Passer un cap !

0

Passer un cap ! A l’entraînement ou en compétition, il y a toujours cet intense moment où vous prenez conscience que vous êtes aller plus loin, que vous supportez plus facilement un séance de fractionnés, que vous finissez une séance longue moins fatigués. Bref, vous prenez conscience que vous avez franchi une étape.

J’ai eu cette « prise de conscience » la semaine passée. Je suis revenu de mon périple dans le désert marocain en manque d’entraînement. Je n’ai pu aller courir que 3 fois une petite demi heure: pas suffisant pour maintenir le niveau atteint. J’ai donc redémarré après une grosse grippe début du mois et j’avais clairement des difficultés. Cela se voyait au chrono et en vitesse. J’avais perdu, pas beaucoup, mais perdu quand même…

Ça a même culminé le dimanche 16 mars. Pour ma deuxième sortie avec le club cyclo et ma première avec ma nouvelle bécane, je me dis que j’irais bien dans le Groupe 1 qui roule à 29-32 de moyenne. Je me dis que cela sera parfait pour tester la bête et en plus j’avais l’impression d’avoir les jambes ! Cela s’est globalement bien passé mais impossible de passer la vitesse supérieure dans les côtes ou lors des accélérations. Les cuisses se sont directement enflammées. Je me faisais distancer alors que la saison passée, j’étais capable de tenir. J’essaie de me convaincre que c’est ma séance de fractionnés du vendredi. Pour la première fois depuis la Bouillonnante l’année passée, j’ai même finis en début de crampes aux quadris.

Vous allez me dire que la situation est loin d’être une situation destinée à « passer un cap » et pourtant… Le lendemain de cette grosse sortie, je devais aller au RPM (spinning) et j’y ai renoncé pour faire une séance au seuil en course à pied sur route. Elle s’est déroulé à merveille à tel point que j’ai décidé d’orienter ma semaine sur du travail de vitesse sur route. Le lendemain, je me décide à me tester sur 10 bornes pour voir si j’ai amélioré ma vitesse depuis mon dernier jogging en juillet. Effectivement, j’ai progressé et malgré la fatigue des deux séances précédentes, je boucle ce 10 bornes en 46 minutes.

Frontback
Frontback – libertju

Le mercredi, bien fatigué par les séances précédentes basées sur la vitesse, je ralentis le rythme pour boucler une séance Trail. Cette séance est très dure pour moi. Les mollets sont lourds et douloureux mais je parviens malgré tout à garder une très bonne vitesse. Jeudi et vendredi, les obligations professionnelles m’ont empêché de m’entraîner. J’ai donc poursuivi cette semaine samedi. Je voulais aller rouler en vélo mais les routes détrempées et la pluie ont redirigé mon choix vers une sortie longue en Trail. J’avais déjà accumulé pas mal de fatigue et je voulais aller jusqu’au bout. J’ai donc effectué une sortie longue de 2h et pile 20km. Comme d’habitude, je me fais souffrance volontairement : pas d’eau et pas de nourriture. La sortie se passe très très bien. Je découvre de nouveaux sentiers et chemins près de la maison. Seuls les trois derniers kilomètres commencent à peser. Je meurs de faim et ça commence à tirer bien sérieusement.

Dimanche, j’avais prévu d’aller courir le jogging de mon village. Un 10km, cela sera un bon moyen de tester ma vitesse (à nouveau) et en ayant accumulé de la fatigue. Ce jour-là les sensations sont très bonnes et j’arrive à boucler le parcours en moins de 50 minutes. Bon malheureusement, j’ai été mal dirigé par un contrôleur et je perds 3 places au classement et 1 minute. Mais ce n’est pas ça le plus important, le plus important est que j’arrive à sortir de la vitesse après 50km d’entraînement sur la semaine lui même basé sur une grosse sortie en vélo le dimanche d’avant.

Et c’est à ce niveau que j’ai passé un cap ! Jamais auparavant, je n’avais aligné autant de kilomètre en une semaine et jamais je n’avais construit un entraînement sur une telle fatigue accumulée. Force est de constaté que je suis capable désormais d’encaisser « facilement » une grosse charge d’entraînement (pour moi). C’est un signe fort qui indique largement ma capacité à passer au rythme supérieur.

Et vous ? Avez-vous déjà eu cette prise de conscience de passer un cap, ce moment où votre corps vous dit « vas-y plus fort ! » ?

 

Commentaires

Laisser un commentaire