Le Trail running, une fin en soi ?

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Cela va faire quatre ans que je cours, quatre ans que je découvre de nouveaux sentiers, quatre ans que je me plie à un entraînement régulier et prenant, quatre ans que je découvre de nouveaux horizons. Pourtant, le Trail running serait-il une fin en soi ? Cette discipline pourrait-elle se satisfaire d’elle-même ?

Trail running : l’institution

Je cours, vous courrez, nous courons de plus en plus longtemps et sur des distances de plus en plus longues. On met un pied devant l’autre. On avance. On inspire, on expire. On se complaît dans cette forme d’exercice spirituel. Les mètres défilent. On accroche un dossard, on attaque, on abandonne, on est premier, on est dernier. Nous passons la ligne d’arrivée.

Pourquoi ? Pour la beauté de la discipline ? Pour ces deux mots devenus « à la mode » : Trail Running ! Je suis TRAILEUR. Pour la fierté de l’objectif accompli ? Pourquoi courons-nous ? Pourquoi nous satisfaisons-nous seulement de cette discipline ?

On se lève « Trail », on se couche « Trail », on s’entraîne « Trail ». Bref, on s’enferme petit à petit dans la discipline.

Trail running, une fin en soi

Il n’y a pas que les kilomètres, il n’y a pas que les heures d’entraînement, il n’y a pas que les courses ! Pourquoi courons-nous sur les sentiers ? N’est-ce pas avant tout pour la découverte ? Personnellement, je vous l’ai déjà dit. Le cœur de ma motivation à courir est de partir à la découverte de nouveaux paysages, de nouvelles terres, de nouveaux sentiers. Il y a surtout la découverte.

Le monde est tellement riche que, depuis de nombreux mois, j’en viens à me dire que le Trail (et la course à pied plus généralement) n’est pas une fin en soi…

Trail running, une fin en soi

« Never stop exploring »

S’il n’est pas une fin en soi, pourquoi tenir un blog aussi passionnément depuis 3 ans ? Justement, c’est parce que j’ai toujours veiller à ne pas enfermer l’âme du Trail dans un concept défini. Pour moi, le trail running est une manière de découvrir le monde tout en se challengeant et en respectant la nature qui nous entoure. Dans cette perspective, le Trail n’est qu’un des moyens qui nous sont offerts pour explorer le monde. Cette réflexion pourrait d’ailleurs s’appliquer à d’autres disciplines sportives.

Trail running, une fin en soi

La devise de The North Face est pour moi essentielle car elle définit parfaitement mon idéal sportif. L’exploration du monde est à mes yeux multiples et variées. Courir sur une arête dans les Alpes, randonner en Ardenne belge, rouler en vélo sur les plus beaux cols des Pyrénées, faire du kayak de mer dans les Lofoten, du Pack Raft sur les eaux tumultueuses de l’Alaska ou encore gravir un célèbre sommet en Suisse, toutes ces activités prises indépendamment sont absolument extraordinaires.

Pourtant, il serait triste de s’arrêter ici. Prenez ces mêmes situations et combinez-les ! Imaginez courir 30 km à la boussole en remontant une rivière, escalader certaines portions scabreuses, puis prendre un Kayak  pour revenir à votre point de départ. En évitant de cloisonner sa discipline, le champs des possibles devient gigantesque.

Les objectifs se démultiplient et les perspectives infinies.

Bien sur, il existe déjà les raids multisports. Ces compétitions combinent différentes disciplines depuis des années mais cette petite bafouille vise surtout à montrer que, même en entraînement, la diversité des activités nous permet de construire un entraînement varié et multisports en conservant comme leitmotiv la soif de découvertes et d’expériences.

Trail running, une fin en soi

Plaisir avant tout

En écrivant cet article, je voulais surtout me faire un memento pour éviter de m’enfermer dans notre discipline de prédilection. Garder en mémoire aussi qu’il n’y a pas que par la course à pied que l’on progresse. La randonnée, le ski, le vélo, le kayak sont tout autant d’activités qui nous permettent de progresser (ou du moins d’évoluer) en Trail. L’objectif de cette diversification, outre l’ouverture intrinsèque qu’elle permet, est aussi de maintenir toujours le plaisir au maximum.

Je suis persuadé que certains d’entre-vous n’ont pas attendu mon article pour combiner de nombreuses disciplines dans des projets fous. N’hésitez pas à en faire part dans les commentaires ! Je serais vraiment content de lire vos aventures !

Commentaires

4 Commentaires

  1. Bonjour Julien,

    Depuis un petit temps que je suis ton blog pour tes réflexions autour de cette belle discipline.

    Pour ma part, en plus des activités que tu as cité, je t’invite à essayer la slackline que je trouve super complémentaire avec le trail : ça te fait travailler l’équilibre, la concentration, tous les muscles stabilisateurs. De plus, c’est très facile après une journée de boulot, tu te trouves deux arbres et en 45 minutes tu as déconnecté et fait ta séance.

    C’est pas avec la seule slackline que tu vas faire une préparation entière pour un ultra mais c’est tellement plus agréable de faire une activité ludique dans la nature que d’aller s’enfermer dans une salle de sport 😉

    Sportivement!

  2. T’as oublié la tronçonneuse, comme activité. En effet pourquoi s’enfermer dans une seule pratique si ce que nous aimons le plus ce sont les paysages et l’exploration, je me suis posé la même question. Dans mon cas il y a aussi une raison relativement pratique : maintenir mon petit niveau me demande environ 5 heures par semaine en moyenne (sans compter le temps de rédaction pour le blog en cas de billets) et je me vois mal investir plus d’heures dans le sport (sauf si quelqu’un se décide enfin à me payer à rien foutre)

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