RPM et Trail running

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Le RPM™ ou « Raw Power in Motion » n’a jamais connu autant d’adeptes dans les salles de Fitness. Ces cours de vélo/spinning en salle rythmée de musique rassemblent les paramètre fun et performance et constituent un véritable complément au Trail running surtout en hiver… 

Bercé par le cliquetis de la chaîne et le doux bruits du dérailleur depuis l’enfance, je me suis rapidement retrouvé sur la selle d’un vélo. Pourtant ce n’est ni le VTT, ni le vélo de route qui m’ont remis au sport mais bien la course à pied. Cependant j’ai rapidement réintégré le vélo dans mon entraînement trail. Mais plus tôt encore, c’est le RPM que je me suis mis à pratiquer.

Le RPM ?

Le RP… quoi ? Le RPM pour Raw Power in Motion. Ce concept vient tout droit de Nouvelles-Zélande et est issu de la grande famille de cours labellisés « Lesmills ». Le RPM, est une forme de spinning exécuté sur de la musique qui conditionne le « profil » de course : montagne, contre-la-montre, attaque, vélocité,… Tout ça est travaillé au gré de la musique.

Le RPM est donc un concept mélangeant cours collectif, fun et surtout travail cardio-vasculaire complet. En effet, durant une session de RPM (à peu près 50 minutes), vous travaillerez en fractionné car c’est l’essence même du concept mais vous améliorerez également votre technique de course et votre position sur le vélo. La cadence de pédalage et la résistance sont les maîtres-mots durant un cours de RPM car ce sont les deux paramètres que l’on fera varier au gré des morceaux de musique.

Comme vous vous en doutez, le RPM peut devenir un allié extrêmement intéressant lors de l’entraînement hivernal en trail. En effet, lorsqu’il pleut à verse dehors, qu’il fait noir, que vous êtes seul pour l’entraînement, la tentation de pas sortir est grande. Le RPM devient alors un bon motivateur lors des semaines hivernales à la météo capricieuse.  Personnellement, le RPM est depuis toujours un incontournable dans mon entraînement car il permet également de se changer la tête après une longue saison de course à pied ! L’hiver, je remplace parfois jusqu’à 3 séances de running par 50 min de RPM certaines semaines.

RPM et trail running

RPM et Trail running

Au point de vu calorifique, vous brûlerez presque autant durant les 50 minutes du cours de RPM que durant 50 min de course à pied au seuil. Vous brûlerez entre 500 et 800 kcal durant le cours. Cela dépendra évidemment de la résistance que vous mettrez. En effet, le RPM peut être très bénéfique mais dépend de la manière dont vous travaillez. Vous pouvez très bien faire un cours en chargeant très peu ou alors décider de vous surpasser en chargeant le frein dès le départ.

Au niveau cardio-vasculaire, le RPM se réalisant en salle, vous aurez chaud voire très chaud. Cette chaleur associée à l’exigence de l’exercice améliorera indéniablement votre capacité pulmonaire. N’oubliez pas qu’au niveau de la fréquence cardiaque, vous ne serez jamais dans le même registre que la course à pied. Il ne faudra donc pas complètement délaissé l’entraînement spécifique. Il n’empêche que le RPM est un excellent palliatif. Le RPM est également une excellente manière de faire du fractionné ! Le travail en intervalles caractéristique du RPM devient une très bonne alternative pour faire du fractionné en groupe et en musique.

Au niveau musculaire, j’ai toujours conservé le vélo dans mon entraînement car j’ai une grande faiblesse au niveau de ma puissance musculaire. J’ai très peu de puissance dans les guiboles. En plus de la musculation, le RPM et le vélo en général me permettent de travailler cette puissance musculaire tout en cultivant l’endurance. En RPM, vous pousserez souvent lourd et les progrès seront proportionnels. Cet apport du RPM sera une aide extrêmement précieuse lors des relances ou des longues côtes.

Augmentation du volume d’entraînement, comme le vélo, le RPM est également un excellent moyen d’augmenter son volume d’entraînement tout en réduisant le risque de blessures. Le RPM trouvera tout naturellement sa place en remplaçant le vélo si vous avez un gros objectif l’hiver ou au début du printemps à une période où sortir en vélo de route n’est pas encore sûr.

Le RPM est excellent palliatif au traileur blessé. Vous êtes en reprise ? Vous êtes blessé ? Vous n’avez pas de vélo. Le RPM est fait pour vous ! Les avantages du « low impact » avec le fun d’un cours collectif. Vous me direz que vous n’aurez pas l’air vivifiant pour venir vous caressez le visage mais c’est mieux que de ne rien faire, non ?

RPM et trail running

Des inconvénients ?

Le RPM a, selon moi, les inconvénients de ses qualités. Tout d’abord, cela reste un sport en salle. C’est évidemment un avantage l’hiver quand il fait noir et froid. Néanmoins, on ne m’enlèvera jamais le plaisir d’aller courir (ou rouler en VTT) dans les bois qu’importe le temps. Pour le Traileur passionné par le fait d’être en nature, le RPM ne pourra être qu’un complément ou un palliatif en cas de blessure. Cela ne remplacera jamais une bonne séance en montagne ou dans les bois.

RPM et trail running

En conclusion

Le RPM est un véritable apport au Trail et à la course à pied en général. Il permet un véritable travail de musculation des jambes. C’est particulièrement utile quand on habite un plat pays comme la Belgique. L’accroissement du volume d’entraînement qu’il permet sans augmentation des risques de blessures articulo-squelettique est également un apport indéniable comme paliatif lors d’une blessure occasionnée en course à pied. C’est aussi un excellent moyen de varier les plaisirs !

Vous avez déjà testé le RPM ? Vous en pensez quoi ?

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