraft est imbattable, c’est le poids. En effet, avec ses 2-3kg, aucun kayak, canoe ou leurs homologues gonflables ne peut rivaliser avec lui. Pour vous donner une idée, il faut compter 12kg pour un kayak gonflable. Il n’y a pas photo comme on dit !

    5 jours d'aventure dans les fjords de Norvège

    Tester le packraft en Belgique

    J’ai eu l’occasion de découvrir le Packraft il y a 3 ans lors d’une initiation sur l’Ourthe organisée par Luc de Pack and Raft. Je me souviens encore de ce jour de juin orageux. Il pleuvait des cordes et malgré cela, c’était un pur bonheur. Je goûtais à la maniabilité et à la polyvalence de cette petite embarcation.

    Depuis cette date, de l’eau à couler sous les ponts, j’ai acquis plusieurs packrafts et j’ai réalisé par mal de descentes de rivières en Belgique ou à l’étranger. Cette passion, comme la randonnée et les voyages, je souhaite le partager. Dès lors, en 2020, je vous proposerai également des formules packraft en Belgique et ailleurs.

    Pack and Raft

    • Formule à la journée
    • Séjours à l’étranger
    • Packraft & Bivouac
    • Location de Packraft

    Sentiers du Phoenix

    • Formule à la journée (janvier 2020)
    • Séjours à l’étranger (Lofoten & Tromsø)
    • Packraft & Bivouac (à partir de 2020)
    • Location de Packraft

    Packraft en Ardenne Descente de l'Ourthe
    Descente de la Vierre en Packraft

    Acheter son packraft ?

    Quels packrafts choisir ?

    Il existe plusieurs types de packaft en fonction de leur utilisation. Néanmoins, les formes et usages restent toujours dans le même rayon d’action. Et malgré la diversité (qui ne fera qu’augmenter avec le temps), il faut garder en mémoire l’usage que l’on souhaite en faire et accepter les compromis. Pour résumer, nous pourrions dire qu’il y a trois grands types de packraft :

    • Aventure : polyvalence et légèreté sont les maîtres mots
    • Eau-vive : solidité, résistance et protection
    • Lac : longueur, stabilité et efficience

    Voici les grands éléments qui distingueront les différents types de packraft :

    • 1 ou 2 personnes : attention que les deux personnes sont beaucoup plus lourds (logiques) et s’éloignent de l’idée de bâteau compact
    • Avec ou sans ponton : appelé également jupe, cela protège des éclaboussures et des rentrées d’eau dans le bateau mais cela l’alourdit.
    • Longueur variable : plus c’est court, plus c’est maniable ; plus c’est long, plus il y a de l’inertie, plus on avance efficacement.
    • Avec ou sans attache : pour attacher un sac ou du matériel à l’extérieur du bâteau. C’est capital !
    • Nez plus ou moins relevé : en toute logique, plus la proue du bâteau est relevée plus vous saurez le charger et/ou franchir des vagues hautes.
    • Matériaux utilisés : c’est sans doute l’élément le plus important car il conditionnera trois aspects : le volume, le poids et la résistance.
    Packraft sur la rivière Oulanka - Laponie finlandaise

    Les packrafts testés

    Plutôt que de vous parlez des nombreux Packrafts existants sur le marchés, je préfère vous parler de ceux que j’ai réellement testés sur le long terme. Vous trouverez de nombreux articles sur le net où l’auteur n’a jamais testé les bateaux dont il parle. J’ai personnellement eu l’occasion de tester deux packrafts de la marque américaine Kokopelli et un de la marque allemande Nortik. Il existe d’autres marques comme MRS, Alpacka, Anfibio,

    Kokopelli Hornet

    Il y a deux ans. J’ai été contacté par la jeune entreprise américaine Kokopelli pour tester leur embarcation la plus légère : le Hornet.

    Qualités

    C’est un bateau léger et compact (2kg). Il est impossible d’avoir une version avec pont. Dans cette perspective, il sera parfait dans vos aventures à la journée sur des lacs, des rivières calmes de Classe I (type Semois ou Ourthe). De plus, je le conseillerais aisément comme premier bateau car sa maniabilité et sa légèreté en font un allié de choix. Ce bateau est très court et ne conviendra pas aux grands gabarits.

    Défauts

    Malheureusement, il supporte assez mal d’être chargé et aura tendance à prendre vite l’eau sur des rivières un peu chahutées. De plus, sa maniabilité peut se révéler assez pénible sur des parcours plus longs (au delà de 15km). En effet, la proue a tendance à partir à gauche à droite, ce qui aura tendance à fatiguer le pagayeur. J’ai également trouvé que le fond du packraft était relativement fragile. La société m’a fait savoir que ce problème était désormais corrigé.

    Les +

    • Léger (2kg)
    • Compact
    • Maniable
    • Parfait pour un premier packraft

    Les –

    • Peu ou pas d’inertie
    • Supporte mal la mise en charge
    • Fonds fragile sur les premières versions
    • Un peu petit pour les grands gabarits

    Prix : 599€

    Nortik Trekraft

    Très rapidement après avoir reçu mon premier packraft, j’ai cherché à en acquérir un second packraft pour être accompagné dans mes aventures. J’ai été contacté par la société Faltboot.de qui m’a proposé de tester le Nortik Trekraft. Ce packraft existe également avec un pont pour l’eau-vive.

    Qualités

    Le Nortik est pour moi le meilleur rapport-qualité prix. En effet, plus long que la moyenne de sa catégorie, il conviendra parfaitement au grand gabarit et pourra aisément embarquer votre sac-à-dos sur la proue. Sa longueur lui confère une inertie parfaite sur rivière qui le rend extrêmement efficient. De plus, il est fabriqué dans des matériaux de qualité.

    Défauts

    Son principal défaut est peut-être son volume dégonflé. Moins compressible, il prendra donc plus de place dans votre sac. De plus, les valves de gonflages sont un peu fragile et se détache rapidement avec une utilisation intensive. Finalement, c’est le seul élément qui laisse transparaître le côté “entrée de gamme” du bateau.

    Les +

    • Longueur intérieure
    • Inertie
    • Solidité des matériaux pour le prix
    • Rapport qualité/prix imbattable

    Les –

    • Valve un peu fragile si utilisation intensive
    • Compression un peu limite

    Prix : 599€

    Packraft dans les Lofoten et ascension du Helvestinden

    Kokopelli Rogue Lite

    Bien qu’extrêmement content du Nortik Trekraft, je le trouvais encore trop volumineux pour des voyages plus longs. Du coup, j’attendais avec beaucoup d’impatiences le Kokopelli Rogue Lite car il reprend les dimensions du Hornet Lite mais avec des matériaux bien plus solide tout en restant extrêmement compact.

    Qualités

    Le Kokopelli Rogue Lite reprend pour moi tous les avantages du Hornet (presque) sans les inconvénients. En effet, tout en restant très court, il laisse plus d’espace à l’intérieur pour le pagayeur. Les matériaux choisis sont également plus costauds. Cela impacte son poids bien évidemment mais presque rien (400g). Contrairement au Hornet Lite, le Rogue est beaucoup plus stable et possède, malgré sa petite taille, une inertie qui le rend agréable sur de plus longs parcours.

    Défauts

    Pour le moment, je ne vois pas beaucoup de défauts à ce Rogue Lite hormis son prix (plus de 1000€). Compact, léger, stable et agréable sur des parcours plus longs. Je pense que c’est le packraft qui convient le plus à mes activités actuelles. Cette polyvalence est vraiment sa plus grande force. De pluis, il est beaucoup plus à son aise sur des rivières plus mouvementées. J’aurais peut-être apprécié quelques centimètres supplémentaires en longueur.

    Les +

    • Léger (2,4kg)
    • Compact
    • Stabilité
    • Efficient sur l’eau

    Les –

    • Un peu court pour les grands gabarits
    • Prix

    Prix : 1080€

    Mon conseil d’achat

    Comme vous l’aurez remarqué, aucun des packrafts testés ne disposent de pont. Beaucoup vous conseilleront d’en prendre un. Personnellement, je ne vous le conseille pas, en tout cas pour votre premier packraft. En effet, le ponton va alourdir et augmenter le volume du packraft (sans compter une augmentation du prix). Si vous souhaitez partir à l’aventure avec, ce sont deux paramètres capitaux en faisant votre sac-à-dos.

    Certes, un ponton vous protégera des éclaboussures et des vagues. Dès lors, cela vous permettra d’attaquer des rivières de Classe II ou III avec plus de confort. Mais honnêtement, qui de vous va s’attaquer à ce type de rivière en n’ayant jamais fait de packraft avant ? Quand bien même vous souhaiteriez vous y frotter, un packraft sans ponton peut très bien faire le job.

    En effet, j’ai ainsi fait avec des potes la rivière Ivalojoki en Laponie finlandaise dont certains rapides étaient en Classe III. Certes, nous avons parfois été mouillés lors de leur passage. Les embarcations prenaient aussi l’eau avec les vagues. Lorsque c’était le cas, nous nous arrêtions, vidions et on repartait ! Dans cette perspective, je vous conseille d’investir dans un pantalon imperméable plutôt que dans un packraft avec ponton.

    En bref, je vous conseille de prendre un packraft (1 place) polyvalent, léger et compact afin de ne pas vous restreindre dans son utilisation. De toute façon, il n’y a aucune rivière de classe III en Belgique et cela nécessite d’être accompagné quoiqu’il arrive ! Pour le reste, suivant l’utilisation que vous allez en faire, choisissez un packraft avec un peu de longueur pour gagner en efficience sur la rivière.

    Où acheter ?

    Du fait de la relative confidentialité de cette discipline en France et en Belgique, il est parfois difficile de s’en procurer. Je vous liste ici une série de site web et de personnes qui pourront vous aider dans votre démarche d’achat.

    Où faire du packraft ?

    Préparer sa sortie en packraft

    Vérifier l’état de la rivière

    C’est la base mais il y a des règles concernant la circulation sur les rivières en Belgique et à l’étranger. Il va de soi qu’il faut s’y conformer. Ainsi certaines rivières sont fermées une partie de l’année. D’autres voient certains de leurs tronçons totalement interdits. Enfin, suivant le niveau d’eau, les rivières peuvent être fermées. En bref, il faut se tenir au courant de ces règles avant d’envisager quoique ce soit.

    Vérifier l’état de son embarcation

    Cela peut paraître évident mais il convient de vérifier l’état de son packraft avant de partir à l’aventure. En effet, il arrive parfois que l’on replie son embarcation trop vite et que l’on emprisonne de petits objets qui peuvent endommager l’embarcation. L’idéal est donc de replier son packraft sec et propre. Dans le cas contraire, il convient de vérifier son état avant de faire son sac.

    Ne pas se surestimer

    Le packraft, c’est fun mais c’est un sport. Surtout si vous partez pour plusieurs jours ou sur une rivière un peu nerveuse, il convient d’avoir conscience de ses compétences et surtout de ses limites. Si vous n’êtes pas surs de vous, faites-vous accompagner par un professionnel. De la même manière, je vous déconseille d’aller au delà d’une rivière de classe II sans accompagnement. Au regard de la longueur de votre aventure, pensez à votre entraînement, à la possibilité de raccourcir éventuellement et, à nouveau, à votre niveau physique.

    Classement des rivières

    Classe I :  Très facile, courant faible ou nul, bancs de sable ou de galets. Une bonne maîtrise du bateau en eaux calmes est tout de même nécessaire à cause du vent possible et de l’approche des barrages ou des piles de ponts.

    Classe II : Assez facile, brefs courants rapides possibles, petites vagues régulières et drossages, manœuvres autour de rochers, sauts de déversoirs campagnards ou de seuils larges et francs. Bonne connaissance des manœuvres en petit courant, sinon risque pour le bateau. Pontage possible mais non indispensable.

    Classe III : Devient difficile, courant parfois violent, fortes vagues régulières, bon courant dans rapides rocheux, seuils manœuvriers mais bien marqués, bateaux pontés. Equipiers montrant réflexes et sang-froid.

    Classe IV : Difficile, longs rapides encombrés que l’on doit connaître, fortes vagues irrégulières à franchir en tenant compte de rochers émergeants ou affleurants, gros seuils francs à enchaîner, l’équipier doit ajouter la force au sang-froid. Casque obligatoire, gilet de sauvetage portance supérieure à 6 kg, bon équilibre et manœuvres efficaces en appui. Esquimautage souhaitable.

    Classe V : Très difficile, absolument réservée aux très bons pagayeurs en bonne condition physique. En fortes eaux, les manœuvres en suspension deviennent complément indispensable des directionnelles. Connaissance exacte du parcours difficile à retenir, reconnaissances fréquentes, équipes homogènes et se connaissant bien sont indispensables. Esquimautage vivement recommandé

    Classe VI :  A la limite du possible, réalisable seulement dans les meilleures conditions de niveau par certains pagayeurs de V à une certaine époque de Ieur carrière sportive. En principe infranchissable en raison de la pente et de l’encombrement. Il y a des passages ou de courtes sections classe VI, mais on ne peut envisager une classe VI continuelle.

    Sources : https://www.rivieres.info/gpr/difficulte.htm

    Naviguer en sécurité

    Le gilet de sauvetage est plus que recommandé. Souvent décrié car volumineux (et en opposition avec le principe du packraft), j’ai trouvé un gilet d’aide à la flotaison qui tient dans la main. Sur certaines rivières (à partir de la classe III), il conviendra de porter un casque. Et à nouveau, le principe de base qui régit la sécurité : avoir conscience de ses limites.

    Respecter l’environnement

    La nature nous offre son terrain de jeux. Il convient de respecter les règles établies (période de navigation, aire d’embarquement,…). Ensuite, la base de tout amoureux de nature : on ne laisse rien derrière soi si ce n’est les souvenirs de son aventure. En Scandinavie, on veillera à bien faire sécher son embarcation avant de replier. En effet, une bactérie sévit là haut. Pour éviter sa propagation, il est recommandé de faire sécher totalement son embarcation.

    Packraft en Belgique

    Ourthe

    S’il y a bien une rivière à faire en packraft en Belgique, c’est l’Ourthe. Au départ du barrage de Nisramont et jusque Maboge, c’est à mes yeux une des plus belles portions de rivière de Belgique. À quelques encablures des villages, vous aurez pourtant l’impression d’être au milieu de nulle part au fond de cette vallée encaissée. De plus, ce parcours vous permettra de contempler le célèbre rocher du Hérou d’en bas. Quelques passages ludiques parsèment le parcours et donnera à votre descente un petit parfum d’aventure.

    Les forbans de l’Ourthe deviennent des vagabonds errant par monts et par vaux…

    Le parcours que je vous propose dans l’article ci-dessous peut-être réalisé sans packraft. En effet en saison, vous pourrez démarrer du barrage de Nisramont et demander à débarquer à Maboge. Sans prendre le bus de retour, vous pourrez remonter à pied jusqu’au point de départ. Pour les possesseurs de packraft, vous pourrez démarrer de Maboge et commencer par la partie randonnée. Cette dernière vous amènera assez rapidement sur les hauteurs à la forteresse du Cheslé, le long de l’Ourthe et sur le sommet du rocher du Hérou. Ce parcours est une véritable successions de panoramas parmi les plus beaux de la Haute Ardenne.

    Vous trouverez récit, trace GPX et conseils dans l’article dédié à lire ici

    Packraft en Ardenne Descente de l'Ourthe

    Semois

    S’il y a bien une rivière emblématique en Ardenne, c’est la Semois. Sinueuse et théâtrale, elle offre en automne des petits airs de Canada que je vous propose de découvrir ici. Partez une journée le long de sa partie namuroise, c’est une microaventure idéale à faire en famille. Vous aurez l’occasion de découvrir les points de vues exceptionnels de la Semois namuroise et profitez d’une des parties de la rivière les moins connues. Clairement l’une des expériences de packraft en Belgique à faire au moins une fois.

    Descendre au rythme de la rivière, c’est jouer la partition de la Nature. Rivière, veine où coule la nostalgie d’une nature intacte !

    Le parcours démarre de Membre-sur-Semois pour vous amener à pied vers La Forêt, l’un des plus beaux villages de Wallonie. Cette partie, bien qu’assez courte, vous réserve quelques belles côtes, histoire de vous mettre en haleine. Arrivé à La Forêt, vous mettrez votre packraft à l’eau ou, si vous n’en avez pas, vous vous rendez jusqu’à Vresse-sur-Semois pour louer un kayak. De là, vous pourrez redescendre à votre aise jusque Membre en profitant d’une rivière calme et reposante.

    Vous trouverez récit, trace GPX et conseils dans l’article dédié à lire ici

    Descente de la Semois namuroise en Packraft

    Vierre

    La Vierre est une petite rivière discrète au coeur de l’Ardenne belge. Elle fait partie de ces petits joyaux préservés et uniquement accessible du 1er octobre au 16 mars. La raison est simple, elle fait partir intégrante d’écosystèmes extrêmement riches et fragiles. Vous l’aurez compris également. Pour naviguer sur cette rivière, il vous faudra être totalement autonome et disposer de votre propre embarcation.

    Branches, rochers, méandres serrés, la Vierre se révèle instantanément comme une véritable rivière sauvage, libérée de toute contrainte humaine…

    Pour profiter encore davantage de l’isolement, j’ai choisi pour descendre la Vierre une des rares journées de neige de 2019. Dans le silence assourdissant d’une journée neigeuse, je me suis retrouvé seul au coeur d’une nature belle mais exigeante. En effet, la Vierre n’est pas compliquée dans son cours mais en véritable rivière sauvage, elle est jalonnées de troncs, de barrages de castors, de branches qui compliquent l’avancée ; sans doute l’expérience de packraft en Belgique la plus sauvage.

    Vous trouverez récit, trace GPX et conseils dans l’article dédié à lire ici

    Descente de la Vierre en Packraft

    Packraft en Europe

    Rivière Oulanka en Finlande

    Au coeur de la Laponie finlandaise, à quelques encablures de la frontière russe, s’écoule la rivière Oulanka qui traverse le parc national du même nom. C’était la première fois que je partais pour deux dans l’inconnu et la nature sauvage. Cette expérience m’a tellement marqué qu’en septembre 2019, un an plus tard, je réitérerai l’expérience sur une autre rivière laponne. Une fois que vous avez goûter au silence et à l’immensité de la nature sauvage, il est difficile de s’en défaire.

    Au fur et à mesure, Oulanka apparait à mes yeux comme une entité vivante. Son esprit m’enveloppe de son manteau de sauvagerie. Dorénavant, je fais partie de la forêt !

    La rivière Oulanka n’est vraiment pas une rivière compliquée. Je la comparerais à la Semois en Belgique. C’est un “long fleuve tranquille” qui vous emmènera au coeur de la forêt. Même en pleine saison, vous vous retrouverez seuls la plupart du temps. La saveur du feu de camps et le retour à pied jusqu’au point de départ ne feront que vous confortez dans cette idée : la forêt fait désormais partie de vous ! Sans doute l’une des plus belles descentes de rivière à faire en packraft en Europe.

    Vous trouverez récit, trace GPX et conseils dans l’article dédié à lire ici

    Packraft sur la rivière Oulanka - Laponie finlandaise

    Les Lofoten en Norvège

    Les Lofoten, ahhh les Lofoten ! Je pourrais vous en parler pendant des heures tant elles résonnent en moi comme un lieu parfait pour les activités de pleine nature. Du coup, il était impensable pour moi de revenir dans ces îles sans mon packraft ! Quand j’ai eu connaissance d’une plage reculée au fond du Reinefjord, il n’en fallait pas plus pour me pousser à le traverser et aller ce qui se cachait au bout.

    Sous nos frêles esquifs, les abysses océaniques : boite de pandore de notre microaventure !

    Alors que j’étais au milieu du fjord, quelle ne fut pas ma surprise de contempler au loin une famille d’orques. Ils avaient élu domicile dans le fjord depuis quelques jours. C’était un spectacle aussi impressionnant qu’imprévu. Je n’ai d’ailleurs eu de cesse de penser à cette rencontre en gravissant le Helvestinden. La combinaison des deux à fait de cette microaventure en packraft, une expérience inoubliable que je vous souhaite de vivre !

    Vous trouverez récit, trace GPX et conseils dans l’article dédié à lire ici

    Parcours en packraft dans le Reinefjord

    Sur un lac glacière en Norvège du sud

    Lors de mon voyage en Norvège en 2018, il y avait une chose que je voulais absolument faire : observer le front de glace du Jostedalsbreen en traversant le lac de Styggevatnet. Je trouvais ce lieu absolument extraordinaire, presqu’irréel d’ailleurs. Je n’ai pas été déçu. La météo était avec moi. Cette microaventure en packraft reste et restera sans doute l’une de mes plus belles expériences de voyages.

    Imaginez un mur de glace de 40 mètres de haut tombant à la verticale dans un lac glaciaire. Marmoréen et grandiose…

    De fait, en arrivant à proximité du glacier avec le packraft, cela en est presqu’intimidant. La nature possède à ce moment précis ce pouvoir indicible et terriblement fort de vous faire sentir minuscule. En même temps, vous prenez conscience dans la même seconde de la profonde fragilité de ces titans de glace. Vous trouverez dans l’article une compagnie qui propose le même type d’expérience (en kayak) si vous ne disposez pas de packraft.

    Vous trouverez récit, trace GPX et conseils dans l’article dédié à lire ici

    Packraft
    Julienhttps://www.sentiersduphoenix.be
    Je m'appelle Julien, j'ai 30 ans. Je suis passionné d'aventures, de nature et de sports outdoor. Mon blog "Sentiers du Phoenix" est un peu comme mon feu de camps permanent autour duquel je te partage toute ma passion pour l’Aventure, le Trail et la vie en pleine nature. On part ensemble à l'aventure ?

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