Salomon S-Lab Fellcross 3 : Up & Down as quick as possible !

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La boue en Belgique, c’est l’ingrédient incontournable de vos sorties durant une bonne partie de l’année. Je cherchais une chaussures à l’accrochage irréprochable tout en restant avec une chaussure d’inspiration minimaliste et leur dynamisme inhérent. Les Salomon S-Lab Fellcross 3 répondent entièrement à ces attentes et se révèlent encore plus spécifique que la gamme des Salomon S-Lab Sense dont elles s’inspirent.

Fiche technique

– Chaussant : directement inspiré par les Sense, on retrouve à peu de chose près le même chaussant que les Sense avec un profil bas, une toebox assez étroite, et enveloppant le pied comme une seconde peau. La seule différence majeure est la rigidité accrue du talon par rapport aux Senses.

– Endofit : le fameux manchon enveloppant le pieds est également présent sur la Fellcross 3. Mais ici, il est doté d’une couverture en mesh élastique empêchant à la boue de s’immiscer à l’intérieur de la chaussure.

Drop de 4mm : on est clairement avec une chaussure d’inspiration minimaliste.

Semelle Non-Marking Contragrip : fine (5mm avant du pied et 9mm au talon) dotée de crampons de 9mm spécialement développés pour la boue et la neige

Poids : 300g en pointure 42. Les Fellcross 3 sont un peu plus lourdes que les Senses mais restent légères et dynamiques.

Fell-running

On ne peut pas faire une critique juste de cette chaussure si on n’oublie pourquoi elle a été développée. En effet, son nom s’inspire directement du Fell-running. Ce type de course typiquement anglaise est assez simple dans son fonctionnement. Il s’agit de monter et descendre le plus rapidement possible un Fell qui est le nom des collines ou montagnes de la région du Lake District. Dans la vidéo, Morgan Donnelly, explique les caractéristiques pour une bonne chaussure de Fell running : une semelle cramponnée, un talon le plus proche du sol et une flexibilité de l’avant du pied.

Prise en main

Quand on sort les Fellcross 3 de leur boite, on remarque qu’elles répondent parfaitement à la description ci-dessus : faible drop, crampons et flexibilité de la semelle. Leur profil bas inspiré des Sense donne tout de suite une impression de dynamisme extrême. La semelle agressive avec ses crampons de 9 mm rassurent tout de suite et nous motive à emprunter les chemins les plus boueux et les plus glissants possible pour les mettre à l’épreuve.

Salomon Fellcross 3 Salomon Fellcross 3

Au niveau du design, l’influence de la gamme Sense se fait également sentir. La couleur rouge et noire appuient esthétiquement la vélocité que l’on attend de cette chaussure. Néanmoins, il y a une différence à mentionner concernant la structure. Le mesh couvrant la chaussure ressemble au mesh Climashield. Associé au mesh élastique couvrant l’Endofit, c’est vraiment la plus-value de cette chaussure. Il  empêche la boue de s’infiltrer même si ce n’est pas imperméable. En plus de cette spécificité, on retrouve le système Quicklace de laçage rapide caractéristique de Salomon, un pare-pierre en TPU, une semelle interne Ortholite etc.

La bête au pied… dans la boue et la neige

Une fois au pied, on retrouve tout de suite des sensations similaires que les Sense. Le chaussant englobe le pied. C’est un véritable chausson. Attention cependant, la toebox est légèrement différente et me semble plus étroite que sur les Sense. Le talon est également plus rigide et offre un maintien supérieur que sur la gamme des Sense. La grande souplesse sur l’avant du pied et l’absence d’amorti laisse présager une chaussure dynamique et destinée à la vitesse.

Salomon Fellcross 3 Salomon Fellcross 3

Mes premières sorties se sont faites dans de la boue bien grasse. Quel plaisir ! Le grip est parfait et met directement en confiance. Cette chaussure est effectivement taillé pour la vitesse. On n’hésite pas à accélérer dans les portions sinueuses et glissantes sans aucune crainte. Les côtes bien pentues ne lui font pas peur et on y évolue aussi facilement que sur un terrain sec. On est littéralement collé au sol. Ce n’est pas étonnant ce profil de semelle a déjà fait largement ses preuves sur de nombreuses autres chaussures de la gamme Salomon (Speedcross, Snowcross etc…).

Ce grip ne change en rien une fois sur la neige et la glace. J’ai effectué une sortie dans les Vosges aussi bien sur de la neige damée, de la glace ou dans 50 cm de neige. L’accroche est parfaite. On ne pense d’ailleurs qu’à se faire plaisir sans penser au risque de glisser. On se prend alors à tourner au dessus de son rythme tant les sensations sont parfaites.

Sur ces deux types de revêtement, ces chaussures sont supérieures aux Sense qui ont tendance à perdre en dynamisme. Ici, la chaussure en acquiert davantage plus le revêtement est difficile et plus il y a de dénivelés. En effet, vous n’en tirerez aucun plaisir dans le cadre d’une séance en endurance fondamentale sur le plat. Comme expliqué plus haut, il s’agit d’une chaussure de fell running faite pour grimper et descendre le plus vite possible. Pour reprendre le slogan de la marque BUFF : « Flat is boring », c’est clairement le cas pour cette chaussure.

Salomon Fellcross 3 Salomon Fellcross 3

Une chaussure exigeante

Sur l’avant du pied, l’épaisseur de la semelle n’est que de 5mm. C’est presque moitié moins que sur une Sense. Parler d’amorti serait complètement erroné même si les crampons atténuent un peu cette absence. Le macadam n’est vraiment mais alors vraiment pas son terrain de prédilection. Cela coule sous le sens vous allez me dire mais il est bon de le formuler. N’envisagez donc pas trop de section sur le dur car en plus de taper sec, elle a tendance à glisser sur ce type de revêtement.

Afin d’optimiser le dynamisme, la semelle s’arrête à la limite du pied contrairement aux Sense. C’est assez difficile à expliquer donc je vous joins deux images pour comparer.

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Comme vous pouvez le constatez, la semelle des Sense déborde du chaussant sur l’avant du pied contrairement au Fellcross. Sur les Sense, la semelle est plus large que le chaussant optimisant ainsi la stabilité et permettant une utilisation à faible régime comme on peut rencontrer sur un Trail long ou un Ultra. Sur la Fellcross, les derniers crampons s’arrêtent en même temps que le chaussant. Le résultat de cette configuration préconisant le dynamisme associé à la hauteur des crampons en fait une chaussure très instable une fois sur terrain dur. Les rochers, les pierriers bref les surfaces non grasses ne sont absolument pas faites pour elle. La rigidité du talon ne faisant qu’amplifier le problème.

En conclusion

Cette chaussure est donc exigeante et ne négocie rien. Encore une fois, je prends le risque de me répéter, cette chaussure est parfaite pour des sorties courtes, rapides et avec dénivelé sur des revêtements boueux ou neigeux. Bref, il s’agit d’une chaussure de Fell running ni plus ni moins. Ne venez pas lui demander autre chose.

C’est pour cette raison que je la déconseillerais sur des courses longues distances où les revêtements risquent d’être multiples et variés. Par contre, pour les Ardennais, les Écossais, les Anglais, les Vosgiens, et tous les autres qui ont de la neige et/ou de la boue et du dénivelé sur leur parcours d’entraînement, cette chaussure est faite pour vous !

Cette chaussure est disponible chez TraKKS :
TRAKKS

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