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    3 idées de microaventure dans les Lofoten

    Les Lofoten commencent à susciter de plus en plus de passion parmi vous. Les montagnes dantesques, l’eau turquoise, les fjords majestueux, ces îles n’ont pas besoin d’être vantées tant leur beauté s’exprime partout. Il n’y a pas un endroit qui ne provoquera votre imagination.Entre son passé viking, la véhémence de sa météo et la dureté de ces sentiers, visiter les Lofoten devient une épopée en soi ! C’est la raison pour laquelle je vous donne 3 idées de microaventure dans les Lofoten afin de les découvrir à leur juste valeur.


    La Microaventure dans les Lofoten

    La microaventure, l’aventure au bout du jardin !

    Depuis deux ans maintenant sur le blog, j’ai décidé de mettre l’accent sur les microaventures. Ces aventures « miniatures » n’ont rien à envier leurs grandes soeurs au niveau de leur pouvoir de dépaysement et de déconnexion. Pour rappel, le concept inventé par Alastair Humphreys est au coeur d’une réflexion globale sur le voyage et son impact environnemental. En effet, avec la microaventure, c’est aussi apprendre à dissocier voyage avec avion et destination lointaine.

    En effet, par essence, la microaventure se vit à deux pas de chez soi, au bout du jardin ou derrière la porte (c’est au choix). Il n’y a pas besoin de partir à l’autre bout du monde pour vivre des choses extraordinaires. Bivouaquer seul dans les bois, descendre une rivière en packraft ou encore prendre son vélo pour traverser sa région, les possibilités sont, vous vous en doutez, infinies. Finalement, la seule limite aux microaventures est votre propre imagination.

    Packraft sur la rivière Oulanka - Laponie finlandaise

    La Microaventure, en voyage !

    Le concept d’Alastair Humphreys est donc profondément local. Cependant, lui est un aventurier professionnel constamment en vadrouille. Pourtant, la majorité d’entre nous n’avons pas cette chance. D’un côté, préparer une expédition, une vraie, est souvent extrêmement chronophage entre la préparation physique et matériel. D’un autre côté, partir en « vacances » n’est pas toujours compatibles avec des expéditions engagées et longues, a fortiori quand on part avec la petite famille. Du coup, je me suis dit que la microaventure pouvait être aussi un moyen de dynamiser ses vacances. Cela leur donnera un petit goût d’aventure et de dépassement de soi.

    Durant l’été 2019, lorsque je suis parti en roadtrip en Scandinavie pendant 1 mois, j’ai ainsi ponctué mon roadtrip de microaventures. Là où ce voyage aurait pu se limiter à un « simple roadtrip » consumériste (c’est-à-dire voir le plus en un minimum de temps), j’ai décidé de faire l’inverse. J’ai parcouru la carte des régions traversées. J’en ai supprimées certaines à cause de leur trop grande popularité. J’en ai par contre ajoutée d’autres que je ne connaissais pas. Après avoir pris mes renseignements, j’ai alors planifié une multitudes de microaventures qui me permettraient de m’imprégner des lieux en m’inspirant du concept (autosuffisance, challenging et en pleine nature).

    Bivouac dans les Lofoten sous le soleil de minuit

    Dans les Lofoten

    Parmi les régions pointées sur la carte, il y avait les Lofoten. Ces îles, je les connais bien puisque je m’y étais déjà rendu en 2016. C’est un voyage dont je vous ai déjà longuement parlés car il a littéralement transformé ma manière de voyager. Alors qu’avant je ne voyageais que pour courir et faire du sport, j’ai pris une telle claque que j’en suis venu à vouloir voyager pour la beauté du voyage lui-même et non plus seulement pour le dépassement de soi.

    Et dans les Lofoten, l’hérésie la plus totale est de rester au niveau de la mer. En effet, si vous faites cela, vous n’en aurez qu’un aperçu extrêmement limité. Pour se faire une vraie idée de cet archipel, il faut partir explorer les montagnes et vous y « perdre ». Le gros avantage de la Norvège (et donc des Lofoten) est d’offrir un droit de nature. Ce dernier permet ainsi de bivouaquer presque où on veut, de vagabonder librement, de cueillir des baies et de pêcher des poissons en mer. En bref, les Lofoten sont un terrain de jeu infini et parfaitement adapté à la microaventure. Je vous propose d’ailleurs de vous en proposer trois qui vous plairont plus que certainement !

    Bivouac dans les Lofoten sous le soleil de minuit

    3 idées de microaventure dans les Lofoten

    Être autonome dans les Lofoten, le prix de la liberté

    Après avoir découvert les Lofoten en 2016, je voulais les aborder différemment cette année. Les microaventures ont été un bon moyen de passer plus de temps en pleine nature tout en en prenant plein la vue. Les 3 microaventures décrites ci-dessous m’ont pris 4 jours au total. Beaucoup d’entre vous me demandent si les Lofoten sont chères. La réponse simple est : oui, oui et re-oui. Cela veut dire que si vous devez dépendre au niveau nourriture, logement et activités de ce qui est présent sur les îles, cela risque de vous coûter une tuile. C’est la raison pour laquelle, pour éviter la même déconvenue budgétaire qu’en 2016, nous avons été totalement autonome cette fois-ci.

    De fait, je logeais dans ma tente de toit NaïtUp. Pour éviter les prix exorbitants de la nourriture, j’avais pris une cargaison de repas lyophilisés et stérilisés de chez Lyophilisé&Co. Enfin, toutes les microaventures ont été menées avec mon propre matériel (notamment pour la traversée du Fjord en Packraft). Tous ces paramètres m’ont permis durant un mois entier de comprimer au maximum mes dépenses notamment dans les Lofoten qui en sont le paroxysme. En fait, comme partout en Norvège, c’est le prix des logements qui risquent de grever votre budget. Du coup, si vous aviez un élément à prendre en compte, c’est celui-là. De plus, les Lofoten (et la Norvège) proposent la solution à ce problème avec le droit de nature.

    Bivouac dans les Lofoten sous le soleil de minuit

    1. Packraft dans les Lofoten & ascension du Helvetestinden

    Nous sommes arrivés dans les Lofoten en bateau depuis Bodø. En effet, comme nous venions de passer une semaine dans les fjords du sud, le ferry était le moyen le plus court, le plus rapide et le meilleur marché pour rejoindre l’archipel. Après avoir dormi sous un ciel rougeoyants et magnifique, nous nous sommes rendus au célèbre village de Reine. Là, nous avons gonflé nos packrafts pour traverser le fjord et partir à la découverte de la plage cachée de Bunes. Cette plage n’est en effet accessible que par bateau (ou par un longue marche à travers les montagnes).

    Lors de cette traversée, nous avons eu la chance d’être accompagnés par un groupe d’orques. C’était totalement magique de voir ces majestueux mammifères marins à quelques encablures de nos frêles embarcations. Je dois d’ailleurs vous avouer que dans un premier temps, je n’en croyais pas les yeux. Cette rencontre a d’ailleurs presqu’éclipsé la beauté absolue de la plage de Bunes ! Alors que nous étions en train de casser la graine sur la plage, l’Helvetestinden a attiré mon regard. J’imaginais déjà la vue au sommet face à l’océan. Il n’en fallait pas plus pour me motiver à y monter. Cahin-caha, j’ai trimballé mon packraft, mon sac et ma carcasse là haut. Que dire ? Si ce n’est que c’était juste au dessus de mes attentes…

    Vous trouverez infos, traces GPX et avis dans l’article dédié à lire ici

    Packraft dans les Lofoten et ascension du Helvestinden

    2. Bivouac dans les Lofoten sous le soleil de minuit

    J’étais reparti des Lofoten en 2016 avec un regret : celui de pas avoir fait un vrai bivouac au sommet d’une montagne. C’est donc avec cette idée bien précise que je débarquais dans les Lofoten en 2018. J’avais repéré, lorsque nous avions fait l’ascension du Munkan, un sommet assez plat juste en face : le Veinestinden. C’est ainsi qu’au détour d’un chemin chaotique et à travers le dénivelé dantesque des Lofoten, nous nous sommes frayés un chemin jusqu’au sommet. Longeant toute la crête dominant Reine, nous avons établi notre camps au bord du gouffre. Grandiose !

    Une fois installé, le soleil commença sa lente descente vers l’horizon qu’il ne fit qu’effleurer. Nous avons alors profité d’un opéra de couleurs chatoyantes. Il m’a d’ailleurs fallu du temps avant d’arriver à quitter un tel spectacle des yeux. Je suis resté en contemplation jusqu’à une heure avancée de la nuit. La magie du soleil du minuit est juste sans commune mesure. En contre-bas, j’ai pu apercevoir le groupe d’orques que j’avais eu la chance de côtoyer le jour précédent. Comme vous pouvez l’imaginer, le tableau était parfait. Je pense qu’il faut vraiment être difficile pour ne pas rester contemplatif des heures durant face à tel spectacle. Le lendemain, nous avons prolongé le plaisir en redescendant par le « trop » célèbre Reinebringen. Vous trouverez toutes les informations dans l’article ci-dessous.

    Vous trouverez infos, traces GPX et avis dans l’article dédié à lire ici

    Bivouac dans les Lofoten sous le soleil de minuit

    3. Higravstinden – Ascension du plus haut sommet des Lofoten

    Le retour sur le plancher des vaches fut assez difficile après avoir passé deux jours dans un autres mondes. C’est la raison pour laquelle il fallait absolument que nous grimpions un ultime sommet avant de quitter ces îles et continuer notre voyage. L’Higravstinden n’est sans doute pas la montagne la plus connue des Lofoten. Pourtant, il s’agit de leur point culminant : 1146m de pure verticalité, une absence quasi totale d’informations et, d’après les locaux, le sommet le plus technique à atteindre. Il n’en fallait pas plus pour s’y attaquer.

    Certes, cette ascension ne dure que quelques heures. Cependant, j’aime la considérer comme l’une des microaventures des Lofoten que nous avons vécues. Les émotions sont telles qu’elles fondent une aventure à elle-seule. En effet, cette ascension est sans doute l’une des ascensions les plus techniques que j’ai pu faire. Après quelques centaines de mètres de dénivelé, c’est un monde de roches et de verticalité qui s’offre à la tête brulée qui tente l’ascension. Cette dernière n’est d’ailleurs qu’à tenter avec une bonne dose d’inconsciences et/ou d’expériences (biffez la mention inutile). Je vous parle de tout cela dans l’article ci-dessous.

    Vous trouverez infos, traces GPX et avis dans l’article dédié à lire ici

    Higravstinden - Ascension du plus haut sommet des Lofoten
    Julienhttps://www.sentiersduphoenix.be
    Je m'appelle Julien, j'ai 29 ans. Je suis passionné de course à pied et d'aventures. Je partage sur ce blog mes pérégrinations. Je suis également guide de randonnée, photographe, vidéaste et rédacteur freelance.

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