Les Sentiers du Phoenix https://www.sentiersduphoenix.be Le blog belge du Trail Running Wed, 21 Jun 2017 15:13:13 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.8 58507806 Les 5 plus beaux trails de Belgique https://www.sentiersduphoenix.be/les-5-plus-beaux-trails-de-belgique/ https://www.sentiersduphoenix.be/les-5-plus-beaux-trails-de-belgique/#respond Thu, 15 Jun 2017 17:40:19 +0000 https://www.sentiersduphoenix.be/?p=7507 Après bientôt 5 ans d’existence pour mon blog et autant d’années à parcourir les sentiers des courses belges, j’ai décidé de vous faire une liste des 5 plus beaux trails de Belgique. Cette sélection est purement personnelle et non-exhaustive. Il s’agit de mes coups de coeur, ces courses qu’il me plait de courir encore et […]

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Après bientôt 5 ans d’existence pour mon blog et autant d’années à parcourir les sentiers des courses belges, j’ai décidé de vous faire une liste des 5 plus beaux trails de Belgique. Cette sélection est purement personnelle et non-exhaustive. Il s’agit de mes coups de coeur, ces courses qu’il me plait de courir encore et encore…


Ce classement est classé alphabétiquement car ils sont à mes yeux aussi beaux les uns que les autres dans des styles différents.

La Bouillonnante

Véritable institution, cette course est un incontournable, une véritable aventure et la quintessence du Trail en Ardenne. Avec un départ grandiose dans la cour du Château de Bouillon, elle impose son caractère d’entrée de jeu : épique et rigoureuse. Car derrières les portes du château, c’est vers les sombres forêts et les dénivelés dantesques de la vallée de la Semois que les coureurs se dirigent… 56km en 2015, 75km en 2016 ou encore 49km en 2017, les distances varient mais jamais la difficulté.

Récit de course 2016 | Récit de course 2015 | Récit de course 2014

Site de la course

© Geoffrey Meuli

La Bouquetin

La Bouquetin occupe une place spéciale dans le panorama du trail en Ardenne. En équipe, ce challenge sauvage est une véritable épreuve de force qui mettra à mal les organismes. 21km et plus de 1000m de d+ en à travers tout.Vous oscillerez sur les versants de l’Ourthe, dans des ravines ou le longs de flancs restés sauvages. Si je devais trouver comparer cette course à une autre, je n’ai qu’un mot : Barkley. Par sa difficulté, sa technicité et sa exigence mentale, je pense qu’il n’y a que la légendaire course américaine pour tenter de vous décrire au mieux ce que j’ai ressenti en 2016 sur cette course.

Récit de ma course en 2016 | Récit de ma course en 2017 | Site de l’organisateur

Bouquetin 2017

Ohm Trail

Considéré comme le Trail le plus dur de Belgique, les 35km et 1700 D+ n’ont rien à envier au trail de Montagne. Cette course est dantesque et splendide à l’image des paysages traversés. En effet, en plus d’être costaud, vraiment costaud, ce Trail vous fera découvrir des lieux insoupçonnés d’Ardenne comme la vallée du Ninglinspo qui recèle de nombreux secrets entre ses cascades et des bains naturels… Mais ne vous y méprenez, cette course ne cherche pas le dénivelé pour le dénivelé. Les difficultés de la région sont « simplement » exploitées au mieux. Bref, c’est un trail en Ardenne incontournable.

Récit de ma course en 2015 | Site de l’organisation

OHM Trail

© Escapardenne

Trail du Bocq (ou des Sauvages)

La vallée du Bocq, cette petite vallée cachée derrière sa grande soeur la Meuse réserve beaucoup de surprises aux passionnés de course à pied. Derrière l’aspect bucolique de la région se cachent un dénivelé aussi inattendu que casse-patte. Ce trail est un véritable bijou. Magnifique dans ses paysages, exigeant et technique, il vous réservera autant de surprises que de douleurs aux jambes. Ce trail vous prouve que l’on peut faire des courses splendides et exigeantes même en dehors des forêts ardennaise. Pour moi, c’est très clairement l’un des plus beau !

Récit de ma course en 2014Récit de ma course en 2015 | Récit de ma course en 2016

Site de l’organisateur

Trail des Sauvages 2016

Trail du Hérou

Vous voulez goutez à l’esprit trail 100% ardennais ? Cette course est faite pour vous. Prenant place dans l’une des plus belles vallées d’Ardenne, le parcours vous fera découvrir les panoramas époustouflants de la vallée de l’Ourthe. Le parcours est à l’image des ardennais qui l’ont tracé : costaud et brave ! Car, il vous faudra beaucoup de courage pour parvenir au bout des 34 kilomètres et 1400D+ sillonnant les sentiers parmi les plus techniques de Belgique. Mon petit doigt me dit que pour 2017, le parcours sera encore plus ardennais… Si vous voyez ce que je veux dire ;). En effet, grâce au Hérou, le Trail en Ardenne accueillera le championnat de Belgique !

Récit de ma course en 2016 | Site de la course

Trail du Hérou

BONUS : Challenge Haute-Ardenne Trail

Ce sont les Trails de ce challenge qui collent, à mes yeux, le plus au aux valeurs de l’Ardenne. Il est la garantie d’un vrai parcours de Trail technique et dépaysant. Les organisateurs (les THArés), des pratiquants chevronnés, vous feront vivre de véritables défis. Toujours à la recherche du petit sentier, de la petite crête technique ou du passage scabreux, ils vous assurent une une course unique et purement ardennaise. Sans compter l’après-course durant lequel vous pourrez déguster la Tharée, leur précieux nectar…

Site du challenge

 

Trail en Ardenne

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TEST : Salomon S-Lab Sense Ultra 2017 https://www.sentiersduphoenix.be/test-salomon-s-lab-sense-ultra-2017/ https://www.sentiersduphoenix.be/test-salomon-s-lab-sense-ultra-2017/#comments Thu, 08 Jun 2017 14:25:00 +0000 https://www.sentiersduphoenix.be/?p=7396 La Salomon S-Lab Sense Ultra 2017 est une toute nouvelle chaussure dans la collection Sense. Bien qu’empruntant le nom à la célèbre série Salomon, cette S-Lab Sense Ultra 2017 est entièrement neuve. Conçue en étroite collaboration avec François D’Haene, elle est clairement tournée vers l’Ultra en proposant une protection beaucoup plus importante. Salomon S-Lab Sense […]

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La Salomon S-Lab Sense Ultra 2017 est une toute nouvelle chaussure dans la collection Sense. Bien qu’empruntant le nom à la célèbre série Salomon, cette S-Lab Sense Ultra 2017 est entièrement neuve. Conçue en étroite collaboration avec François D’Haene, elle est clairement tournée vers l’Ultra en proposant une protection beaucoup plus importante.


Salomon S-Lab Sense Ultra 2017

Cela faisait longtemps que je n’avais plus tester de chaussures Salomon. Le dernier test remonte à celui de la Salomon X-Alp Carbon en septembre 2015 et avant cela la Salomon S-Lab Sense 4 en Mars 2015. Il faut dire que, depuis lors, Hoka est passé par là et l’absence de réelle innovation chez Salomon ne m’a pas poussé à découvrir les nouvelles versions des différentes S-Lab.

Malgré son nom, la Salomon S-Lab Sense Ultra 2017 est une chaussure entièrement repensée par François d’Haene et n’a de lien avec la précédente Sense Ultra que le nom. En effet, elle diffère presque complètement des nouvelles Sense 6 et Sense 6 SG.


Fiche technique

– Chaussant : le chaussant de cette Salomon S-Lab Sense Ultra 2017 a été pensé pour le long, le très long. Le talon a été abaissé pour prévenir les échauffements et de la mousse ajoutée pour protéger le coup de pied.

– Endofit : le célèbre manchon interne de Salomon est toujours présent sur cette Ultra afin de fournir un maintient du pied toujours aussi précis.

– Mesh : le mesh de cette 4e version reste identique aux versions précédentes par contre la découpe de celui-ci a été revu permettant de limiter les risques de déchirures. Ces dernières étaient relativement fréquentes avec les versions précédentes.

– Drop de 8mm : Alors que les Sense classiques sont en 4mm, Salomon revient à un drop plus élevé afin de fournir plus de protection.

– Semelle Wet-Traction Contragrip : la semelle est taillé pour les environnements boueux avec cette nouvelle technologie Wet-Traction. Elle est également plus épaisse que les autres Senses avec 18mm avant du pied et 26mm au talon.

– Poids : 275g (en pointure 42).


Prise en main

Au sortir de la boite, on remarque tout de suite la semelle plus épaisse et légèrement courbée faisant penser à la Hoka Speed Instinct. Les crampons de la semelle sont impressionnants et laissent présager une accroche du tonnerre. D’autres part, même le fit a changé pour offrir un peu plus de largeur et de stabilité. Le talon est plus bas afin de permettre une plus grande mobilité.

Niveau construction, il n’y a rien à redire. C’est du Salomon. C’est beau. C’est bien fini et on retrouve les marques de fabriques qui ont fait le succès de la série S-Lab au niveau du mesh, de l’Endofit. Et puis, au delà de la qualité de fabrication, la légèreté reste toujours aussi impressionnante.

Salomon S-Lab Sense Ultra 2017


Sur le terrain

Confort

Sur le terrain, dès qu’on enfile ces Salomon S-Lab Sense Ultra 2017, on retrouve sans problème le confort propre à la gamme Sense. Encore une fois, si vous avez un pied large, passez-votre chemin. Même si le fit est légèrement plus large, il reste extrêmement ajusté. Ces chaussures seront encore une fois réservées aux pieds fins.

L’amorti supplémentaire se fait immédiatement sentir après quelques foulées. Le dynamisme propre aux Sense est toujours présent avec un confort accru quelque soit la distance. Cette Salomon ne loupe pas sa cible : elle est taillée pour la longue distance. Elle ne vous empêchera cependant pas quelques accélérations.

Salomon S-Lab Sense Ultra 2017

Dynamisme

Malgré cette propension aux longues distances, elle n’en est pas moins dynamique. Pour ce test, je l’ai portée lors de séance de vitesse et d’intervalles. Et bien, je peux vous assurer qu’elle assure. Certes, cela ne vaut évidemment pas des Sense mais elle n’a pas à rougir. L’Ultra 2017 vous permettra sans soucis de tirer la bourre en course ou à l’entraînement qu’importe l’inclinaison de la pente.

Salomon S-Lab Sense Ultra 2017

Accroche

Cette nouvelle semelle Wet-Traction Contagrip est tout simplement bluffante. Pour moi, c’est bien simple : il s’agit de la meilleure accroche que j’ai pu tester sur une chaussure de trail. Boue, terre, gadoue, off trail, la chaussure est capable de vous emmener à toute vitesse dans les descentes les plus pentues et les côtes les plus techniques. Vous vous sentez directement en confiance et vous pouvez vous concentrer uniquement sur votre trajectoire.

Salomon S-Lab Sense Ultra 2017

Drop

La Salomon S-Lab Sense Ultra 2017 dispose d’un drop de 8mm. Pour certains coureurs, cela ajoutera assurément au confort global. Pour moi qui court très avant-pied, ce drop est gênant. Pour répondre aux adeptes de la courses médio-pied, je vous dirais : essayer les avant de les acheter et faites-vous votre propre idée.

Cela dépend du coureur mais personnellement, j’ai trouvé ce drop handicapant. En effet, mon talon vient régulièrement frapper le sol alors que ma technique de course évite justement ce problème. Cette Salomon avait vraiment tout pour être la chaussure parfaite pour moi : le confort, le dynamisme et l’efficacité des Sense avec plus d’amorti. Seulement voilà, ce drop vient mettre une légère ombre au tableau (en tant que coureur médio-pied, j’insiste).

Salomon S-Lab Sense Ultra 2017

Durabilité

Il est loin voire très loin le temps où les Sense se déchiraient après 300 kilomètres. Le mesh, la structure de la chaussure et la semelle sont fait pour durer. Cela serait quand même dommage que cela ne soit pas le cas pour une chaussure taillé pour le long. Ici, aucune crainte à avoir. La Salomon S-Lab Sense Ultra 2017 vous accompagnera pendant de nombreux kilomètres sans sourciller.

Salomon S-Lab Sense Ultra 2017

ATTENTION à votre pointure

Preuve que le fit a changé, j’ai du prendre 1/2 pointure en moins. Veillez à les essayer avant de les acheter car cela pourrait en perturber plus d’un.

Disponible chez :

TRAKKS

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Trail et Voyage : Le traileur, ce nomade pressé https://www.sentiersduphoenix.be/trail-et-voyage-traileur-voyageur/ https://www.sentiersduphoenix.be/trail-et-voyage-traileur-voyageur/#respond Thu, 11 May 2017 16:07:13 +0000 https://www.sentiersduphoenix.be/?p=7439 Courir, grimper, dévaler, respirer et surtout contempler… Le Trail est par sa nature un nouveau moyen d’exploration du monde. La rando est l’outil de la contemplation, le Trail celui de l’exploration. Trail et voyage, pensée d’un nomade pressé L’exploration On me demande souvent pourquoi je me suis mis à courir. Est-ce un besoin de se […]

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Courir, grimper, dévaler, respirer et surtout contempler… Le Trail est par sa nature un nouveau moyen d’exploration du monde. La rando est l’outil de la contemplation, le Trail celui de l’exploration. Trail et voyage, pensée d’un nomade pressé


L’exploration

On me demande souvent pourquoi je me suis mis à courir. Est-ce un besoin de se dépasser ? D’avoir des objectifs dans la vie ? De vouloir perdre du poids ? De mieux se sentir dans son corps ?

Je suis sûr que, comme moi, vous répondrez par l’affirmative à plusieurs de ces questions. Pourtant si je regarde les raisons profondes qui m’ont mené à parcourir des centaines de kilomètres et à user plusieurs paires de chaussures par an, elles vont bien plus loin que ce simple questionnement.

Explorer, découvrir, parcourir la nature est ma réelle motivation, celle qui me pousse à lacer plusieurs fois par semaines mes running. Courir, c’est ressentir les moindres détails de la nature qui nous entoure, c’est savourer de nouveaux paysages.

Le Trail ajoute une nouvelle dimension à la randonnée. L’intensité et les états émotionnels des efforts soutenus permettent d’aborder les beautés du monde à travers la souffrance contrôlée de nos foulées ; rendant encore plus appréciable les moindres merveilles de la terre.

Trail et voyage

Le traileur est un nomade pressé en soif de découverte. Il se déplace frénétiquement avec une soif insatiables. Pourtant, en course, la possibilité de réellement contempler le paysage est rare. Pris par la compétition, rares sont les coureurs à profiter réellement durant l’entièreté de la course.

Dans cette perspective, je trouve que le « Off » est expiatoire. Il devient un moyen de découverte respectant l’essence même de la discipline. Sans chrono, sans dossard, nous ne sommes pas happé par la folie du temps et de la performance. Nous pouvons  alors nous poser pour contempler ce qui nous entoure.

Courir en forêt, en montagne ou même en plaine est un moyen d’explorer son territoire d’abord et ensuite ce qu’il y a derrière cette forêt ou cette montagne voisine. C’est le début de l’ivresse de la découverte. Courir n’est plus un simple loisir, il devient un moyen de locomotion mais surtout un moyen d’exploration et de voyage.

Courir pour voyager

Ce n’est pas pour rien que Kilian Jornet se détourne depuis quelques années de la compétition. Sa soif de découverte est plus grande que celle de victoire. Désormais sur les pentes abruptes de l’Himalaya, il y est pour la performance mais aussi et surtout pour la beauté de l’aventure.

Aujourd’hui, je cours et je m’entraîne, non pas pour finir une course, mais pour découvrir plus ! Le monde est tellement vaste et nous offre tellement de terrain de jeux qu’il serait dommage de se limiter à ses terres d’entraînement et s’aveugler constamment en compétition, vous ne trouvez pas ?

Dans cette perspective, se fixer ses propres défis, ses propres objectifs devient extrêmement valorisant. Vous avez envie de faire la traversée d’un massif forestier ou montagneux ? Prenez vos chaussures et partez courir. Vous n’êtes liés à aucun point de qualification, aucune date, aucun dossard… Vous n’avez que vous et votre désir de liberté.

Plus…

Je serais vraiment content de lire vos expériences de vos voyages ou de vos aventures. Si vous aussi, vous aimez courir en voyage, vous aimez voyager pour courir ou vous aimez vous entrainez pour courir, retrouvez-nous sur le groupe Facebook « Trail & Travel ».

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Conseils : courir moins mais courir mieux https://www.sentiersduphoenix.be/courir-moins-mais-courir-mieux/ https://www.sentiersduphoenix.be/courir-moins-mais-courir-mieux/#comments Thu, 04 May 2017 16:31:07 +0000 https://www.sentiersduphoenix.be/?p=7427 Les bilans kilométriques, les KOM sur Strava, Facebook, les réseaux sociaux ont insufflés de la compétition partout et tout le temps poussant une grand majorité de coureurs dans une spirale kilométrique contre-productive. Pourtant, il est souvent préférable de courir moins mais courir mieux. La surenchère des kilomètres Les chiffres, toujours plus grands, toujours plus importants, […]

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Les bilans kilométriques, les KOM sur Strava, Facebook, les réseaux sociaux ont insufflés de la compétition partout et tout le temps poussant une grand majorité de coureurs dans une spirale kilométrique contre-productive. Pourtant, il est souvent préférable de courir moins mais courir mieux.


La surenchère des kilomètres

Les chiffres, toujours plus grands, toujours plus importants, ils révèlent bien l’état d’esprit qui règne aujourd’hui : la compétition est partout. Pourtant, l’intérêt des compétitions est de valider ce qui se fait HORS compétition.

Dans ce jeu de la surenchère, les réseaux sociaux jouent un rôle prépondérant. Le coureur s’oblige à partager sa sortie, à battre son record sur un segment Strava ou à courir plus de kilomètres que son camarade d’entraînement.

Tout cela nous installe dans un environnement de compétition permanente qui peut être non seulement dangereuse pour le coureur mais surtout contre-productive.

Courir moins mais courir mieux

« Courir moins mais courir mieux », cette maxime peut apparaître bateau pourtant elle devrait être le mantra de la plupart des coureurs. En effet, que cela soit pour un 10km, un trail ou un ultra, nous ne sommes pas obligés de faire des semaines à respectivement 50, 70 ou 100km.

Oubliez la quantité, privilégiez la qualité de vos séances. Instaurez de la variété dans votre entraînement car c’est elle qui vous permettra de progresser. Une séance d’intervalles, de fartlek, de côtes, de descentes, les possibilités sont multiples !

Le schéma classique des 3 séances par semaine que tout le monde connaît n’est presque jamais appliqué correctement. On oublie souvent la séance de 30-30 car ça pique, on court trop vite sa sortie longue. Finalement la seule séance correctement réalisée est celle au seuil… Sauf que beaucoup de coureurs la généralisent aux deux autres…

Réfléchir son plan d’entraînement

Vous l’aurez compris, plutôt que d’être en mode binaire et cumuler les kilomètres « bêtement », il est plus intéressant de réduire la voilure mais de construire quelque chose de qualitatif.

Dans cette démarche, un coach sera votre meilleur allié si vous ne vous connaissez pas suffisamment ou si vous avez peur de vous lancer seul dans l’aventure. Les plans d’entraînements trouvés sur Internet peuvent également servir de base mais attention ils ne sont pas toujours adaptés !

Non seulement, privilégiez la qualité mais surtout écoutez votre corps ! Si vous êtes fatigués, si vous avez mal aux jambes ou si vous êtes malades, ne courez pas ! Reposez vous car le repos fait partir intégrante de l’entrainement.

Et moi dans tout ça ? Je croise !

Je prépare la CCC fin août. Je ne dépasserai pas les 4 séances par semaine. En plus de cela, je fonctionnerai en bloc. Blessé en avril 2017, j’ai repris l’entraînement progressivement en intégrant des séances de fractionnés sur plat et en côte pour retrouver un peu de vitesse.

Après quoi, j’enchainerai sur du travail de dénivelé et surtout sur l’augmentation du volume ! Pourtant, je ne ferai jamais des sorties plus longues que 3h en course à pied. Par contre, le vélo et la randonnée (en montagne) viendront compléter mon apport en volume et en dénivelé.

Après, je suis quelqu’un qui a besoin de beaucoup de repos. Dès lors, les 3 dernières semaines avant la course seront beaucoup plus légères avec « juste » quelques piqûres de rappel en vitesse et D+ courtes mais ultra qualitatives.


Vous souhaitez d’autres conseils ? C’est par ici, suivez le sentiers.

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Îles Féroé : Voyage aux confins des vents https://www.sentiersduphoenix.be/iles-feroe-aventure-voyage/ https://www.sentiersduphoenix.be/iles-feroe-aventure-voyage/#comments Mon, 01 May 2017 14:48:30 +0000 https://www.sentiersduphoenix.be/?p=7213 Les îles Féroé, ces îles aux confins des vents n’ont jamais laissé personne indifférent. On peine à croire que ces quelques cailloux perdus au milieu de l’Atlantique regorgent des paysages parmi les plus époustouflants sur terre. Entre océan et marée, vent et tempête, je vous emmène à la découverte de ce monde perdu où l’intensité […]

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Les îles Féroé, ces îles aux confins des vents n’ont jamais laissé personne indifférent. On peine à croire que ces quelques cailloux perdus au milieu de l’Atlantique regorgent des paysages parmi les plus époustouflants sur terre. Entre océan et marée, vent et tempête, je vous emmène à la découverte de ce monde perdu où l’intensité des éléments rivalise avec la majestuosité des panoramas.


 

Vindöld,

Vargöld,

áðr veröld steypisk ;

mun engi

maðröðrum þyrma.

Temps des tempêtes,

Temps des loups,

Avant que le monde s’effondre ;

Personne

N’épargnera personne.

Snorri Sturluson, L’Edda Poétique

Îles Féroé



Sommaire



Les îles Féroé

Imaginez des rochers taillés à la hache et perdus au milieu de l’Atlantique nord. À mi-chemin entre l’Écosse et l’Islande, les 18 îles de l’archipel féringien constituent une province autonome du royaume du Danemark. Isolées pendant des siècles, elles ont conservé l’héritage et la fierté des peuples du Nord mais aussi le rigorisme du Luthéranisme.

De fait, le peuple féringien n’est sans doute pas le plus chaleureux au premier abord. Pourtant après avoir brisé la glace, il apparaît enjoué et fier, et vous guidera sur le champ au sommet de n’importe quelle montagne. Le Grindadráp, massacre rituel de globycéphales, pourrait venir assombrir le tableau. Pourtant, plutôt que de jeter l’opprobre sur les îles et des habitants, il convient de s’y rendre pour discuter avec les Féringiens et entendre que les jeunes veulent changer les choses et pour tenter de convaincre les irréductibles de cette pratique barbare. En tout cas, j’ai pu constater que le processus est en route…

Émergeant de la mer en strates basaltiques noires, les montagnes des îles Féroé sont uniques. Leur morphologie rocheuse et leurs couleurs révèlent l’origine volcanique de ces îles. Les reliefs féringiens vous font penser au Groenland ou à l’Islande ? Normal ! Géologiquement, ces îles sont issues du même ensemble volcanique de l’Atlantique Nord. Pas étonnant, dès lors, de retrouver aux îles Féroé cette atmosphère grandiose et désolée si caractéristiques des Terres du Nord.

S’élevant vers les cieux enflammés, les montagnes noires des Féroé comme des milliers d’ombres révèlent une funeste filiation avec le Mordor…

Îles Féroé



Voyage aux confins des vents

Je trépignais d’impatience à l’idée de découvrir ces îles sorties tout droit de l’imagerie viking, de sentir la folie des éléments et de parcourir ces montagnes brutes. Je n’ai pas été déçu. Marqué physiquement et mentalement, ce voyage m’aura apporté les extrêmes sensations que je recherche… Un peu trop même.

Visiter les îles Féroé, c’est entendre les cris du vent faire écho aux épées de jadis et sentir son corps meurtri par cette simple évocation…

Perdues aux confins du monde, elles regorgent d’une nature sauvage que la météo peut rendre violente et brutale. Vent, pluie, grêle ! Njörd – le dieu du vent et de la mer dans la mythologie nordique – peut mener la vie dure au voyageur qui s’y risque. Chaque bourrasque, chaque tempête apportait son lot d’aventures au travers ces paysages. Venez, embarquez dans mon drakkar, je vous emmène à l’assaut de ces îles…

La météo confère aux paysages une forme de désolation et de magnificence totale que le passé viking ne fait qu’accentuer.

Îles Féroé


Terre en vue !

Une voile déchirée flotte au vent. Les vagues submergent la carcasse moribonde que des hommes tentent vainement de diriger vers la côte.

Quand enfin La terre encercle le drakkar, les hommes peuvent relever la tête.

village en vue !

Frappées par la fureur de l’Océan, acérées et titanesque, les côtes déchiquetées des îles Féroé n’offrent aucune hospitalité. Pourtant dans cette muraille infranchissable, la Nature a forgé de véritables ports naturels permettant aux hommes de s’installer. Véritables enclaves paisibles quand la nature le décide, les villages féringiens offrent aux visiteurs un dépaysement total.

Îles Féroé

Saksun

Le petit village de Saksun est sans aucun doute mon coup de cœur des îles Féroé. Blotti au fond d’une anse et protégé de l’océan par les montagnes, Saksun n’échappe pas au caractère épique des îles. L’humilité de son église et de ces quelques habitations au toit végétal contraste avec l’imposante présence des montagnes.

Seul avec le mugissement du vent, j’ai l’impression que le temps s’est figé à une époque où la clameur des héros résonnait dans la vallée. Le cors ne sonne pas depuis longtemps pourtant je peux presque en percevoir la rumeur. Saksun m’inspire, Saksun m’aspire comme les légendes d’autrefois…

Je ferme les yeux et m’imagine 1000 ans en arrière : le feu de bois embaume l’atmosphère et le brouhaha des artisans habillent le silence de son armure.

Îles Féroé

Îles Féroé Îles Féroé

Îles Féroé

Tjørnuvík

À quelques encablures de Saksun se trouvent un autre village particulièrement scénique, Tjørnuvík. Lorsque je le visite en fin de journée, le village est entièrement vide et quelque peu triste malgré la grandeur des lieux.

Seul le souffle du vent semble habiter le village et transporte le murmure des vagues mourant sur la plage de sable noir.

En traversant le village, je suis directement saisi par une sensation étrange ! Levant les yeux vers les faîtes, je distingue quelques yeux à travers la fenêtre qui disparaissent aussitôt découverts. L’ambiance n’est pas des plus accueillante et les montagnes noires entourant le village ne font que renforcer l’étrangeté de cette situation. Il plane dans l’atmosphère le vide et l’hostilité des frontières du monde.

Face à cette ambiance mortifère de fin d’hiver, je décide donc de gravir la montagne afin de dominer le village et observer Risin et Killingin, les deux rochers emblématiques dans leur quête désespérée. Selon la légende, Risin, la sorcière, et Killingin, le Géant, furent envoyés pour ramener les îles Féroé en Islande. Ancrés dans la mer, ils semblent errer à proximité des terres de peur de retraverser l’océan.

Îles Féroé

Îles Féroé Îles Féroé

Gjógv

Le village de Gjógv tire son nom d’une gorge de 200 mètres de long dans laquelle les premiers habitants installèrent le port. Entièrement protégé, il constitue la force du village et permet d’accoster en sécurité sur cette côte tempétueuse. Ce village résume bien toute la force de ces îles : les plus hautes montagnes des îles Féroé dominent le village à l’Ouest tandis qu’un torrent traverse le village pour se jeter dans l’océan…

Et, comme un écrin, le port se cache de la vue pour se préserver des éléments et ne pas susciter la jalousie des Dieux.

J’aurais aimé gravir toutes ces montagnes afin d’embrasser toute la grandeur de ce paysage. Malheureusement, comme durant la moitié de mon séjour, des vents de 10 Beaufort rendaient dangereux toute ascension en altitude. C’est donc là, à Gjogv, que je me suis promis de revenir affronter le dénivelé et de me rapprocher de cette lumière divine qui baignait le village.

Îles Féroé

Îles Féroé

Gásadalur

Gasadalur est l’un de ces points de vue qui m’a donné envie de partir dans les îles Féroé ! Ce petit village était complètement isolé jusqu’en 2005, date à laquelle un tunnel a été construit afin de relier le village à la civilisation. Auparavant, son seul accès était par hélicoptère ou à pied à travers les montagnes venteuses de l’île de Vágar.

Je ne pense pas avoir jamais vu un lieu si singulier ; même les plus grands bardes d’antan ne seraient jamais arrivés à conter la beauté et la majestuosité des lieux. La montagne, les falaises infinies et cette cascade se jetant dans la mer juste en contrebas du village résument à eux-seuls la théâtralité des paysages féringiens.

Îles Féroé


Vers les sommets

Inspiré par mon voyage dans les Lofoten, rempli d’ardeur et de soif de découvertes, je souhaitais quitter la mer et son langoureux ressac pour gravir les montagnes et toiser les paysages. C’était ignorer que les éléments ont leurs propres règles, a fortiori au milieu de l’Atlantique.

La tempête efface toute trace de civilisation et vous confronte à sa brutalité !

Les caprices du climat sont une contrainte à laquelle s’accommode tout amoureux des activités outdoor avec patience et un matériel adéquat. Mais pour la première fois, le vent est passé de contrainte à véritable ennemi. Je ne pensais pas qu’il remettrait en cause l’ascension de certains sommets.  Me laisser faire ? Jamais ! Certains paysages impitoyables méritent bien que l’on perde un peu de soi. Braver le vent, braver la tempête, voilà ce qui résume mon aventure féringienne !

Îles Féroé

Ciel et mer – Sørvágsvatn

Sørvágsvatn, ce nom qui pourrait être issu des plus célèbres Sagas scandinaves est un lieu absolument époustouflant où la terre, la mer et le ciel jouent avec leurs limites pour se jouer de notre perception. Pourtant en longeant le lac, rien ne laisse présager du spectacle qui nous attend. Le silence des berges et l’assourdissant brouillard tombant extrait ma marche de toute temporalité.

Évoluant le long des cairns, vestiges des rôdeurs séculaires, le voyageur s’avance, ignorant, vers les limites du monde.

Le terrain s’élève, le cœur accélère, l’air marin s’intensifie. Un frisson me parcoure tout le corps lorsque j’atteins le sommet et contemple l’horizon infini de l’océan. La verticalité des falaises me plonge corps et âme à la frontière du monde. Prenant conscience de cela, je ne peux que contempler avec effroi la beauté vertigineuse de ces côtes et, au dessus, ce lac en lévitation au dessus de l’océan.

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Randonnée :
Point de départ : sur la route entre l’aéroport de Vágar et , parking en contrebas de la route.
Parcours : Aller-Retour (8km) – sentier le long de la berge et puis vers le sommet balisé avec des cairns.

Point culminant – Slættaratindur (880m)

Malgré une météo incertaine et un vent violent (8 à 10 Beaufort), j’ai réussi à trouver une fenêtre météo durant mon séjour pour me lancer à l’assaut du point culminant des îles Féroé. Démarrant d’un col à 370m d’altitude, l’ascension n’est pas difficile en soi et pourra être réalisée en famille par beau temps. Seule la dernière partie est plus aérienne et nécessite de la prudence.

Je suis au matin de mon 2e jour dans les îles Féroé. Il fait couvert mais sec. Les 500 derniers mètres de dénivelé positif démarrent dans une pente herbeuse qui se verticalise progressivement jusqu’à atteindre un ressaut. Après quelques dizaine de mètres d’ascension, je sens déjà le vent forcir. Vif et perçant, mes jouent brûlent. Il gèle. Je me retourne et aperçois au loin une horde de nuages fonçant sur moi et ma compagne comme une horde d’esprits maléfiques.

Totalement enveloppé dans cette nuée glacée, la grêle martèle vêtements, sacs et giflent mon visage déjà meurtri par le froid.

Îles Féroé

Totalement perdu dans les nuages, je continue d’évoluer sur ce sentier en balcon. Arrivé à une terrasse que je pense être le sommet, la neige fait son apparition, tapissant le sol. Terre et ciel se confondent alors totalement rendant la progression potentiellement dangereuse. M’orientant à l’aide de mon GPS, je constate que le sommet est encore quelques dizaines de mètres plus haut. Je vous conseille de ne pas réaliser cette randonnée par mauvais temps si vous ne disposez pas de traces GPS.

J’avance prudemment entre névés et rochers mais je ne distingue pas de sentier. Je me lance alors à l’aveugle dans une ascension finale un peu aérienne et très clairement dangereuse. Je dois tailler des marches dans la neige verglacée pour passer d’un rocher à l’autre. Je vous avoue que, à refaire, j’éviterais totalement ce petit instant « tête brûlée » car, sans crampon, l’avancée était vraiment scabreuse. Je le déconseille à quiconque.

Les derniers mètres se font à travers la roche et demandent un peu d’équilibre pour trouver les prises. Puis, j’arrive au sommet. Il est complètement englouti dans les nuages. On n’y voit rien. L’amertume me monte rapidement en bouche. Prendre autant de risque pour finalement ne rien pouvoir contempler est l’épitomé de la frustration !

Je patiente de longues minutes. Le vent souffle très fort désormais. Je me convaincs que de fugaces éclaircies pourraient faire leur apparition. Avec l’arrivée des nuages, la température a, de son côté, drastiquement chuté. Il ne doit pas faire plus de 0°. Je saute sur place pour me maintenir au chaud. Puis, en un instant, je ressens la chaleur du soleil à travers les nuages qui deviennent de plus en plus lumineux.

Une ligne d’horizon. Des Sommets. L’opaque voile nuageux se désintègrent et révèlent un paysage entre fjords et sommets. Magique !

Îles Féroé

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L’instant est aussi rapide qu’impromptu. Je profite des multiples variations de lumières qui donnent aux montagnes un reflet d’or et de cuivre. C’est tout simplement magique. En une fraction de seconde, je prends conscience de la réelle dimension des îles Féroé. J’essaie de m’imaginer ce que les premiers hommes sur ces terres ont bien pu penser de ce paysage à la fois terriblement menaçant et dangereusement attirant. Il fallait bien être viking pour s’y installer… Déjà, les nuages m’ont replongé dans leur opaque prison monochrome.

Randonnée :
Point de départ : sur la route entre Eiði et funningur.
Parcours : Aller-Retour (5km – 522 D+) – Derniers mètres pouvant être dangereux
ATTENTION : avec le brouillard, cette randonnée peut vite devenir très dangereuse. Renseignez-vous sur les conditions météo avant de vous y engager.

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Pris dans la tempête

Le vent souffle à plus de 100km/h, pluie et grêle mêlées tombent sur le port de Klaksvik. Je vois encore ce marin bourru caché derrière sa grosse barbe rousse que j’approche sous la pluie battante pour demander si le ferry navigue aujourd’hui vers Kalsoy. Criant pour contrer le bruit du vent, il me dit – non sans une certaine fierté – qu’avec la tempête seul son vieux rafiot fait les allers-retour sur l’île. Après un temps de pose entre deux rafales, il ajoute que : « Le Ferry part dans une heure mais ne reviendra pas avant une semaine » ! Prononçant ces mots, il me tape dans le dos et éclate dans un fou-rire aussi grave que le tonnerre. Je relève la tête, défait et détrempé, alors que sa carcasse trollesque lève déjà l’ancre. Je peux encore entendre son rire dans la vallée…

Le rire, c’est donc ça le secret des féringiens ? Le rire pour contrer cette météo dantesque qui s’évertue avec sadisme à contrecarrer tous mes plans.

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Viðareiði et la lumière céleste

Du coup, défait de ne pas pouvoir prendre le ferry pour contempler le magnifique phare de Kallur, je me rends à Viðareiði bien décidé à marcher et à grimper le Villingdalsfjall. Sur place, la météo est moins pire : il pleut moins mais le vent est beaucoup plus fort. Je regarde le ciel au Nord. Le sommet est ensoleillé. Du coup, sans une seule hésitation et sans un mot, Aurélie et moi sortons de la voiture et nous lançons dans son ascension.

Le sentier a complètement disparu dans cette tourbière gigantesque que sont devenus les flancs de la montagne. Ces derniers nous protègent à leur manière car le vent s’engouffre entre les montagnes et évitent de trop arroser la section où j’évolue. Au fur à mesure de l’ascension, le vent forcit dangereusement. La pluie devient tellement violente qu’elle me frappe douloureusement le visage. Je n’ai jamais vu ça ! Cela fait 1 heures 30 que je marche, mon pantalon est détrempé et les coutures de la veste commencent à donner des signes de faiblesses. J’ai froid. Je décide de faire demi-tour.

Îles Féroé

En redescendant vers Viðareiði, le vent tourne et rejette les pluies sur le sommet. Je n’ose imaginer les conditions là haut ! Nous avons bien fait de redescendre. Détrempé, glacé et un peu dégouté, je change rapidement de vêtements. Avant de reprendre le volant, je ne peux pas m’empêcher de me rendre sur la côte pour prendre quelques photos.

Soudain, le ciel se déchire, la pluie s’arrête et, comme une intervention divine, un rayon de soleil déchire le ciel. Et puis, le silence…

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Funningur et les Huldufólk

Funningur est sans doute le village le plus ancien de l’île. En effet, selon la Saga des Féroïens, Grímur Kamban fut le premier Viking à s’installer dans les îles Féroé pour fuir la tyrannie du roi Harald Ier de Norvège. Le plafond du ciel est plus haut que la veille sur le Villingdalsfjall, le soleil fait même une petite apparition ! Désireux de profiter de ce tableau magnifique, ma manie de prendre de la hauteur se révèle cette fois plus prometteuse. Tout du moins, le pensais-je…

Îles Féroé

Malgré un vent à écorner un bœuf, et plus de deux heures de marche – impossible de courir ni de marcher normalement! – je vois enfin le sommet. Je jette un regard sur ma gauche : une nuée de grêles noire comme l’enfer se jettent sur moi et Aurélie qui m’accompagne.

J’accélère le pas même si chaque enjambée est une lutte contre le vent, me forçant à tituber entre les rochers et à m’agripper à eux pour me stabiliser. Je regarde Auré qui oscille aussi fortement que moi à chaque bourrasque. « Dépêche toi ! Dans les rochers !! », lui criais-je. Avec toute l’énergie possible, nous grimpons et nous blottissons dans une petite cavité pour nous protéger.

Mais encore une fois, des forces occultes devaient être à l’œuvre…

Îles Féroé

Après deux averses aussi intenses l’une que l’autre, je prends le risque de redescendre au plus vite. Alors que nous courrions et nous débattions avec le vent. Une averse encore plus intense que les autres s’abat sur nous. La grêle nous force à nous protéger le visage. Je me jette derrière une pierre et tire Aurélie à mes côté. Le vent souffle, la grêle gifle. Pour la première fois du voyage, j’ai même peur !

Quand enfin cette nouvelle averse nous abandonne, nous accélérons le pas pour rentrer à la voiture. Il reste tout au plus 300 mètres quand, d’un coup, je suis violemment frappé dans le dos. En une fraction de seconde, Je décolle et retombe 2 mètres plus bas. À contact du sol, j’entends un « crac » sourd qui résonne dans la jambes. Je hurle de douleur…

J’essaie de me relever tandis que la douleur irradie dans toute la jambe. Aussi fou que cela puisse paraître, vous avez bien lu, cette rafale de vent fut si forte qu’elle nous a emporté Aruélie et moi. Résulat : la hanche de travers, léger déplacement du péroné et atteinte au menisque…

Saviez-vous que comme l’Islande, le folkore Féringien raconte que les rochers sont habités par le Huldufólk, le peuple caché.

Équivalent du petit peuple celtique, on raconte que, quand le brouillard tombe, ils s’amusent à pousser les randonneurs téméraires qui s’aventurent un peu trop loin sur leur territoire…

Îles Féroé


Parcours : 5 jours dans les Féroé

Envie de vivre la même aventure ?

Je vous donne ici le timing de mon voyage. Prenez le avec précaution car j’ai dû fortement l’adapter à cause de la météo.

JOUR 1 : Arrivée à l’aéroport de Vagár (16h40) / Direction Gásadalur / Balade autour de Sorvagvatn / Retour B&B à Midvagur

JOUR 2 : Départ 7h / Slættaratindur (2h30) / Saksun / Tjørnuvík / Hotel Foroyar (Torshavn)

JOUR 3 : Départ 7h / Route + poses photos / Viðareiði + rando / Visite de Kirkjubour / Retour Hotel Foroyar

JOUR 4 : Départ 9h / Route vers Funningur + poses photos / Balade autour de Funningur / Gjógv + balade / Nuit à Gjaargardur Guesthouse

JOUR 5 : Départ 9h30 / Route vers l’aéroport + nombreuses poses photos / Avion 14h30


Logements

Les îles Féroé sont relativement petites. Dès lors, pour les logements, je vous conseille de vous baser dans un seul et unique endroit. Il faut savoir que, contrairement au reste de la Scandinavie, le camping sauvage n’est pas autorisé ! Et vu le vent qui souffle parfois, je vous le déconseille en dehors des mois d’été.

Pour le reste, j’ai pu tester deux logements diamétralement opposé :

Gjáargarður Guesthouse

Mon coup de coeur. Si je reviens dans les îles Féroé, c’est ici que j’établirai mon « camp de base ». L’ambiance y est à mi-chemin entre le refuge de montagne et l’hôtel. Le patron est extrêmement serviable et vous aidera sans aucun doute à planifier au mieux votre séjour. Chose que le site ne dit pas, si la guesthouse est remplie, vous pourrez bénéficiez d’une des maisons du village en mode « Air BNB Style ». C’est pas beau ça ?

Plus d’informations sur l’établissement

Hotel Føroyar

Cet hotel est juste magnifique. Situé sur les hauteurs de Torshavn, son toit végétal le fond dans le paysage tandis que toutes les chambres donnent vers la capitale… Les lumières d’aube et de crépuscule sont juste magiques !

Plus d’informations sur l’établissement

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Vidéo


Ce voyage n’aurait pas été possible sans l’aimable collaboration de :

 
Visit Faroe Islands
Atlantic Airways
 

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TEST : Shock Absorber – Soutien-gorge de Trail https://www.sentiersduphoenix.be/test-shock-absorber-trail/ https://www.sentiersduphoenix.be/test-shock-absorber-trail/#respond Thu, 13 Apr 2017 09:59:42 +0000 https://www.sentiersduphoenix.be/?p=7225 Trois lectrices, trois coureuses, trois niveaux, elles ont testé pour vous la gamme de soutiens-gorge de sport Shock Absorber qui privilégie qualité et confort absolu pour toutes les sportives ! Au départ d’une course, alors que Monsieur vérifie pour la énième fois la météo (Short ou trois-quart ? J’ai bien pris ma veste de pluie ? […]

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Trois lectrices, trois coureuses, trois niveaux, elles ont testé pour vous la gamme de soutiens-gorge de sport Shock Absorber qui privilégie qualité et confort absolu pour toutes les sportives !


Au départ d’une course, alors que Monsieur vérifie pour la énième fois la météo (Short ou trois-quart ? J’ai bien pris ma veste de pluie ? Zut, mes runnings n’ont pas encore eu le temps de sécher tout à fait….), Madame est déjà prête et a pourtant dû réfléchir à au moins un accessoire essentiel de plus que son homologue masculin…

Comme vous le savez, 2017 marque un tournant pour le blog car Les Sentiers Du Phoenix consacrera désormais une partie des tests aux produits féminins. Alors oui, mesdames, nous avons choisi de commencer dans le TRÈS spécifique car ce n’est pas tout d’avoir de bonnes chaussures pour courir.

Shock Absorber
© Geoffrey Meuli

Test : Shock Absorber en Trail

Pour garantir plaisir et performance en course à pied, il faut aussi de bons sous-vêtements et, plus précisément, une brassière ou un soutien-gorge de qualité. Accessoire indispensable à toute runneuse qu’importe votre niveau et vos mensurations, il n’est parfois pas évident de faire un choix pertinent parmi l’offre disponible en ligne ou en magasin : bretelles croisées ou non ? Avec ou sans agrafe ? Coque rigide ? Je prends une taille en dessous, pour être sûre ?

Les soutiens-gorge de sport ont leurs spécificités. Nous n’allons pas nous tourner vers les mêmes modèles selon le sport que nous pratiquons, impliquant plus ou moins de … chocs. Ils sont nombreux en course à pied, et donc protéger sa poitrine est aussi important que d’avoir une paire de chaussures adaptées à sa foulée.

Shock Absorber
© Geoffrey Meuli

Dans cette perspective, trois lectrices, Olivia, Géraldine et Vanessa ont accepté de tester les produits de la de la gamme Shock Absorber : l’Ultimate Run Bra et l’Active Shaped Support..

Après plusieurs semaines de test et une mise en situation de course lors du trail de la Primavera 2017, les trois testeuses font un constat sans appel des produits Shock Absorber : confort, qualité et esthétique sont au rendez-vous.

Shock Absorber
© Geoffrey Meuli

Esthétique

Même si c’est un soutien de qualité qui est recherché, l’esthétique est aussi un des critères de sélection lorsque nous choisissons un soutien-gorge de sport, qu’importe notre niveau en course à pied.

Les soutiens-gorge Shock Absorber proposent des déclinaisons de modèles assez variés. Parmi la gamme, nos coureuses se sont tantôt tournées vers des modèles où les bretelles se rejoignent dans le haut des omoplates (modèle Ultimate Run), tantôt des bretelles qui restent parallèles (Active Shaped Support) ; ce qui est déjà intéressant au niveau du look. Ces bretelles – tout comme l’élastique principal – demeurent assez larges afin de garantir un confort optimal (et en plus, c’est plus joli).

Shock Absorber
© Geoffrey Meuli

L’esthétique des Shock Absorber est assez simple dans le bon sens du terme : pas de fioritures ou de motifs pour nos coureuses ! Plutôt un travail sur les formes géométriques et les couleurs (alternance entre flashy et sobriété) qui mettent en valeur la silhouette.

Shock Absorber
© Geoffrey Meuli

Enfin, si un seul point faible esthétique devait être relevé, ce serait au niveau du tissu qui entoure le sein. Le modèle dédié au running testé par nous coureuses ne propose pas de coque vaguement rigide en guise de bonnet mais plutôt une poche bien coupée en matière élastique et respirante (description technique voir plus bas dans l’article) mais dont le dessus peut demeurer plus lâche. Heureusement, cela n’entame en rien le bon maintien de la poitrine.

Shock Absorber
© Geoffrey Meuli

Qualité et ergonomie

La qualité est vraiment le point fort de la marque Shock Absorber. Le choix du tissu donne une impression de solidité et de durabilité tout en garantissant un confort optimal. Cela est permis grâce à l’utilisation de :

  • 3 matières superposées à l’avant dont une semi rigide & maille micro aérée ciblée
  • Large bande élastique au niveau de la basque pour la stabilité
  • D’un dos nageur et doublé
  • Du Dry Action System : traitement dynamique du tissu, assurant un séchage rapide pendant l’effort
  • Des bonnets moulés et sans couture pour un effet seconde peau
  • Des bretelles rembourrées, fuselées et réglables (crochets avec retour)
Shock Absorber
© Geoffrey Meuli

Le soutien-gorge reste extrêmement bien en place grâce à une attache à deux ou trois broches suivant le modèle.  Même s’il s’agit de la clé de voûte du maintien, cette attache est parfois extrêmement difficile à attacher et à détacher. Cela en fait finalement pour nos coureuses le seul point faible des Shock Absorber.

Shock Absorber
© Geoffrey Meuli

Confort

Après de nombreux kilomètres, nos trois testeuses Olivia, Géraldine et Vanessa sont ravies de leur brassière qui offre un confort absolu. Les soutiens-gorge de sport Shock Absorber allient le maintien parfait de la poitrine – qualité sine qua non du soutien-gorge sportif classique – et confort grâce à la qualité des tissus qui ne provoquent aucun échauffement ou frottement. Soit autant de qualités qui font des Shock Absorber un nouvel atout pour ces dames en course à pieds…

Shock Absorber
© Geoffrey Meuli

La gamme Shock Absorber est disponible chez Galeria INNO et bientôt disponible dans votre magasin de running préféré où les vendeurs recevront une formation au conseil dispensé par la marque.

Photographies : Geoffrey Meuli

 

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Trail Running, le nouvel Eldorado ! https://www.sentiersduphoenix.be/trail-running-nouvel-eldorado/ https://www.sentiersduphoenix.be/trail-running-nouvel-eldorado/#comments Tue, 11 Apr 2017 17:38:41 +0000 https://www.sentiersduphoenix.be/?p=7234 Trail Running, le nouvel Eldorado ! Je profite de ma blessure pour porter un regard un peu acide (et sans doute acerbe) sur notre (belle?) discipline. Il est loin le temps de l’insouciance. L’esprit Trail est mort et enterré. Le Trail est « fashion » et « bankable ». Cela fait plusieurs mois que mon regard sur notre discipline […]

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Trail Running, le nouvel Eldorado ! Je profite de ma blessure pour porter un regard un peu acide (et sans doute acerbe) sur notre (belle?) discipline. Il est loin le temps de l’insouciance. L’esprit Trail est mort et enterré. Le Trail est « fashion » et « bankable ».


Cela fait plusieurs mois que mon regard sur notre discipline évolue et devient un peu plus critique. Elle est en pleine transformation. En quelques années, elle est devenue à la mode, teintée de chrono et surtout un véritable business.

Je joue un peu à « l’hôpital qui se fout de la charité ». Je l’assume complètement. C’est surtout pour provoquer une discussion que je vous expose ici ces quelques bribes de réflexion.

Trail Running, le nouvel Eldorado

Voilà 5 ans que je fais du Trail, cela correspond aux 5 années nécessaires à transformer la discipline. Quand j’ai commencé, le Trail atteignait son zénith en France et commençait seulement à se faire une place au soleil en Belgique.

Fashion

Aujourd’hui, c’est LA discipline dont tout le monde parle. Il suffit de voir l’engouement des médias mais aussi la prolifération des blogueurs, des compétitions, le développement des accessoires, des produits, des vêtements. Le Trail est devenu fashion.

Ce n’est pas une mauvaise chose en soi. La discipline est enfin reconnue. L’offre des compétitions et des accessoires est aujourd’hui quasi infinie. Le seul problème qui en ressort est finalement le choix.

Le choix du bon accessoire, le choix de la bonne course, le choix de la bonne paire de chaussures, comment faire le bon choix ? Le risque est désormais de séparer le bon grain de l’ivraie. Parce que, cette dernière me semble de plus en plus importante.

Pour simplifier, j’ai l’impression que tout le monde s’engouffre dans ce nouvel Eldorado avec, pour certains, des objectifs peu louables…

Bankable

Le Trail est un business. La personne qui nie cette affirmation doit être perdu dans un gouffre temporel que lui seul maîtrise. Ce blog en est aussi un d’une certaine manière. Je teste des produits pour donner une visibilité au marque en contre-partie je peux garder le produit. La publicité me permet de financer mon espace web, les investissements nécessaires en matos photo et vidéo etc… etc…

Le problème n’est pas le business en lui-même bien au contraire. C’est plutôt le rôle d’appât qu’il joue pour toute une série de personnes pour qui le trail n’est absolument pas une passion mais qui ne voit que les euros cachés. La passion semble malheureusement de moins en moins présents dans cet eldorado où tout reste à faire.

Je constate ainsi de plus en plus de produits sans réelle recherche d’innovation. On surfe sur la vague. On investit le moins possible et on maximise ses gains. Dans les compétitions, c’est pareil. Chaque jour naissent des trails absents de passion où tout est fait pour maximiser les revenus. Désormais, tout le monde s’improvise organisateur avec tous les risques qui en découlent…

Tout n’est pas perdu

Je ne suis pas d’un naturel pessimiste. Comme pour ma blessure, je sais que le trail passe juste une mauvaise passe. Il est cependant important de garder en tête d’où nous venons ! Le Trail est l’expression de la simplicité.

Maintenant que le trail est à la mode, gardons la tête froide et ne cédons pas à toutes les sirènes du business au risque de conduire le trail vers une version édulcorée, insipide mais vendue 10x son coût de fabrication.

Gardons la passion au cœur de toutes nos aspirations, continuons à construire la discipline de demain, évitons les profiteurs mais n’empêchons personne de vivre de sa passion (y compris dans l’organisation des courses). Bref, faites le bon choix !

 

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TEST : La Chaussette de France en Trail https://www.sentiersduphoenix.be/test-chaussette-de-france-trail/ https://www.sentiersduphoenix.be/test-chaussette-de-france-trail/#respond Tue, 28 Mar 2017 15:54:22 +0000 https://www.sentiersduphoenix.be/?p=7197 La Chaussette de France en Trail, c’est ce qu’on appelle une découverte. Difficile de parler de chaussettes pourtant c’est l’un des accessoires les plus importants du traileurs. Je vous présente quelques modèles que j’ai eu l’opportunité de tester. Qualité et efficacité au rendez-vous ! La Chaussette de France La Chaussette de France est comme son […]

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La Chaussette de France en Trail, c’est ce qu’on appelle une découverte. Difficile de parler de chaussettes pourtant c’est l’un des accessoires les plus importants du traileurs. Je vous présente quelques modèles que j’ai eu l’opportunité de tester. Qualité et efficacité au rendez-vous !


La Chaussette de France

La Chaussette de France est comme son nom l’indique une marque française. Bien plus, elle est labellisée « Made in France ». Les produits sont conçus et confectionnés à Troyes depuis 1961.

Le groupe Tismail propriétaire de la marque fournit l’armée, la marine et la Poste française. Leur expérience n’est donc plus à démontrer. Pourtant, la Chaussette de France s’est tardivement lancée dans les chaussettes destinée à la course à pied et au Trail.

La Chaussette de France en Trail possède une large gamme de produits allant de la chaussette basse à la chaussette de compression en passant par tous les intermédiaires. Bref, la gamme permet de trouver « chaussette à son pied ».

Matterhorn Ultraks

La Chaussette de France en Trail

Grâce à mon partenaire Freedom2Go, j’ai eu l’occasion de tester plusieurs modèles :

La Sierra

« Plus légère qu’une enveloppe timbrée », elle pèse en effet moins de 20grammes sur la balance. Malgré cette légèreté, la Sierra est extrêmement agréable et vous accompagnera sans problème lors de vos entraînement et/ou compétition jusqu’à 40km.

Extrêmement respirante, elle est vraiment parfaite en plein été d’autant plus que les fibres textiles et la technologie utilisées rendent la chaussette thermorégulante. J’ai eu l’occasion de faire plusieurs sorties longues avec et malgré son effet seconde-peau, elle prévient parfaitement les échauffements.

La Chaussette de France en Trail

La Nepal et la Kailash

Ces deux chaussettes sont les mêmes en termes de technologie utilisée. La première est la version tige basse tandis que la seconde est la version tige haute.

J’utilise la Kailash depuis plus de 6 mois maintenant à presque toutes mes sorties. Respirabilité, maintien du pied et confort en font ma chaussette de référence. Après des centaines de kilomètres avec en Trail, en Rando ou en Alpi, je n’ai jamais souffert d’une seule ampoule ou d’une seule douleur.

Ultimate Direction Scott Jurek Ultra Vest

Vous allez sans doute me demander pourquoi je préfère la version haute à la version basse ? En Trail, il n’est pas rare de traverser un sous-bois rempli de ronces ou d’orties. De plus, après plusieurs dizaines de kilomètres, j’ai parfois le pied qui vient frotter le bas de ma jambe suite à un mauvais placement du pied ou à cause de la fatigue. Du coup, la hauteur de la chaussette vous permet de protéger le bas de vos jambes de tous les petits bobos possibles.

Bretagne

L’épaisseur de la chaussette est certes plus importante que la concurrence (Compressport et consoeurs) mais les fibres utilisées lui confèrent des capacités de thermorégulation. Du coup, vos pieds ne finissent pas en bouillie à cause de la chaleur et la transpiration. Utilisée été comme hiver, ces deux chaussettes sont pour moi des must-have et m’accompagneront plus que vraisemblablement sur la CCC.

Trail du Hérou

La gamme complète est disponible sur Freedom2Go et avec Les Sentiers du Phoenix, vous bénéficiez d’une réduction de 25% :

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TEST : Petzl Nao+ – Monstre de technologies en manque d’innovation https://www.sentiersduphoenix.be/test-petzl-nao-2/ https://www.sentiersduphoenix.be/test-petzl-nao-2/#respond Tue, 21 Mar 2017 17:51:54 +0000 https://www.sentiersduphoenix.be/?p=7182 La Petzl Nao+ est la nouvelle bombe lumineuse de chez Petzl. Plus grande autonomie, plus grande puissance, qualité au top, Petzl reste cependant sur ses acquis avec une lampe qui n’apporte pas beaucoup d’innovations. Fiche technique : Petzl Nao+ Reactive Lighting : capteur de luminosité et adaptation instantanée en fonction de l’environnement MyPetzl Light : […]

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La Petzl Nao+ est la nouvelle bombe lumineuse de chez Petzl. Plus grande autonomie, plus grande puissance, qualité au top, Petzl reste cependant sur ses acquis avec une lampe qui n’apporte pas beaucoup d’innovations.


Fiche technique : Petzl Nao+

  • Reactive Lighting : capteur de luminosité et adaptation instantanée en fonction de l’environnement
  • MyPetzl Light : Personnaliser votre Petzl à l’aide de l’application SmartPhone
  • 4 profils disponibles : Trail running, alpinisme, trekking et bivouac
  • Puissance : 320 à 750 lumens
  • Distance d’éclairage : 65 mètres à 140 mètres
  • Faisceau : Large, mixte et focalisé
  • Autonomie : 6h30 à 15h00 (en fonction de son utilisation)
  • Batterie rechargeable avec Red Signal pour une visibilité renforcée
  • Cordon réglable pour un confort maximal
  • Étanchéité IPX4
  • Poids : 185g
  • Garantie lampe : 3 ans

Petzl Nao+

Nouveautés

La nouvelle Petzl Nao+ compose intelligemment avec les éléments qui ont fait sa réputation : Réactive Lightning, confort, polyvalence et qualité et des nouveautés attentues.

Puissance

Ce qui m’a motivé à changer ma Nao, première du nom, est la puissance. En effet, on passe de 355 lumen pour la première à 750 lumen pour la Nao+, loin d’être négligeable. Au delà des chiffres, c’est surtout en confort de course.

Red signal

Autre nouveauté, le Red Signal, la batterie située à l’arrière de la tête dispose désormais d’une lampe rouge clignotante permettant d’augmenter notre visibilité auprès des autres usagers de la route.

Laponie du Sud

Autonomie renforcée

Sur le papier, l’autonomie est renforcée mais, évidemment, cela dépendra de votre utilisation. Personnellement, j’ai clairement ressenti une augmentation de l’autonomie lors de mes sorties mais je trouve que cela reste un des points faibles de cette lampe.

MyPetzl Light

Comme presque toute la gamme Petzl, la lampe est « intelligente » et se connecte en Bluetooth via Smartphone à l’application qui lui est dédiée. Choisir son profil (Alpinisme, Trail Bivouac, …), concevoir son profil ou régler en direct les paramètres de la lampe, l’application est intéressante à défaut d’être vraiment utile.

Laponie du Sud

Sur le Terrain

Confort

Sur le terrain, on ne change pas une équipe qui gagne. Au niveau de la tenue sur la tête, la Petzl Nao+ ne change pas des précédentes. On retrouve la même stabilité et le même confort qui a fait a renommée de la série Nao.

Puissance

Pour moi, la principale plus-value de cette nouvelle Nao est la puissance. Doublée par rapport à la première Nao, elle apporte un confort accru en course. Je porte des lunettes mais ne les porte jamais en course. Dès lors, ma vision est dégradée et encore plus de nuit. La puissance lumineuse est donc un paramètre important pour moi. Avec cette nouvelle Nao, je gagne un confort de vision indéniablement.

Red Signal

En Belgique, même si les bois sont plus nombreux qu’on ne le croit, s’entrainer dans ma région implique de devoir emprunter routes et chemins de campagne où être vu est aussi important (si pas plus) que de voir. Je trouve donc la présence de cette petite Led rouge sur la batterie tout à fait bienvenue à défaut d’être innovante.

microaventure hivernale

Autonomie

L’autonomie est toujours un gros point noir pour Petzl. Ledlenser est bien meilleure sur ce point. Pourtant, cette Petzl Nao+ s’améliore très clairement pour fournir une autonomie qui dépasse les 5 heures en mode Reactive Lightning et avec le profil « Trail running ». C’est honnête mais insuffisant pour le public de traileur voire ultratraileur à laquelle elle s’adresse. Il vous faudra donc composer votre propre mode pour bénéficer d’une autonomie optimisée.

MyPetzl Light

Alors là, il faudra me dire à quoi cela peut bien servir sur le terrain. Dire que l’appli est intéressante pour programmer les profils de sa lampe efficacement, j’en suis convaincu mais de là à nous vanter les mérites de l’appli en pleine nature, il y a un pas que je ne franchirai pas.

On connait tous l’autonomie des Smartphones actuels, jamais, je ne commencerais à jouer avec Bluetooth et application pour régler ma lampe en pleine montagne, en bivouac ou en course. Cela serait trop risqué de décharger et la lampe et le téléphone inutilement.

Par contre, l’appli permet de coder du morse pour le faire « lire » par la suite à la lampe. Cette option a le mérite d’être présente et j’espère qu’aucun d’entre vous n’aura à devoir la tester en condition réelle.

Ardenne mystérieuse

Reactive Lightning

Essence de la gamme Petzl, le Reactive Lightning est toujours aussi impressionnant. En permettant l’adaptation de la luminosité suivant que l’on regarde sa montre ou au loin lui permet de conserver un confort permanent en pleine nuit sans être ébloui. Cela lui confère aussi une polyvalence inégalée dans toutes les situations et sports outdoor.

Par contre, le Reactive Lightning a toujours des problèmes lorsqu’il croise des surfaces réfléchissantes sur les vêtements ou lorsqu’il fait brumeux. Je pensais que Petzl avait résolu le problème mais force est de constater que même si cela est moins marqué que sur la première du nom, le problème reste présent. C’est un peu embêtant quand on court un trail nocturne où tous les participants sont couverts de la tête au pied de vêtements réfléchissants.

TRAKKS

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Laponie du Sud : Empreinte Boréale https://www.sentiersduphoenix.be/laponie-du-sud-suede/ https://www.sentiersduphoenix.be/laponie-du-sud-suede/#comments Thu, 16 Mar 2017 13:30:17 +0000 https://www.sentiersduphoenix.be/?p=7000 Voyager en Laponie du Sud, c’est retrouver son instinct d’aventurier, évoluer dans une nature sauvage à perte de vue et contempler les couleurs magiques du Grand Nord. S’aventurer là haut, c’est contempler le miroir de son âme et prendre rendez-vous avec les lueurs célestes. Cette escapade glacée fut bien évidemment trop courte mais elle a […]

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Voyager en Laponie du Sud, c’est retrouver son instinct d’aventurier, évoluer dans une nature sauvage à perte de vue et contempler les couleurs magiques du Grand Nord. S’aventurer là haut, c’est contempler le miroir de son âme et prendre rendez-vous avec les lueurs célestes. Cette escapade glacée fut bien évidemment trop courte mais elle a laissé dans mon âme une empreinte, une empreinte boréale.


Quand on s’est reclus dans un bois, il n’y a que le soleil dont on supporte l’intrusion.

– Sylvain Tesson

La Laponie du Sud

Rien ne me prédestinait un jour à découvrir cette région de Suède perdue au milieu de nulle part ! Loin de la Laponie « touristique » du Nord, la Laponie du Sud ou South Lapland et la Höga Kusten toute proche constituent un no man’s land où l’emprise touristique est encore totalement absente. Finalement, le voyage comporte toujours son lot de surprises, la Laponie du Sud en fait partie.

Laponie du Sud

Parti rendre visite à la meilleure amie de ma compagne émigrée là haut depuis deux ans, je ne m’attentais pas à découvrir une nature aussi belle, aussi pure et aussi sauvage. Dans ce triangle formé par les villes de Umeå, Örnsköldsvik et Åsele, j’ai pu découvrir un peu de cette Suède du Nord qui possèdent deux des 29 parcs nationaux de Suède : le Skuleskogen National Park, inscrit avec la Höga Kusten au patrimoine mondiale de l’Unesco, et le Björnlandet National Park.

Suivez moi, je vous emmène à leur découverte. Embrassons ensemble la grandeur des paysages glacés.

Laponie du Sud


La Frontière sauvage

Paysages sauvages

Quittant la route côtière en provenance d’Umeå, porte d’entrée de la Laponie suédoise, je m’enfonce dans cette contrée boréale inconnue et inattendue. Blancheur, pureté et intensité, le paysage impose sa grandeur au premier regard. Intimidé par ce premier tête à tête, je prends conscience de la sauvagerie totale qui en imprègne chaque recoin.

Les nuages caressent la neige et forment un tableau monochrome duquel surgissent les noires carcasses des pins, armée des morts sylvestres.

Laponie du Sud

La route sillonne, froide et glacée au milieu du manteau blanc. Devant mes yeux défilent les écrits taillés à la hache et baignés de vodka de Jack London et Sylvain Tesson. J’y discerne également la simplicité de l’horizon dans une tempête de neige. Dans cette contrée polaire, l’esprit de la nature possède la force suffisante pour imposer à l’homme l’humilité nécessaire. La Laponie n’impose pas de manière. Il n’y a que le brutalité minimaliste des éléments.

J’entraperçois la folie pionnière des frontières du monde civilisé où les possibles n’ont de barrière que les engelures et les bêtes sauvages.

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Animaux sauvages

Dans cette immensité blanche, le calme et le silence sont les maîtres mots. La Laponie offre une harmonie mutique aux auditeurs extatiques. Et dans ce monde immaculé, les bêtes sauvages sont invisibles mais omniprésentes. La neige est la seule à trahir la présence de ses habitants.

Des dires des locaux, j’ai eu énormément de chances dans mes observations. En effet, il ne s’est pas passé un jour sans que je puisse observer rennes et élans. Emblème de la Laponie, les rennes sont sans doute les plus nombreux. Souvent domestiqués dans le grand nord pour l’élevage et le bât, les rennes de la Laponie Sud sont essentiellement sauvages. Quant aux élans et leur silhouette imposante, ils sont plus farouches et paradoxalement plus difficilement observables.

Contempler un animal sauvage, c’est toucher à l’irrémédiable insouciance de l’existence et à la fragile fondation de notre être.

L’observation de ces animaux restera parmi mes plus beaux souvenirs de ce séjour. Croiser leur regard, c’est croiser celui de la liberté absolue. Pourtant, il ne faut pas être un pro de l’affût pour les observer. Si j’ai un conseil à vous donner, bouger, bouger et bouger encore. Vous ne ferez que multiplier les chances d’en observer. Le Parc national du Björnlandet est particulièrement giboyeux et abrite de nombreuses espèces animales comme le renne et l’élan mais aussi l’ours (d’où le nom) et le lynx.

CONSEIL :
Repérez les sapins « barbus » et riche en lichens, ils sont les points de rendez-vous des herbivores !
Avancez d’une cinquantaine de mètres et veillez au sens du vent.
Il ne reste plus qu’à attendre et ouvrir les yeux…

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Laponie du Sud


L’esprit des trappeurs

Dans cette région à la frontière sud de la majestueuse Laponie, la nature s’expose dans sa forme la plus brute. La lumière polaire instaure le théâtre grandiose de nos aventures. Projeté par le froid glacial dans le maelström des explorations passées, nos pas construisent l’écho des légendes dans le silence des paysages enneigés.

L’horizon boréal marque votre âme au fer rouge et nourrit le feu de camp du récit de vos aventures.

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Des parcs et des cabanes

Comme partout ailleurs en Scandinavie, le droit d’accès à la nature permet de jouir librement des espaces naturels pour randonner, bivouaquer, pêcher, … Comme vous le savez, j’accorde énormément d’importance à ce concept de libre accès à la nature. Je vous en avais d’ailleurs parlé dans mon article sur les Lofoten et ma microaventure en forêt de Saint-Hubert. Pour moi, ce droit de nature devrait être la norme dans tous les pays pour peu qu’une éducation au respect de la Nature soit également présente.

En cette fin d’hiver, les parcs nationaux accentuent encore davantage la pure nature laponne. Véritables parenthèses isolées de toute présence humaine, le Skuleskogen et le Björnlandet National Park proposent un système de cabanes ouvertes permettant d’assouvir son rêve de trappeur. Profiter de la chaleur et du confort spartiate d’une cabane après une longue marche en pleine nature est un plaisir simple qui relève de la puissance royale du « Rien ». Ne rien posséder conduit aujourd’hui à la plus grande richesse : la liberté.

Entrer dans une cabane, c’est entrer dans une autre temporalité : celui des flocons qui tombent et du feu qui crépite

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L’esprit des cabanes

Une fois franchi le seuil de la porte, l’odeur du feu refroidi, celui de la cire des bougies et des vieux papiers des livres d’aventure invitent directement le randonneur à s’installer . J’allume le poêle et m’attable pour casser la croute. À l’extérieur, la neige étouffe tous les sons. Dans la cabane, c’est la vie : le crépitement du feu, le craquement du bois, le bruit de mes pas… On se sent directement chez soi.

Certes, Mon repas est frugal, le poêle éteint et la température glaciale pourtant j’ai envie de rester ici pour le restant de mes jours.

J’ai envie de goûter à la langueur des cabanes. J’ai envie de passer des heures à regarder défiler la lente mutation de la forêt. J’ai envie d’en noter chaque détail, chaque nuance de couleurs, chaque atmosphère de la nature au gré des saisons. J’ai envie de me casser le dos à fendre du bois. J’ai envie lire à la lueur des bougies ces écrivains-voyageurs pour me dire qu’on ne voyage jamais mieux qu’en soi-même. Un jour, moi aussi, je ferai ma grande retraite en cabane, celle des Thoreau, Abbey, Tolstoï et Tesson.

Laponie du Sud Laponie du Sud

Laponie du Sud


Miroir de l’âme

Ce voyage est mon second en Scandinavie du Nord et le second où la confrontation avec la nature sauvage est aussi fort et puissant ; impossible d’être insensible. C’est assez rare mais j’ai vraiment du mal à trouver les mots pour vous retranscrire la force que ces paysages, en apparence monotone, peuvent exercer sur moi.

Une force métaphysique doit être à l’œuvre à moins que les paysages ne jouent leur rôle de miroir de l’âme ? Qu’importe la cause, les décrire me procurent autant de frissons que lors de leur première contemplation. L’expérience ressentie là-haut, cette connexion totale avec la nature, se rapproche de l’ataraxie absolue.

Voyager en Scandinavie, c’est danser avec les légendes et devenir le Shaman de ses aventures…

Laponie du Sud

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En Laponie, les grands espaces changent l’échelle humaine. La nature reprend son rôle central et l’on fait face à ses propres peurs et aspirations. Arpenter cette région polaire, c’est se jeter dans l’abysse essentielle de son Être. En évoluant dans ces paysages sauvages, silencieux et majestueux, votre âme résonne dans l’écho du temps. Vous êtes en tête à tête avec vous même, votre esprit se vide et vous touchez à ce qui ressemble très fortement à la liberté absolue.

Il existe un feu souterrain qui couve dans la nature et jamais ne s’éteint, et dont aucun froid ne peut venir à bout […]. Ce feu souterrain a son autel dans chaque poitrine humaine. En effet, par le jour le plus froid et sur la colline la plus exposée, le marcheur nourrit dans les plis de sa veste un feu encore plus chaud que celui que l’on allume dans chaque foyer.

– Thoreau

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Les couleurs d’Aquilon

Lumières d’albâtre

Dans ce paysage nordique, le blanc prédomine pour mieux faire apparaître les nuances harmonieuses des couleurs boréales. L’été, le Midnattsol ou soleil de minuit offre des teintes dorées absolument fabuleuses mais l’hiver n’a rien à envier à la belle saison. Du matin au soir, pour peu que le ciel soit dégagé, les paysages se parent d’un panel de couleurs pastels extraordinaires.

Hiver polaire, palimpseste enluminé sur une feuille vierge…

Chaque heure du jour devient le prétexte à un nouveau spectacle où les couleurs bleu, or, vermeille et l’ensemble de leurs nuances apparaissent dans un balais continu. La neige devient la toile de la peinture cosmique. Je suis très sensible aux couleurs. Je pourrais rester des heures à contempler un paysage pour simplement capter l’ensemble des nuances qui se succèdent sur l’horizon. Voyager en Laponie, c’est ouvrir le nuancier d’un peintre, rentrer dans son atelier et découvrir toutes les expérimentations de son imagination.

Laponie du Sud Laponie du Sud Laponie du Sud

Laponie du Sud

Aurora Borealis

Le soleil se couche dans un crépuscule flamboyant. La neige amplifie la luminosité et il faut attendre longtemps après le coucher du soleil pour enfin apercevoir les étoiles. Sur les quatre nuits passées en Suède, la moitié fut totalement claire. Malgré le quartier de lune présent, le cosmos s’animait sous mes yeux.

Le dernier soir, comme le précédent, j’ai prévu de sortir prendre des photos du ciel étoilé, vierge de toute pollution lumineuse. J’avoue que j’aspire secrètement à observer des aurores boréales. Je sais que les chances sont minces car je me situe beaucoup beaucoup plus au sud que la zone privilégiée pour leur apparition. Pourtant, aussi fou que cela puisse paraître, les applications de prévisions d’aurores s’affolent. L’activité des vents solaires augmentent tout d’un coup et les possibilités d’en observer au dessus de l’horizon sont décuplées.

Laponie du Sud

Je m’installe sur le lac gelé et pause mon appareil photo sur son pied. Comme la veille, la pose longue permet de déceler une fine ligne verte à l’horizon, invisible à l’oeil nu. Je sais qu’au Nord, un spectacle grandiose est en train de se dérouler. Mon attente n’est pourtant pas vaine. Après une vingtaine de minutes à attendre dans cette atmosphère glacée, l’horizon verdit. J’observe enfin cette ligne verte que l’appareil capte depuis hier.

Progressivement, cette rumeur vaporeuse apparaît de plus en plus distinctement. Dansant et tournoyant à l’horizon, les rideaux du plus beau spectacle sont désormais ouverts. C’est incroyablement beau. Je n’ai pas de mots pour exprimer le tournoiement des sentiments qui m’assaillent. Je tombe à genoux dans la neige comme les idolâtres des temps oubliés. Je remercie le ciel.

Magie. Silence. Contemplation !

Laponie du Sud Laponie du Sud

Laponie du Sud


Conclusion : Empreintes boréales

Ces quelques jours dans cette région de Suède n’étaient pas du tout préparés. Je m’y suis rendu avec la naïveté du découvreur. Comme vous avez pu le remarquer à travers ce récit de voyage, je suis complètement tombé sous le charme de cette région, de ces habitants et de cette absence complète de structure touristique.

Ces quelques jours furent une coupure spatiale et temporelle totale. Les possibilités d’activités outdoor en hiver ne m’ont laissé apercevoir que l’infime partie des possibles estivaux. D’ailleurs, je ne vous cache pas que les idées et les prétextes pour y retourner ne font que s’accumuler depuis mon retour.

Ce type de voyage me permet de crier haut et fort qu’il n’y a pas besoin d’aller loin (4 heures d’avion) et longtemps (4jours) pour vivre une expérience inoubliable. Ces paysages m’ont tellement fasciné que moi, le traileur invétéré, n’ai même pas pensé à chausser mes baskets. J’étais trop concentré pour ne pas perdre une miette du spectacle permanent qui s’offrait à moi.

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Vidéo

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