Imagine un hôtel à taille humaine aux portes de la Grande Forêt de Saint-Hubert, imagine un refuge où la distinction côtoie la simplicité, imagine une cuisine qui prolonge les senteurs de l’Ardenne. Imagine une parenthèse sauvage où la langueur invite à l’exploration, imagine surtout un lieu qui conjugue tout cela ! Le Relais d’Orti, c’est autant un point de départ qu’une arrivée pour vivre une échappée en Forêt de Saint-Hubert
Le Relais d’Orti, porte d’entrée de la Forêt de Saint-Hubert
Vous me connaissez, je suis plus à l’aise avec une tente qu’un toit. Cependant, quand l’élégance scandinave se conjugue à l’immensité de la nature ardennaise, je ne peux rester de marbre. Début août, j’ai passé un week-end au Relais d’Orti, un hôtel chaleureux, à taille humaine qui convoque le raffinement gastronomique et la simplicité d’une nature omniprésente.
Situé à la sortie du petit village d’Amberloup, le bâtiment ne passe pas inaperçu. L’accueil y est raffiné sans être guindé. On y retrouve autant de chaussures de randonnée que dans un refuge de montagne. Le Relais d’Orti invite à ralentir, à se poser avant de partir à l’aventure. C’est sans doute là le coeur de son identité : s’évader pour ralentir.
Au pas de sa porte, des kilomètres de sentiers, des hectares de forêt et les rumeurs des loups qui rôdent en Forêt de Saint-Hubert…





Randonnée : La Bonne Dame et la Forêt (20 km)
Après avoir posé mes valises, je prends la direction de la réserve d’Orti qui a donné son nom à l’établissement. Elle offre des caillebotis dans une ambiance humide de marais de fond de vallée. C’est une belle transition avant d’entamer l’ascension vers le point de vue de la Bonne Dame. De là, on peut contempler l’ensemble de la vallée et l’hôtel dans le lointain. C’est ici aussi que prennent naissance les larges forêts et, plus loin, les tourbières du Plateau.
Le point de vue de la Bonne Dame est bien plus qu’un panorama, c’est ici que l’on prend conscience de l’Ardenne et de sa richesse. Des forêts à perte de vue parsemées de villages, et non l’inverse. Le sauvage s’impose, il n’est pas une anecdote.
En vadrouille avec les chiens-loups, nous continuons notre escapade dans une forêt sombre et étouffante en ce début août. Puis, çà et là, des trouées, l’on peut apercevoir les anfractuosités des vallées, ces veines creusant la terre et structurant le dénivelé. Cette forêt de Saint-Hubert, je la parcours depuis des années et elle m’impressionnera toujours pour sa naturalité, sa discrétion et sa beauté. Une meute de loups s’y est installée. Je ne peux m’empêcher de penser que le sauvage possède en lui le goût du beau, à moins que cela ne soit l’inverse ?






Parenthèse ardennaise au Relais d’Orti
Le Bistro d’Orti
Après 20km de randonnées, le Relais prend toute la dimension de son nom. On aspire à y rentrer pour se poser, souffler et surtout se restaurer. En cette fin d’après-midi, nous profitons d’ailleurs du Bistro d’Orti. Adossé à l’hôtel et au restaurant gastronomique, le Bistro incarne l’ancrage local de l’établissement, comme l’épicerie dont l’ouverture est prévue en 2027.
Le Bistro d’Orti, une halte pour boire un verre, manger un petit quelque chose de simple ou simplement passer un bon moment en terrasse.
Nous en profitons donc pour boire une petite bière et goûter un cocktail maison. Les chiens se glissent sous la table et sont servis en eau avec la même attention que nous. Les avoir près de nous, y compris dans la chambre, est plus qu’appréciable quand on part à l’aventure avec son compagnon à quatre pattes.




La chambre
Avant de rejoindre le restaurant, je découvre la suite que nous avons pour cette nuit au Relais d’Orti. Dire que je me sens comme chez moi est un euphémisme. En effet, nous avons probablement puisé notre inspiration au même endroit : eux pour ces suites et moi pour mes chambres d’hôtes. L’inspiration scandinave est immédiate : mur et sol en bois, des draps en lin et un minimalisme ultime. C’est beau, c’est distingué, c’est simple. Le poêle à bois dans la chambre d’hôtel est pour moi un détail qui transforme chaque chambre en petit chalet autonome.
Les suites du Relais d’Orti font écho au minimalisme scandinave et à la chaleur des chalets autrichiens, leur fusion amène à une harmonie délicate entre douceur et efficience…
Sur la terrasse, un jacuzzi ; à l’étage, en mezzanine, deux lits simples supplémentaires permettent de voir que ces chambres peuvent aussi bien convenir à un couple en amoureux qu’à une famille. J’ai également apprécié quelques éléments d’aménagements intérieurs extrêmement bien pensés : le petit vestiaire qui permet d’y laisser son sac à dos, ses chaussures et ses vêtements sans encombrer la chambre, la télévision glissée dans le mur et le volet coulissant permettant d’ouvrir la salle de bain sur la chambre.




La table
Peu le savent mais je suis un amateur de bonne cuisine, surtout lorsqu’elle puise dans le terroir et s’inspire de la Nature. C’est précisément ce que j’ai retrouvé à la table du Relais d’Orti. Nous sommes accueillis sur la terrasse pour un apéritif et quelques mises en bouche. Tout est délicat, vert et frais : un écho à ces matins d’été où la fraîcheur sort des sous-bois et où l’odeur des fenaisons flotte au-dessus des prés. Nous rejoignons ensuite le restaurant. Son architecture est époustouflante : un plafond boisé et une vue sur la Forêt de Saint-Hubert donnent le ton.
Le restaurant est un théâtre où le spectacle se joue autant dans les assiettes qu’à travers les fenêtres…
Ici, les mots peinent à décrire l’expérience que nous avons vécue. La cuisine prolonge le terroir, la vue prolonge l’aventure et le service fait écho à cette Ardenne bienveillante. Je pense notamment à ce poulet en croûte de pain ou à cette courge farcie, tout en simplicité et délicatesse. Le Relais d’Orti signe, à mes yeux, un sans-faute où la richesse d’un terroir s’exprime à travers la simplicité des produits. Finalement, cette cuisine est à l’image de l’établissement : élégante et mesurée.




Randonnée : Les Campagnes de Tillet (12,5 km)
Le matin après une soirée dans le jacuzzi et une bonne nuit de sommeil, nous partons de bonne heure afin d’éviter les fortes chaleurs de ce début août. J’avais envie de découvrir les bois à l’ouest du Relais d’Orti, en direction de Bonnerue. Après avoir traversé des campagnes déjà étouffantes, nous retrouvons la fraîcheur de la forêt. Les chiens se sentent instantanément mieux. La boulaie que nous traversons est tout simplement l’une des plus grandes que j’ai pu voir en Ardenne. J’adore.
Boulaie, sapinière et prairies font de cette randonnée un doux concentré de l’Ardenne rurale.
Oscillant sur les flancs de la vallée de l’Ourthe occidentale, cette balade ne présente aucune difficulté particulière. Heureusement, car à l’approche du petit village de Tillet, nous subissons de plein fouet la chaleur. Ce village possède une histoire riche, de l’Antiquité à la Seconde Guerre mondiale. Malheureusement, les températures élevées nous forcent à avancer au plus vite pour rentrer.
Au loin, le Relais d’Orti annonce la fin de notre randonnée et de cette échappée au coeur de la Forêt de Saint-Hubert.





Le Relais d’Orti
Le Relais d’Orti est un hôtel (10chambres), restaurant gastronomique et bistro. Il dispose d’un espace wellness (2027), d’un parking privé ainsi qu’une épicerie fine (2027).
Adresse : Rue des Trois Ponts 29, 6680 Sainte-Ode
Téléphone : 061 55 90 29
Prix : à partir de 250€/chambre
Publicité — Cet article a été réalisé à la suite d’une invitation du Relais d’Orti.




