Trail Verbier-St -Bernard – chronique d’un forfait assumé

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Je m’y étais inscrit en octobre 2013. Cette course était depuis mon objectif principal pour 2014. Le Trail Verbier-St-Bernard me venait à l’esprit chaque fois que je chaussais mes baskets, chaque fois que je m’inscrivais à une course préparatoire, chaque fois que je voyais les actualités sur les réseaux sociaux. Pourtant, j’ai du déclarer forfait pour cette course sans même avoir tenté. Bref, un bon DNS en bonne et due forme.

Cette course était tellement importante pour moi qu’elle m’avait conduit à choisir mes vacances en fonction. Ma seule semaine de vacances avec ma copine se résumait donc à une semaine de relâche pré-course. Déjà là, je vois déjà des yeux se lever. Oui, c’est un mauvais plan de combiner vacances et course car cela mobilise tout votre esprit et vos choix de manière inconsciente.

Toujours est il que je pars le 4 juillet pour passer une bonne semaine tranquille à la montagne avec quelques randonnées au programme pour me maintenir un minimum tout en évitant de trop puiser dans mes réserves. Je vous ferai le détail de ces vacances dans un prochain article car cela reste parmi mes plus belles vacances depuis longtemps !!

Quelles sont donc les causes qui m’ont amené à prendre une telle décision ?

La première : le temps. Nous avions prévu de passer quelques jours à Chamonix avant de rejoindre La Fouly où avait lieu le départ de ma course. A Chamonix, le temps est changeant mais nous arrivons malgré la brume, les nuages bas à avoir de bonnes éclaircies et un temps sec la journée pour sortir en montagne. Par contre, le temps se gâte le mardi. Nous avions prévu de partir de Chamonix et nous installer à La Fouly ce jour-là. Seulement voilà, après une nuit entière passée sous les précipitations, elles ne faiblissent pas et nous forcent à remballer sous une pluie battante. Malheureusement, arrivés à La Fouly le temps n’est pas mieux, il est même pire ! Des trombes d’eau s’abattent sur le village helvétique. On court après un office du tourisme pour connaître les prévisions. Celles-ci sont sans appel : pluies continues ou averses jusqu’à vendredi midi avec peut-être une amélioration vendredi après-midi et une nouvelle dégradation le lendemain.

D’habitude et en solitaire, j’aurais rongé mon frein et j’aurais participé coûte que coûte à cette course pour laquelle je me prépare depuis un an maintenant quelque soit le temps. Mais ici, rester signifiait faire passer les seules vacances de ma compagne sous la pluie… Pas top quand elle vous suit et vous soutient sur presque toutes vos courses ! J’ai donc pris la décision (contre son gré bien évidemment) de renoncer à prendre le départ de ma course afin de garantir de vraies vacances sous le soleil. Nous avons donc pris la direction des Alpes de Haute-Provence et plus particulièrement de l’Ubaye.

Je pourrais m’arrêter là. J’aurais de votre part des commentaires élogieux compte-tenu de mon abnégation dans cette situation. Pourtant et même si le temps a été le motif principal, d’autres facteurs ont influencé ma prise de décision extrême en me faisant prendre conscience que ma préparation n’était sans doute pas des plus optimale :

  • Après deux randonnées de plus ou moins 10 km et 1000 D+, j’ai été frappé d’une grosse fatigue pendant une journée. C’est peut être dû au fait qu’il s’agissait de mes premières « vraies » vacances-repos depuis un an (le 4L Trophy était loin d’être reposant et apaisant) et donc d’une relâche qui n’avait pu avoir lieu depuis.
  • Le Cardio dansait la macarena avec l’altitude
  • Après trois randonnées, début de contracture de l’ischio gauche.

J’en conclus les éléments suivants :

  • Je n’ai pas encore suffisamment de fonds pour m’attaquer à une course aussi longue. Il faut clairement que je multiplie les courses longues distances.
  • Je manque de force pure dans les jambes. Il sera absolument nécessaire de travailler en côte dorénavant car c’est clairement mon point faible.
  • Comme en témoigne ma fatigue latente depuis plusieurs mois, je pense clairement que mon entraînement m’a plus que vraisemblablement mené au surentraînement !

Alors bien évidemment, ce n’est que partie-remise. Cela ne fait que 2 ans que je cours donc je n’ai pas à regretter quoique ce soit. Au contraire, cela me motivera à retourner davantage en montagne pour m’entraîner spécifiquement car la Belgique a beau ne pas être si plate que certaines régions françaises, cela ne sera jamais la montagne non plus ! Sur ce point et pour ne plus brûler les étapes, je compte d’abord me frotter à des courses de montagne de courte distance ou de distance marathon pour vraiment me forger un fonds spécifiquement montagnard. Ensuite, on avisera !

De toute façon, le maître-mot est le plaisir ! Et il a été au rendez-vous chaque jour que j’étais en montagne même si je ne courrais pas !

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