Conseils : courir moins mais courir mieux

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Les bilans kilométriques, les KOM sur Strava, Facebook, les réseaux sociaux ont insufflés de la compétition partout et tout le temps poussant une grand majorité de coureurs dans une spirale kilométrique contre-productive. Pourtant, il est souvent préférable de courir moins mais courir mieux.


La surenchère des kilomètres

Les chiffres, toujours plus grands, toujours plus importants, ils révèlent bien l’état d’esprit qui règne aujourd’hui : la compétition est partout. Pourtant, l’intérêt des compétitions est de valider ce qui se fait HORS compétition.

Dans ce jeu de la surenchère, les réseaux sociaux jouent un rôle prépondérant. Le coureur s’oblige à partager sa sortie, à battre son record sur un segment Strava ou à courir plus de kilomètres que son camarade d’entraînement.

Tout cela nous installe dans un environnement de compétition permanente qui peut être non seulement dangereuse pour le coureur mais surtout contre-productive.

Courir moins mais courir mieux

« Courir moins mais courir mieux », cette maxime peut apparaître bateau pourtant elle devrait être le mantra de la plupart des coureurs. En effet, que cela soit pour un 10km, un trail ou un ultra, nous ne sommes pas obligés de faire des semaines à respectivement 50, 70 ou 100km.

Oubliez la quantité, privilégiez la qualité de vos séances. Instaurez de la variété dans votre entraînement car c’est elle qui vous permettra de progresser. Une séance d’intervalles, de fartlek, de côtes, de descentes, les possibilités sont multiples !

Le schéma classique des 3 séances par semaine que tout le monde connaît n’est presque jamais appliqué correctement. On oublie souvent la séance de 30-30 car ça pique, on court trop vite sa sortie longue. Finalement la seule séance correctement réalisée est celle au seuil… Sauf que beaucoup de coureurs la généralisent aux deux autres…

Réfléchir son plan d’entraînement

Vous l’aurez compris, plutôt que d’être en mode binaire et cumuler les kilomètres « bêtement », il est plus intéressant de réduire la voilure mais de construire quelque chose de qualitatif.

Dans cette démarche, un coach sera votre meilleur allié si vous ne vous connaissez pas suffisamment ou si vous avez peur de vous lancer seul dans l’aventure. Les plans d’entraînements trouvés sur Internet peuvent également servir de base mais attention ils ne sont pas toujours adaptés !

Non seulement, privilégiez la qualité mais surtout écoutez votre corps ! Si vous êtes fatigués, si vous avez mal aux jambes ou si vous êtes malades, ne courez pas ! Reposez vous car le repos fait partir intégrante de l’entrainement.

Et moi dans tout ça ? Je croise !

Je prépare la CCC fin août. Je ne dépasserai pas les 4 séances par semaine. En plus de cela, je fonctionnerai en bloc. Blessé en avril 2017, j’ai repris l’entraînement progressivement en intégrant des séances de fractionnés sur plat et en côte pour retrouver un peu de vitesse.

Après quoi, j’enchainerai sur du travail de dénivelé et surtout sur l’augmentation du volume ! Pourtant, je ne ferai jamais des sorties plus longues que 3h en course à pied. Par contre, le vélo et la randonnée (en montagne) viendront compléter mon apport en volume et en dénivelé.

Après, je suis quelqu’un qui a besoin de beaucoup de repos. Dès lors, les 3 dernières semaines avant la course seront beaucoup plus légères avec « juste » quelques piqûres de rappel en vitesse et D+ courtes mais ultra qualitatives.


Vous souhaitez d’autres conseils ? C’est par ici, suivez le sentiers.

2 Commentaires

    • Pas de semaine-type : la variété est le maître mot.
      Mais grossi-modo :
      1. Intervalles (en côte ou sur le plat)
      2. Sortie au seuil
      3. Sortie longue
      4. Sortie en vélo ou rando avec D+

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